liugy conduire, commander, on platdt guider
Lorsque, dans les négociations du traité de Nankin, en 1843, on s'occupa de la question des Consuls y la première condition fut de trouver un mot qui exprimflt bien la chose. On créa donc le terme Ung-ché-kouann^ — fonc-
Chap. X.
TEXTE CHINOIS
tao
ts'ïng /
ping 43
tch'a
na
meunn ^ na
8ié
tsel
tsieou
léao
tch'al .
;enn
ché 36
kouanii>^
tsong
86. Ici; le Yerbe ché^ être, doit être mis à l'imparfait et non au présent, parce que, dans le deuxième membre de phrase, il y a le caractère léao^ qui est la marque du passé. Ce qui prouve une fois de plus qu'avant de commencer à traduire une phrase chinoise, il faut, pour en saisir l'idée dominante, se rendre bien compte de tous les détails qui forment l'ensemble.
87. Chou-ytin-kouann, fonctionnaire {de) sceau (de) prétoire.
Le caractère chou, prétoire, — appartient avant tout à la langue écrite ; on ne s'en sert, dans la langue parlée, que lorsqu'il est joint, comme ici, en qualité d'attribut, à d'autres caractères.
Le caractère 11111 qu'on a déjà vu plus haut, signifie racA^^; mais, précédé du caractère cAou, il .acquiert le sens de tceaudc prétoire^ bien
que* dans le style oâiciel, on désigne encore le sceau par une autre expression.
Le terme chou-inn, précédant le caractère kouann^ fonctionnaire, indique que le fonctionnaire dont il s'agit, n'est qu'un intérimaire, quelquefois un adjoint^ c'est-à-dire qu'il n'a pas de sceau qui lui soit personnel, mais qu'il se sert du sceau attaché au poste dont il est chargé tout seul ou en double. 11 y a beaucoup de ces magistrats, préfets, intendants, etc., etc. en expectative. On leur donne d'abord le bouton d'un grade, ce qui les fait magistrats, sous-préfets ou préfets suppléants, ou honoraires ^ — ensuite le grade; puis on les charge d'une gérance ou d'une mission, et ce n'est qu'au bout de plusieura années qu'ils arrivent parfois à obtenir un poste répondant à leur ;rade.
TRADUCTIONS
Chap. X.
Traduction française.
son âge, elle avait chez elle un grand train et du luxe, s^est mis à bien peser le pour et le contre (et) a fini par trouver le moyen de l'épouser.
Quelques mois étant passés, il s'est formé, à peu de distance de leur habitation, un repaire de voleurs, comme ce mahométan
Traduction littérale*
année — inscription — grand,
— famille — lieu {dedans) — arrangement — élégance — dépenser — le brillant, — aussitôt — peser — mesurer — un — p. n, g, — sept — huit
— part, — penser — moyen
— produit [c. s,) — épouser
— m. p. d, — lui.
I. Passer — m. p. d. — pas — beaucoup — quelques — le (m. p.) — lune, — distance
— lui — m.p, — celui-là — lieu — pas — loin, — devenir {se former) — m. p, d, — un — p. n. g. — voleur — nid, — parce que — le fait est que — celui-ci — le (c. p.) — retourner {mahométan) — produit (c. s.) —
On remarquera, en relisant toute cette phrase, combien la syntaxe chinoise diffère de la nôtre. Bien souvent le nominatif, c'est-à-dire le sujet, est tout à fait relégué à la fin de la
phrase. Ici, par exemple, les sujets : ki'ko-yué^ plusieurs mois, et y'k<htseî'vâ, un repaire, n'arrivent, le premier qu'après quatre caractères et le deuxième après neur.
Chap. X.
