Tsié-y^ idée [d*) emprunt, pour %ens figuré
68. Téou-Xy premier Ide) tète pour le premier ou la première. Ti-y^ signifie le premier^ comme ti-eurr signifie le second et ti-sann, le troisième, etc., etc.; — mais féou-y indique mieux le commencement de l'énumération, et on s'en sert de préférence.
Voilà un membre de phrase où le caractère féou^ tète, est employé deux fois dans deux acceptions tout à fait distinctes. Ceux d'entre les « sinologues, » qui aiment à s'occuper des tons chinois, ne manqueront pas de dire à ce propos que la différence des deux sens, donnés ici au même caractère Véou, vient de la différence du ton dont il faut le prononcer. Or, il est assurément plus facile de comprendre, et sur-
tout de se RAPPELER, que c'est le sens qui modifie l'intonation, et non l'intonation, le sens. Comme Véou-y signifie un d'abord^ — et que le mot abord tient ici le rôle principal, il faut le prononcer fortement et en bien accentuer l'A aspiré. Il en résultera que y sera bref et ko plus bref encore. Téou prendra ainsi une grande importance. Tandis que, dans le substantif composé siang-t'éouj pensée, t'éou n'est qu'un complément, — l'accent est sur siang et t*éou est bref, son h aspiré se faisant à peine entendre.
Voilà donc la différence des deux manières de prononcer ce même caractère. Il est clair que, prononcé ainsi différemment, il ne peut pas avoir le même sens dans les deux cas, puisqu'il sert à deux usages distincts.
64. Mann-mann, lentement, — adverbe formé par la repétition du même mot. On peut cependant y ajouter le caractère tiy marque ordinaire des adverbes, et dire mann-mann^ti^ peu à peu, lentement. Expression opposée à celle de K'ouai-k'ouai ou K'ouai-k'ouai'ti, vite, promptement.