‹ Cours graduel et complet de chinois parlé et écritChapitre 89 sur 278 · Fleuve — sud · texte numérisé non relu

Fleuve — sud

tsion, en 1858, qui a légalisé le commerce de l'opium. De 1843 a i838, il n'était que toléré, les navires-dépôts (les pontons) étant obligés de rester à l'ancre en dehors des cinq ports. Mais les autorités n'opposaient aucun obstacle à ce commerce lucratif; elles en profitaient, au contraire, en pressurant, de temps en temps, ceux de leurs administrés qui s'y livraient.

Il est à remarquer, qu'à part les Chinois qui sont en constantes relations d'affaires avec les étrangers, ce sont les gens qui tiennent de plus près au gouvernement, qui s'adonnent précisément le plus à ce vice, à la fois déploable et dégoûtant.

21. Kiang-nann^ le sud à\x fleuve^ — nom d'une des plus belles contrées de la Chine centrale.

Cette province est située sur les deux rives du tleuve yang-tseu-kiang^ fleuve-fils de-l'Océan, que l'on nomme le Kiang par excellence, car c'est le fleuve le plus considérable de la Chine et de l'Asie. Jadis, le Kiang-nann formait une seule province, avec Nankin pour chef-lieu. Actuellement, il est divisé en Kiang-sou et Ngann-houei^ qui, avec le Kiang'Si forment la vice-royauté des deux Kiang^ dont l'étendue comprend les territoires situés entre le grand fleuve et le fleuve ianne.ainsi

que les territoires qui sont au sud et à l'ouest da « fleuve » par excellence. Cest une division administrative qui contient environ 80 millions d'habitants. On peut d'après cela se faire une idée de la puissance du vice-roi des deux Kiang, c'est-à-dire de Nankm. Cette viceroyauté compte comme la partie la plus riche, la plus fertile et la plus florissante de l'empire, car elle produit des thés {verts), des soies et des cotons. C'est Chang'Hat(\m en est le principal port de commerce, pendant que Sou-tchéou.

chef lieu du Kiang-sou, est considéré comme une sorte de paradis terrestre. Les Chinois, comme les Napolitains, ont un dicton pour célébrer l'excellence de cette ville, à la fois curieuse, riche et belle. Il disent : Chang-yéout'ienn-tang, chia-yéoU'SOU'hang, On a en haut la voûte azurée du ciel, et, en bas, les villes de SoU'(tchéou) et de Hang'(tchéou).

Cette dernière ville est le chef-lieu du Tché- Kiang.

Ce qui distingue surtout cette partie de la Chine, c'est une prodigieuse quantité de canaux de toute dimension, un véritable labyrinthe de cours d'eau, naturels et artificiels. Il n'est pas rare de se trouver sur un point, sorte de lac ou étang, d'où rayonnent dix, douze, vingt canaux, dans autant de directions différentes.

Chap. XI.

TEXTE CHINOIS

18. Yenn^Sy nid d'hirondelle, — locution commerciale pour désigner une matière gélatineuse dont, en effet, les hirondelles font leurs nids, dans les îles de la Sonde, et que les Chinois recherchent beaucoup, comme favorisant la procréation d'enfants mâles. Cette matière ressemble à du macaroni desséché.

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