‹ Cours graduel et complet de chinois parlé et écritChapitre 152 sur 278 · Faut — être — campagne — bas — terre · texte numérisé non relu

Faut — être — campagne — bas — terre

aller. Il y en a plusieurs du même genre, comme par exempte na-k'iu^ prendre et aller, pour emporter. Mais on remarquera à quel point, dans cette phrase, les deux parties de ce teul Terbe sont loin l'une de l'autre, puisqu'on trouve en:re elles cinq caractères composant le régime direct et indirect.

18. Li-Véou, dedans {le deuxième carac-^ tère n'est ici qu'un complément), — est une postposition, et voilà pourquoi elle suit le caraaère haî, mer, au lieu de le précéder, oomme en français.

14. Pou-p'a-ti, ce qui n'est pas craint, ce qui n'est pas à craindre. Les deux caractères f^a-ti forment donc une sorte d'adjectif* Gomme si l'on disait : craind-XBLt, redout-

ABLB.

16. Tsâl, être placé, — a ici la signification dans le, c'est-à-dire, au (haut).

16. Chang, sur, dessus, monter, a ici le tensde haut, — substantif complété par le caractère mienn, face, surface, qui rentre, pa r- |bis, dans la catégorie des substantifs aux iliaires comme tseu, fils, féou, tète, eurr, garçon, /s/ân^, ouvrier» t^ai, capacité, etc .. etc. Mais ces substantifs perdent, pour ainsi dire , an moins en très-grande partie, leur sens propre, en devenant de simples comp léments de substantifs. Qu'on n'oublie pas non plus qa'alors ils n'ont jamais d'accent, étant toujours brefr, sinon muets.

17. Loo, veut dire nu, mais, ici, il est emplo3'é comme verbe. Il faut donc le traduire par : se mettre à nu, ou dénuder.

18. Tsiéou-too-léaOf — locution employée constamment pour finir une période. Et voilà qui est bien, — et voilà qui dit tout, — et voilà qui achève tout.

19. Kou-niang, tante et femmelette, pour jeune fille, — expression désignant toute femme qui n'est pas prise powT femme ou cou' cubine par un acte de mariage ou Rachat.

C'est niang qui a surtout ce sens-là, Arou, tante, n'étant ici que pour déterminer, àroreille, la signification du deuxième caract^.

20. Hao^ann, bon (à) regarder, — terme le plus usuel pour exprimer l'idée de quoi que cesoitdejo/f.

21. Fann-ché, n'importe quel — être, — est un terme répondant au nôtre : qui que ce soit, quel que soit.

22. Chiang'Chia, le bas [de la) campagne^ Vassise (de la) campagne, l'étendue (de la] campagne, pour la campagne. Le caractère chia n'est ici que le complément du caractère chiang, lequel est juste l'opposé de tch'eng, cité, ville. Lorsque ces deux caractères sont employés ensemble, c'est-à-dire, l'un après l'autre, ils n'ont pas besoin de compléments, car ils se déterminent réciproquement, comme Vienn-ti, ciel et terre, fou-mou, i>ère et mère, ou tch'ang'touann, long et court.

Chap. VII.

TEXTE CHINOIS

fann 21

ché

chiang kou 19

chia niang

léao ^

tché

Ml

hao 20

ii}

is'ienn ^

loo r 7 tsai

pann

chcnn

tscu / tsicou

ti 14

chanp

ho

k'ouann / choucî

li il-i

fcou

léao ^

pou 14

ta

choucî

tsiJoi; la II ouo I

chenn ^

kouo o

k'ii-; -^

^10, fùU

chouel A

8. Chenn^ profond, ts'ienn^ peu profond, — deux adjectifs de sens opposé.

9. KouO'k'iu, passer et aller, pour passer^ — verbe composé de deux verbes auxiliaires, mais dont le dernier seulement retient (Ci cette qualité.

10. Fou, nager, — vçrbc qui ressemble à saOf balayer, léou, couler, sfVou, réparer, — en ce que tous les quatre, pour être intelligibles à l'oreille, ont besoin d'un substantif exprimant la chose à laquelle ils se rapportent, — à moins que le commencement de la phrase, où ils jouent le rôle principal, ne détermine à l'avance leur sens. Voilà pourquoi, ici, on a ajouté au verbe fou, nager, le caractère chouety eau, pour en faire un complément.

11. Choueî-y-léou, mot-à-mot : Veau d'un couranty c'est-à-dire d'tin même flot. En chi-

nois, Veau est ici au nominatif et y-léou est un adverbe. Mais le mot français courant donnant par lui-môme l'idée d'eau, ces trois caractères choueUy-léou peuvent très-bien se traduire par notre seul mot : le courant^ — le caractère choueî, eau, devenant par sa position un génitif et restant sous-entendu. 11 n'en est pas moins nécessaire de se rappeler que de pareilles expressions, comme celle dey-léouy d'un Jlot, ou celle de y-tiéou, d'un pasy lorsqu'elles suivent un caractère pris substantivement, expriment très-souvent, le plus souvent même Vaction et ne doivent pas être considérées comme des sujets, c'est-àdire, des nominatifs.

12. La-k'iu, traîner et aller, pour entraîner. C'est évidemment un seul verbe, composé d'un verbe principal et d^ l'auxiliaire k'iu^

TRADUCTIONS

Chap. vil

Traduction française.

sera dit.

Traduction littérale.

être — achever.

Page 1