MANIÈRE DE TRADUIRE LES DIFFE- RENTS TEMPS DU VERBE FRANÇAIS
THÈME 103e.
(Présent et imparfait de Vindicatif^
J'aime mon père. Le roi aimait son ministre. J'appelle mon frère. L'étranger qui entrait dans cette ville ne payait rien. Ils levaient les mains et les yeux vers le ciel. J'abrège mon discours. Le roi protégeait les puissants et opprimait les faibles. J'aime la vertu. Je déteste le vice.
Explications grammaticales du Thème 103e.
A. Le présent de l'indicatif peut se rendre 1° par l'aoriste indicatif; 2° par le nom d'agent précédé d'un pronom personnel isolé ou d'une particule gouvernant l'accusatif; 3° par le prétérit précédé des
particules ^t j/, Ijt lorsque, Ju dès que,^ quicon-
^«^, vi>iA=>- et LèjU^» partout oU^ etc.
B. L'imparfait se rend à l'aide de Taoriste précédé
du prétérit du verbe 'l/. Ex.: etyLàJt w*..^. ^U il aimait les poètes.
THÈHE 104e.
[Passé indéfini^ passé défini ^ passé antérieur^
J'ai frappé l'enfant. Lorsqu'il vit le prince il s'inclina. Lorsqu'il eut tué le lion, il alluma un grand feu. Nous passâmes la nuit dans la grotte. Ils ont crucifié le dieu de gloire. Dès qu'il eut terminé, il sortit.
Explications grammaticales du Thème 104«.
A. Les passés indéfini, défini et antérieur se rendent par le prétérit.
B. Ils se rendent aussi par le conditionnel précédé
de la particule J. Ex. : waa)^ Il // n'a peu écrit.
THÈME 105e.
(Plus-que-parfait. )
Er-Rachid était sorti pour combattre Rafîa. Ils m'avaient oublié et ils étaient partis. J'avais mangé le pain que l'enfant m'avait apporté. Nous avions arrosé les fleurs du jardin. Si ton Seigneur l'avait voulu, il aurait fait de tous les hommes un seul peuple. Ce songe m'avait effrayé.
Explications ^ammaticales du Thème 105«.
A. On rend le plus-que-parfait par le prétérit précédé de '1/. Ex.: Ce ^nge m'avait effrayé. Ij^Jjf
B. Les particules conditionnelles^ si y ^ J si^
S^) UjJ, jjî sinon, donnent au prétérit du verbe arabe le sens du plus-que-parfait. Ex.: Si ton Seigneur V avait voulu lâuj $Là ^.
THÈME 106e.
{Futur:)
Dieu punira les méchants et récompenserais bons. Je partirai demain. J'annoncerai la nouvelle de votre arrivée. Vous combattrez les ennemis de la patrie.
Le domestique attachera le cheval. Vous interrogerez votre frère et il vous dira la vérité. Nous compterons notre argent et nous le mettrons dans la bourse de notre mère.
Explications grammaticales du Thème 106e.
Le futur peut s'exprimer par i° Faoriste. Ex.: Je
partirai demain IcXi v«^v3Ï; 2° par le prétérit précédé des particules indiquant une époque future (v. Thème 103e). Ex.: Quand s cucomplira la promisse de la vie
future »y>'b>T J^^ tL>- lîl ; 3® par le nom d'agent précédé d'un pronom personnel. Ex.: Je revêtirai Zeîd a un brillant habit iy^^ by ÎJcj; \ji^ liL
THÈME 107e.
[Futur antérieur.)
J'aurai fini mon travail, quand il rentrera. Le loup aura mangé l'agneau quand nous arriverons. Tu auras dîné quand je partirai. Elles auront achevé la couture lorsque leur oncle arrivera. J'aurai franchi le fleuve quand vous entrerez dansja barque.
Explications grammaticales du Thème 107e.
Le futur antérieur s'exprime par le prétérit du verbe précédé de Taoriste de J^L?. Ex. : Zeïd aura
soupe quand Mohammed dînera Ou- ^Ùj^Ci JkS im%^.
Ju^^^ (^Ootxj Ul (voyez les observations du Thème 48e au sujet de l'emploi de l'impératif).
THÈME 108e.
(Conditionnel présent^ futur ou passé,)
J'aimerais le repos s'il procurait le bien-être. J'aurais aimé ce cheval si je l'avais acheté. Je chanterais si je n'étais pas enrhumé. Le boulanger achèterait un cheval s'il avait beaucoup d'argent Si je l'avais pu, je l'aurais fait. Je boirais si j'avais soif. Si vous étiez partis de bonne heure, vous seriez arrivés plus tôt.
