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Fou-kij bonheur et prospérité, pour bonheur

Le caractère Fou est peut-être celui qui, de tous les caractères de la langue chinoise réunis

Chap. IX.

TEXTE CHINOIS

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faire (des) nœudSy ^~ le caractère fit^tift^ est un substantif et indique le terment qui rend un contrat Talable. De li, le sens d'alliance^ puis l'acception de faire (des) alliancet ou traitit,

64. Kiang'p*lng'hOtà\tcxkXtT{la) paix (et f) harmonie. Kiang veut dire tout aussi bien raconter que discuter. Le substantif P^ng-ho^ composé de deux synonymes, signifie la paix^ dans le style officiel, comme dans le langage ûiroUier. Discuter la paix, c'est évidemment en discuter les termes.

66. Kann-k^ing^ regarder {à la) légère, mépriser y — verbe composé d'un verbe et d'un adverbe, opposé au verbe Kann-tchong^ regarder (avec) poids, c'est-à-dire, considérer, respecter, regarder quelqu'un comme ayant du poid$»

66. Kié^hOy expliquer, ^ verbe composé de deux caractères, dont le premières! employé comme adverbe. Toutefois ce verbe joue ici le rôle d'un substantif et signifie explication^ sens,

67. Ts'ong'ts'ienn^ terme dont le sens le plus général est ijadis^ anciennement^ aupa^ râpant. Le premier des deux caractères dont il se compose garde ici sa signification de point de départ,

68. Tsong'pouy généralement et pas, pour jamais. Le caractère tsong a aussi très-soavent le sens de : en résumé, en dé/initiwt.

69. Chiao^yenn^ effet (qui se) rérifie, ^ untdt un verbe, tantôt un substantif composé de deux synonymes : résultat ou résulter.

Chap. IX.

Traduction française.

ne recevant aucune atteinte ; une autre fois, je pense (que) le peuple chinois tout entier arrive pour m'acclamer empereur, [que comme tel) j'offre des sacrifices à l'Être suprême sur le sommet du 'Paï-chann (et qu*après en efre)descendu, je contracte des alliances avec des pays étrangers [et) discute {les termes de) la paix.

Il ne faut pas mépriser toutes ces pensées, toutes ont leur

Traduction littérale.

pas — avoir — subir — blessure (dommage)'^ — un — temps, — penser — noir [tous] — population — tout — venir — nommer — appeler en criant — je — faire — dix mille— année, — être placé à

— paix {abondance) — montagne — comment — dessus

— sacrifice — offrir en holocauste — supérieur — empereur, — descendre — venir — avec — dehors {étranger) — état {royaume) — nouer — alliance, — discuter

— paix — harmonie.

Pas — falloir — prendre (m.

ac) — celui-ci — m, p. — penser — tête [c. s.) — regarder — légèrement, — tous

— avoir — lui — de -

Le caractère t'ai signifie très-grand^ excellent ^eX.^ en même temps, paix^ quiétude. C'est dans cette acception que l'ont employé, pour se désigner eux-mêmes, les chefs de la grande rébellion de 1 853-1 864, connue sous le nom de Taî-p'îng. Ces deux caractères réunis promettaient au monde tpaix universelle, autrement dit : paix sociale. * L'histoire, en effet» ne présente pas un seul autre exemple d'une aussi pacifique effusion de sang!

60. Tsi-chienn^ offrir {des) sacrifices, — locution pour désigner la cérémonie des prières publiques que le souverain de la Chine, soit personnellement, soit par ses délégués spéciaux , offre ao Gel (Etre suprême)^ à la Terre ou à ses ancêtres.

61. Chang'tiy supérieur et souverain, pour Etre suprême. Il est très-possible, presque certain, que, jadis^ dans des temps fort reculés, cette locution avait pour but de désigner Dieu. Il n'en est pas moins vrai que, dans la secte de TaOy contemporaine au moins de Confucius, (55o ans avant Jésus-Christ)^ il y a plusieurs Chang-ti^ c'est-à-dire, plusieurs dieux suprêmes. Cela n'empêche pas, comme il est dit plus haut, que les ministres protestants américains ne se servent actuellement de ce terme pour indiquer notre Dieu unique.

Le caractère Chang prend ici le rôle accessoire d'un adjectif et signifie supérieur (à tous,)

— tandis que c'est le caractère ^1, souverain, qui tient le rôle principal.

Lorsqu'on a à désigner officiellement et par écrit le souverain de la Chine, on joint ce caractère ti au caractère Houang^ précédé du caractère ta, (grand, puissant), et on forme ainsi le titre le plus respectueux qu'on puisse donner à un monarque de la terre. Ta-Houang' Ti, grand et auguste souverain, puissant monarque, potentat exalté! Il est vrai que les Chinois appellent souvent aussi leur souverain, Tienn-tseu, « fils du Ciel ; > mais c'est une expression inadmissible pour les étrangers, car elle implique forcément l'idée de la suzeraineté universelle, dont le k'o-Véou (trois génuflexions et neuf prosternations) est l'attribut tout naturel.

62. Ouaî-pang, royaumes {de) dehors, royaumes étrangers, — expression trop recherchée, — pang^ état, empire, étant plutôt un mot de la langue écrite. Ordinairement, on dit ouaî'kouo pour nations étrangères et ouaikouo-jenn pour étrangers. Souvent, on omet le caractère kouo et on dit tout simplement ouaî' jenn, étrangers, en opposition avec neî-jenn, indigènes ; autrement dit : gens du dehors et gens du dedans.

68. Kié-meung, nouer {des) alliances. Terme officiel. Kié est un verbe et signifie nouer^

Chap. IX.

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