CHAPITRE III
1. 11 arrive souvent que, pour rendre perceptible à Koreille un mot $imple, il suffit de le répéter, comme ici chourchou^ onde, oncle, pour dire : oncle {paternel). Mais il faut que cela soit autorisé par l'usage. On se tromperait fort, si l'on croyait pouvoir, appliquer cette règle soi-même.
d. Superposition de génitifs. A^i, toi, tu, est le génitif de chou^ oncle; — et celui-ci, le génitif de pingy maladie. HaOy bon, est ici un verbe, cooune l'indique suffisamment le caractère léao qui le suit et qui est la marque du passé défini. Ainsi : — la maladie de votre oncle s'est-elle bonifiée? — est-elle devenue bonne?
8. Kou^ complément, ici, du verbe ouang^ mourir, ou plutôt poster (dans l'autre monde). Mais sa principale signification est : cause^ motif raison d'être. Comme complément du verbe ouang^ il a le sens de : ancien^ passé, délabré et surtout celui d'absent,
4. Bien que le caractère chiong signifie en lui-même ^^tf aîné^ Undis que celui de ti a le sens de : frère cadet, l'usage veut que, dans la langue parlée, la réunion de ces deux caractères, comme ils se présentent ici, signifie '.frère cadet. En revanche, pour dire les frères, il faut dire : ti-chiong-meunn, et non pas chiong-ti-meunn.
Chap. III.
TEXTE CHINOIS
fou
me
ni
jenn
po
mou
o yécu
chou
tsiang
sïng
CHAP
èf,
ouang
chou
sseu
pou
ti
kou
ho
pou
fou
tch'cou
leao
pïng
ping
ouang
jenn
chiopg
léao '^
hao
Dgann ®
hcou o
pou
ouo
, léao
fann
^Iiaop
68. Dans cette phrase, le caractère ti est encore un pronom; celui à qui^ quelqu'un à qui on peut donner, communiquer, et qui gardera; — à qui on peut se fier,
54. Tch'éou-jenn, hommes tfioimitié, ennemis, — substantif où le caractère jenn, homme, ou plutôt, créature humaine, est le complément d'un substantif.
66. Po-sing, cent fiimilles, peuple. Le caractère po, cent, est employé ici comme indiquant une généralité, et a le sens de toutes. Il n'en est pas mois constant que jadis toute la Chine ne contenait pas plus dec^nf familles. 11 est vrai que c'étaient autant de clans, on de tribu». Aujourd'hui même, elle n'en a pas plus de six cents.
66. On a tu plus haut le caractère fou, conyenir, — servir de complément au sub-
stantif y, vêtement. Ici, c'est un verbe gardant sa signification principale : s'adapter, s'accommoder, être content de, être satisfait de, être soumis.
67. Héou, veut dire épouse du chef de l'Etat, que ce chef soit empereur, roi ou prince,
68. On a vu plus haut le caractère ko, chaque. Le caractère fann a, à peu près, la même signification, si ce n'est que le premier spécifie davantage et que celui-ci est plus général, dans le sens de : n'importe qui.
69. Tsiang, prendre en main, se saisir fermement de quelque chose, ou, en être saisi.
Dans la langue parlée, ce caractère est souvent la marque du futur; dans la langue écrite, du régime direct. Les mots en être saisi indiquent suffisamment que ce caractère est pris dans le sens passif. ,
Chap. II.
Traduction française.
Les marins ne viennent pas à rappel, {car) il y en a peu.
Il y a beaucoup d'herbe cette année; aussi ne manquet-on pas d'agneaux.
3. Tout le monde peut se servir des caractères qui sont dans les livres.