Explications grammaticales du Thème lo8e.
A. Pour indiquer notre conditionnel on se sert de
la particule ^ si que l'on place au commencement de la phrase.
B. Le conditionnel présent ou futur se rend par le prétérit de ^1/ suivi de l'aoriste du verbe. Ex. : Si
j avais soif, je boirais yyil vi>âjCJ UUijc v.>j5^ y.
C. Le conditionnel passé se rend par le prétérit de ^1/ suivi du prétérit du verbe. Ex. : Si vous étiez venus un instant avant y vous auriez trouvé mon frère à la maison ^«j^XS ^cU^i v^^Syt \oS J^ j»aÂ> ^ y
Remarque. La particule affirmative J r^r/^j- précède souvent le verbe de la seconde proposition comme ou Ta vu dans ces deux derniers exemples.
THÈME 109e.
{Subjonctif,) {Présent, futur y imparfait y parfait y
plus-que-parfait^
Protégez-moi afin qu'il ne me frappe pas. Il faut que j'étudie ma leçon. Restez ici jusqu'à ce que je revienne. Le conquérant voulait que les cadavres des ennemis ne fussent pas enterrés. Jouez jusqu'à ce que je sois revenu. Il fallait qu'ils s'en allassent lun après l'autre. Il ne fallait pas que vous vous battiez. Je craignais que le domestique ne cassât la bouteille. Je craignais que l'assassin n'eût pas été arrêté. Je ne crois pas qu'il vienne. Je doutais que votre père partît.
Explications grammaticales du Thème 109e.
A. Le présent, le futur et l'imparfait du subjonctif se rendent par l'aoriste du verbe précédé d'une
des particules qui gouvernent le verbe arabe au subjonctif. Ex.: // faut que tu sortes Ip^' qÎ Ju "i.Il fal-
lait qttils s en allassent |^aWu ^ *Jb qIj.
B. Le parfait du subjonctif se rend par le prétérit du verbe. Ex. : Cest P homme le plus généreux que
jaievu}^:;^}^ ^^ ^\ ^^XP.
C. Le plus-que-parfait du subjonctif s'exprime par le prétérit du verbe. Ex. : fe doutais que mon frère
eut fini son travail Ak^ ^ ^^\ ^ ^éJ^^ c;U5 .
THÈME lioe.
(Infinitif et participes.) Gravir fatigue. Déserter est un crime. 11 faut aimer sa patrie. Il dit avoir aimé sa patrie. Après avoir parlé il se leva pour sortir. Le loup ne pense qu'à déchirer sa victime et à boire le sang chaud sortant de la plaie. Il me vint trouver dans un temps où je ne pouvais encore me consoler d'avoir perdu mon frère. L'orateur, reprenant son discours, nous dit: Dieu seul est grand. Un coupable demandant pardon est digne de pitié. Des jeunes gens jouant dans une prairie. Des enfants embrassant leur mère. En parlant à un vieillard soyez respectueux. Il perdit un fils aimé. J'ai vu des femmes blessées portées sur des civières. Ayant ainsi parlé, il s'assit. Ibn Bathoutha étant à Alexandrie vit un jour le cadi de la ville passer dans la rue.
Explications grammaticales du Thème lioe.
A. Les verbes arabes n'ayant pas d'infinitif, le présent et le passé de notre infiniiif peuvent se rendre de différentes manières:
1° Par les noms d'action. Ex.: Combattre dans celui-ci (un des mois sacrés) est un grand {péché) mais détourner {tf autres hommes) de la voie de Dieu et ne pets croire en Lui^ (est) encore un plus grand
(péché) ^ \ iu JS^ iJLil Jn-^m*! ^ cXaoj ^ 2UÔ JUï. 2** Par l'aoriste indicatif. Ex. : // se mit à pleurer
3® Par l'aoriste subjonctif. Ex.: // veut me tuer
B. Le parUcipe présent se traduit par le nom d'agent et le participe passé par le nom de patient. Ex.: Un esclave versant de teau dans la coupe dur
roi ,i)JUJi -uXi ^ sLo v^Lo Jlxc. Ex.: Une femme
blessée '»js>^^S\a »Loï.
Le participe présent précédé de en se rend:
1° Tantôt par le prétérit. Ex.: En enseignant on
s^ instruit \ tournez: Celui qui enseigne s instruit ^^
2° Tantôt par 1 aoriste. Ex.: // m^ embrassa en
riant \ tourner: ...<?/ lui riait «ék.^U23j ^^ (V^-
C. Le participe passé actif s'exprime ordinairement par le prétérit. Ex.: Mohammed ayant frappé son
frère s enfuit w^ «13-i yX^^^ v-yto ^i Juu.