TEXTE CHINOIS
vo, 5 /
inn oucî
ko
houcT
tseu
pou
youénn -^ tch'eng
léao
tsel 35 I
fi
ko 32
yué /
li 33
meunn
na 33
léao t'a <
Là
kouo
léao pou
to
ki
ts'i 3o
pa 3o
^3o feunn .^
sîang 3i
fa 3i
tseu
ch'ôo 28
tS'JU
houa >
tsiéou
kou 29
nîenn
ki
léang
ko
ta ^
kia
ts'i 27 tcheng
87. Ts'i'tchengt trrangement et ornement, poar dire : Vélégance, le train de maison.
Substantif composé de deor synonymes.
88. C/uxhhoua, prodigalité et splendeur, ponr luxe» Substantif composé de deux synonymes.
89. Kou'léangy réfléchir, considérer. Verbe composé de deux synonymes.
80. Y'ko-t$'i'pa-/eunn^ — tocution qui répond à notre expression : tant et tant qu'à la fin.
81. Siang'fa-tseUy penser à un moyen, aviser aux moyens; et aussi : trouver le moyen.
Quand, au bout d'une discussion, le Chinois se
sert de cette locution siang-fa-tseu^ c'est qu'il aura pris le parti de se rendre i ce qu'on lui demande.
88. Ki'kOy plusieurs; ko étant ici le complément du pronom ki,
88. L/, distance, — ne signifie ici que de, qui marque le point de départ. Li-Va-meunnna-li-pou-youèn^ — de leur lieu pas loin, — pa» loin de leur chxz kux.
84. TcKengy devenir, et aussi : venir au four, se créer ^ se former, s'élever y prendre naissance,
86. Tsel-6y nid (de) voleurs, repaire, tanière. Le deuxième caractère se prononce souvent va.
TRADUCTIONS
Chap. X.
Traduction française.
garçon, (qui) monterait au ciel (pour) suppléer (Venfant qui en a été exclu) par la faute {commise) anciennement ; (et) voulant, en outre [en deuxième //ew), continuer la descendance, pour ne pas interrompre la lignée.
Personne ne se doutait de son intention, mais soudain, un turc, bien avisé, [sagace) et au long flair, voyant que, malgré
p. n. g. — garçon — produit (c, s.) — monter (s*élever) — ciel, — raccommoder {réparer) — de — avant — de (m. adj,) — faute {crime)\
— deux — venir, — encore
— vouloir — continuer — se succéder — lui — de (m. adj.)
— après — ^ génération, — pas — vouloir — couper — lignée.
Gens [on) — tous — penser — pas — arriver — lui — de (m.
adj^ — intention — pensée,
— aussitôt — être — sagacité
— prudence — haut — nez
— produit (c. s,) — de (m.
adj,) — un — p.n, g. — retourner — produit (c. 5.), — regarder — elle — bien que
— m.adv, —
08. Jenn-toUy gens et toos, toas les gens, c'est-à-dire on. Mais, comme il y a ensuite une négation, cette locution a le sens de personne. Encore un exemple démontrant que ^ou, marque du pluriel, se met toujours après le substantif.
24. Siang'taot penser et arriver, pour prévoir ^ deviner, saisir par l'esprit. Verbe cornposé d'un verbe principal et d'un auxiliaire. Donc : je ne prévois pas, siang-pou-tao. Je n'ai pat prévu, mé-xéou-siang'-tao. De là : tiang-pou-tao-ti, ce qu'on ne prévoit pas, ce qu'on ne saurait prévoir, et aussi : à l'improviite^ d'une manière imprévue.
86. Jouet'tchét juger profondément et être prudent, pour : avoir le jugement $ûr, être bien fin, bien avisé. Le plus grand compli-
ment qu'on puisse adresser à un homme en Chine.
26. KaO'pi't9etL4iy ayant le nez haut, ~~ c'est-à-dire : ayant un flair à longue portée, qui pressent les choses de très-loin ; — répond fort souvent à notre expression de rusé.
