Ling'lo, taffetas
Il y a, en Chine, quatre grandes catégories de soieries, lîng^ foulard, /o, taffetas, tch'éou^ crêpe, et touann^ satin. Mais ces quatre divisions se subdivisent à l'infini. Ce ling-lo en est un exemple, puisqu'il s'agit d'un taj'etas de foulardy c'est-à-dire, d'une soierie de la deuxième catégorie modifiée par la manière dont on fait la première.
Les villes de Nankin iKiang-nIng),. Soutchéou et Hang'tchéou sont les trois centres principaux de la fabrication des soieries. Le gouvernement y a ses propres fabriques, dirigées par des surintendants qu'on nomme Tché-tsao.
On fait aussi des soieries à Canton, mais en vue de l'exportation, notamment les crépons
ou châles brodés sans envers. Les indigènes ne s'en servent jamais et, en général, apprécient fort peu tout ce qui se fabrique dans cette ville, seul et unique marché, jusqu'en 1843, do commerce de la Chine avec l'étranger (les barbares).
On ignore peut-être que tout ce qui concerne la siriciculture, l'industrie sérigène et jusqu'à nos expressions franç;iiscs de < soie » et de « sattUy M nous vient, quoique indirectement, de la Chine centrale, car le premier mot dérive évidemment du mot chinois sseu^ soie (grége), et le second du substantif composé sseu-touanuy satin de soie. A ce seul titre, la première patrie du précieux ver à soie mériterait peut-cire plus de sérieuse attention que nous ne voulons bien lui eu accorder.
4. Ce caractère se prononce, véritablement po\ mais, lorsqu'il signifie, comme ici, fin, en opposition avec héou^ épais, on doit le prononcer pao. •
6. Li'tseUy doublure. Le caractère //, lieu, signifie aussi, comme on l'a fréquemment vu, le dedans. Or, la doublure est toujoort en dedansy (en dessous).
CuAP. XIL
TEXTE CHINOIS
lOI
annuel ou trienoal. Et alors la désolation est grande.
67. Tché-chieniiy connaissant idet affairet du) district, pour magiitrat^ chel de district, qui réside dans les cités de 3* classe. Sub^tantif semblable par sa compoMtion à ceux de Tché-foUy préfet et de Tchou-kiao, évèque.
Le grade entre celui de préfet et de magistrat est celui de sous-préfet. Tché-tchèou, c'e^tà-dire. connaissant (des afTaifes d.' 1') arrondissement. Mais il y a d'autres sous-préfets qui ne sont pas à la tête d'une division administrative. ]ls ne résident pas dans les villes de 3« ordre et ne sont que des alter ego de préfets. Ils remplissent un service spécial sur les côtes ou sur les frontières. On les appelle
Tong'tché^ substituts de préfets, agissant avec le pré/et.
Ainsi, — /ott, ville de i»»" ordre, tché-foUt préfet;— /cAc^ou, ville de 2 «ordre, tché-tchéou, sous-préfet, ou magistrat de i" classe; — chienn, ville de 3* ordre, tché-chtenn, magistrat {ordinaire). — En d.^hors de cet ordre administratif, Tong-tché, substitut de préfet.