‹ Cours graduel et complet de chinois parlé et écritChapitre 73 sur 278 · Kinn-tché^ prohiber et arrêter, pour · texte numérisé non relu

Kinn-tché^ prohiber et arrêter, pour

défendre quelque chose. Verbe composé de deux synonymes.

15. Souann-ché'ko^ compter — être — le en y joignant le caractère y^ un, on aurait y-ko. un ou une. Il vaut mieux pourtant prendre le caractère ko comme signifiant le ou /â, dans l'acception de : véritable; le verbe souann, compter, avec son complément ché, être, répondant à notre verbe : former, La phrase alors sera : Ceci forme (fait, crée) une (vraie) misère, — voilà ce qui s'appelle, voilà ce qui est une (vraie) misère. Ainsi donc, souann-ché, compter pour, compter comme.

TRADUCTIONS

Chap. XII.

Traduction française* le bazar de la grande rue,

K Avez-vous entendu dire qu'il y eût là des ignames et des patates douces ?

Il y en a, comme aussi des voleurs qui sont en train de voler et des hommes titrés {des nobles), tous s'envont-là pour y traiter de leurs affaires; — moi de même j'avais l'intention d'y aller, mais ma bourse est vi-

Traduction littérale,

mêler — marchandise — boutique — acheter — de (m. part. pass. ).

Ecouter — voir — dire, — celui-là — lieu — aussi — avoir — blanc — pomme de terre — patate douce — tête (c. s.)

Avoir, — frapper — voler — de (m. p. près. ) — voleurs,

— avoir — dignité — personnalité — de (m. p. près, )

— homme, — aussi — tous

— arriver — celui là — lieu

— traiter — lui — m, p. -^ de — affaire — chose ; — je

— aussi — avoir intention — aller (vers) — celui-là — lieu

— aller, — arriver — fond — fonctionnaire (bourse, portemonnaie) — sac — vide —

peunn-tsio^ moi-seigneur, pour : j>, lorsque c'est un noble titré qui écrit.

11 y a plusieurs sortes de titres Dobiliaires en Chine. Il y a d'abord six titres mantchoux, servant à classer les membres de la famille impériale et ayant cela de particulier, qu'à moins d'un décret tout à UAX. spécial, motivé généralement par quelque service hors ligne rendu à la dynastie, le titre diminue d'importance à chaque génération. Il y a toutefois dix ou douze familles princières, dont les chefs sont pour toujours princes (ou Roii) de i" classe. Le prince Kongy en ce moment premier ministre et oncle de l'empereur régnant, est dans cette catégorie depuis 1864. D'autres familles, également peu nombreuses, conservent à perpétuité le titre de prince (ou Roii) de a* classe.

Une curieuse observation à faire : le tixtème titre nobiliaire des membres de la famille impériale, — titre qui lui-même comprend quatre clauses, est tsiatif^ kiunn^ maréchal ; — ce qui rappelle cet ancien usage de la cour de France, qui faisait considérer les « maréchaux • comme < COUSINS • du roi. Il s'agit cependant de deux pays, bien dissemblables en apparence.

Les titres exclusivement chinois sont tantôt héréditairet perpétuels et tantôt héréditairestemporels. Ces derniers disparaissent avec la 3« génération.

Parmi les premiers, il y a deux seigneursducs.

i»Le t duC'toujours-vénéré • (saint), Yenncheng-kongy est le représentant de Confucint [ICong'tseu ou tseu). Son titre actuel date du règne de Hong-vou^ fondateur de la dynastie nationale des Mîng (xiv« siècle de notre ère) et son domaine inaliénable, institué par l'État, est situé dans la province maritime du Channlong. On lui sert en outre une rente annuelle de 600 taels ou onces d'argent.

a» Le duc de Hai-tch'engy en chinois Haïtch'eng'kong^ est le descendant de Houangvou, un des lieutenants du célèbre patriotepirate Koxinga. Ce titre lui a été octroyé pour le récompenser d'avoir livré, aux troupes de ICang'Chi^ la ville {une île) de Haî-tch'eng (environs d'Amoy), dans le Fou-kienn, dernier centre de la résistance nationale contre la conquête des Tatars Mantchoux.

Parmi les seigneurs-marquis^ il y a celui de Tsîng'Haî (mer pacifiée). C'est encore une récompense pour un éminent service rendu à la dynastie régnante. Ché-lang^ qui était aussi un des lieutenants de Koxinga, reçut ce titre de marquis pour avoir remis aux Mantchoux la partie occidentale de Taî-ouann, ou fle de Formose. La partie orientale appartenait aux aborigènes, et leur appartient encore.

De nos jours, on créa un marquisat perpétue)

Chap. XII.

TEXTE CHINOIS

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6. Mai'ti^ acheté ou acheta-^/e, — le caractère /f servant ici de marque d'adjeciif, aussi bien que de participe passé.

7. Tsa-ho-p'ou^ boutique (aux) marchandises (^de) toute sorte {mêlées), — espèce de bazar, assez semblable à la plupart de nos magasins d'épiceries, ceux de campagne surtout.

8. Pai-chout igname, sorte de pomme de terre tout à fait blanche et sans goût.

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