D'après les Chinois, la plus grande partie de notre cervelle {de notre intelligence) a son siège à la naissance du ntz, entre les yeux. De là, plus la naissance du nez est élevée, plus on est réputé bon observateur. Cest de cette idée également que provient, en grande partie, le mépris insurmontable que tout Chinois a pour les nègres. Etre pris pour un nègre ou comparé à un nègre, «erait une insulte qu'un Chinois ne pardonnerait jamais.
Chap. X.
ko
houel
tscu /
k'ann
soueT
lann
kao 26
tseu 2b
tao 24
ti
sseu y
tl
tsiéou
ché
yao
le.
tsiué
hou o
jenn i3
toil siang 24
pou
ki 20
héou 2 I
taï y
pou
ts'ienn
tsoueï y
eurr laï /
yéou
yao
ko
eurr 1
tseu
cheng 18
t'ienn y
pou 19 is'ong^
18. Cheng^ monter, mais plutôt dans le sens de t' élever. Verbe formant antithèse avec le caractère kiangy descendre, t'abaUter^q^*on Tient de voir tout i Theure.
Cheng-kouanUy monter-fonctionnaire, — signifie : monter en grade; terme dont on se sert constamment, dans la société officielle, en le redoublant : cheng-kouann, cheng-kouann, je vont sooliaite de l'avancement.
19. Pou signifie d'abord réparer tt^ comme tel, s'adjoint fréquemment au caractère tt^oir, que l'on a remarqué précédemment dans la locution tiéou-hao, raccommoder. On dit siéoapou ou êiéou-hao indifféremment, bien que ce dernier terme indique plutôt l'achèvement de la réparation. Mais, fort souvent aussi, ce caractère pou Tent dirs : suppl^br à ce qu'on a fait
manquer ^ par conséquent dédommager^ parfaire. Avec ce sens, on t'en sert beaucoup dans le stvie des prétoires. Parfois aussi il a le sens de rédemption,
20. Ki'tiu^ taire quelque chose nans inlet • ruption, continuer. Verbe formé de deux syno nymes.
SI. Héou'taî, génération (ii) 'après, c'cst-à dire : poitérité.
AS. HoUf porte, — a souvent le sens dc/èir, foyert pour indiquer le nombrede familles dsns un hameau ou village. Id, ce caractère signifie : la lignée de la femme, ses detcendantt^ qui pourraient venir prier sur sa tombe, mais il n'implique nullement l'idée d'illustrer la la* i mille '
TRADUCTIONS
Chap. X.
Traduction française.
sait.
Peu d'années {après] j le garçon mourut effectivement. La nuit du jour suivant, sa mère^ couchée et rêvant, le voit descendre dans Tenfer. S'en trouvant très-affectée le lendemain^ elle forme la résolution de se remarier, pensant d'abord à avoir un autre
Traduction littérale.
lui.
Pas — beaucoup — quelques
— année, — bambin — produit (c. s.) —effet {fruit] — m. ady. — mourir — m. p. d.
Le — deux — jour — soir — sur, — lui — de (m. /?.) — mère — parent — dormir — sentir — faire — rêve, — voir
— garçon — produit (c. s.) — descendre — terre — prison.
Intelligent {demain) — ciel
— cœur — lieu {dans) — extrêmement — passer — pas — aller, — aussitôt — déterminer — cœur — changer — mariage, — un — venir, — penser — derechef — naître {donner naissance) — im —
remarier^ — c'est-à-dire : changer de clan^ en prenant un autre nom de famille, ting.
On se rappelle que, pour rendre l'idée de rewuaiage comme de mariage^ il faut prendre uo caractère spécial, quand elle concerne
l'homme, kia ne s'appliqoant qu'aux femmes.
17. Tsaî-cheng-^t nouveau et (foire) naitre, on plutôt re-procréer, c'est ovotr itii autre (enfant).
Chap. X.
it
kîa 16/
laT y
.vît
siang tsaï 17 chcng
is
kouo pou
k'iu y
tTng
sinn kaî iG|
yu
mlng t'ienn
henn
kiao 14 tso i5 meung > kienn