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27. Relais au camion. — Lorsque les transports à faire au camion sont importants, on partage l'espace à parcourir en jlusieurs relais. Or, comme le temps employé à faire le trajet de chaque relais doit être égal à celui du chargement du camion, nous pourrons trouver facilement la longueur à donner à chaque relais.

Désignons toujours par q le nombre de métrés cubes de terre franche qu'un ouvrier terrassier peut charger dans une

journée de dix heures de travail. Cet ouvrier chargera 1 mètre

cube dans - jour, et s'il y a H chargeurs, le temps employé

pour charger 1 mètre cube sera — ; donc, le temps nécessaire

au chargement du camion sera — .

R étant la longueur du relais, le parcours de chaque voyage sera 2 R + d. Donc le temps employé à chaque voyage sera

—r — , et nous aurons l'égalité

c__ 2R + rf

d'où Von déduit

S6 I1WiASMMtti1««

Généralement le camion eftt chaîné par dmu tfMPTMiiers, de sorte que HasS. On admet aussi q^mtlS mètreai et la formule devient alors

I /3eoooxo,20 J

d'où l'on déduit

h = 70 mètres.

Pour les autres relais, on peut négliger le temps perdu, et il vient

,^ LG LC 6000

K = --- = — = - = 100 mètres.

iUcisi le dernier relais sera de 70 mètres et les autres seront de 100 mètres.

28. Comparaison du transport en brouette et du transport AU CAMION. — Pour connaître la distance à laquelle le camion peut être préféré à la brouette, il suffit de poser une égalité entre les formules de transport de chacun de ces deux modes, et d'en déduire la distance D.

2/)D 2PD P<^ ^, ^ Nous aurons donc r::77,=-T7r+T7r, «où, en resolvant

1 000 Lu Lti

l'équation par rapport à D, on trouvera

500 Pd 500x7,20x60 21600

pLC-lOOOP 2,40x30000x0,20—1000x7,20 7200

SOmeirtt.

Ainsi, au delà de 30 mètres, on doit donner la préférence au camion sur la brouette. Cependant, lorsque les transports se font sur deux rampes, le camion n'est pas plus avantageux que la brouette, et si on lui donne la préférence sur la brouette, ce ne peut être que lorsque les transports ont lieu sur un terrain à peu près horizontal, ou en pente faible.

29. Comparaison du transport au tombereau et du transport AU camion. — Pour connaître la limite à laquelle on doit laisser le camion et prendre le tombereau, il faut comparer entre elles les deux formules de transport.

DES MOYWS W railISPORT. 3î)

La Airmuie du traosport à un cheval e$t

P [W+d) 8S00 (2D + 800) *"" LG "" 30 000X0,70 '

celle du transport au camion est

P(2D+rf) 7,20 (2D-4-60) *^"" LG ~ 30 000X0,20*

On aura donc

Et en résolvant cette équation par rapport à D, on trouve

D = 71 mètres.

Ainsi, vers 60 mètres, on pourrait prendre le tombereau à un cheval de préférence au camion.

Mais nous ferons remarquer que, lorsqu'il y a lieu de comparer le camion au tombereau^ on peut parfaitement négliger le temps passé au déchargement du camion, et qu'alors on peut poser

8(2D + 800) 7,20 X 2D 30 000 + 0,70 "" 3ÔÔÔ0 X 0,20*

d'où Ton déduit D= 120 mètres. Ainsi on ne devra laisser le camion pour prendre le tombereau que vers 120 mètres.

30. Transports sur des rampes. — Les formules que nous avons établies pour déterminer les prix du mètre cube de matériaux transportés en brouette, civière, tombereau et camion ne s'appliquent qu'à des distances horizontales. Il résulte de là que, si on rencontre des rampes dans le parcours, il y a lieu de transformer la lon^ gueur de chaque rampe en une distance horizontale équivalente.

Si Ton considère une rampe AB (fig, i4) ayant pour longueur horizon- *^**' ***

We la ligne. AG et pour hauteur verticale la ligne BC^

on dit que la ligne ÂG est la projection horizontale de 1^ rampe AB , et que la hauteur BG en est la projection ver-' ticale.

Gela posé, nous distinguerons le cas où les transports sur des rampes ont lieu en brouette et celui où ils ont lien aa tombereau,

31 . Transport en rrouette sur des rampes. — Lorsque les transports sur des rampes se font à la brouette ou au camion, il est d'usage de donner aux rampes une pente de O^jOS par mètre, c'est-à-dire une inclinaison d'un douzième. L'expérience a démontré qu'un parcours quelconque sur une rampe ainsi établie est équivalent à une fois et demie la projection horizontale de ce parcours. Ainsi, un parcours en rampe ayant 1 mètre de longueur en projection horizontale équivaut à un parcours horizontal de l'",50.

Il nous est facile maintenant de déterminer la distance hO' rizontale équivalant *à une longueur quelconque de rampe. Pour cela, nous distinguerons trois cas.

V Supposonsqu'une rampe AB

l (flg. 15) soit établie avec une pente de 0'",08 par mètre, c'està-dire d'un douzième. On aura

A = j, ou, ce qui est la même chose, rf= I2h.

Or, d'après ce que nous venons de dire, la rampe AB est équivalente en longueur horizontale à une fois et demie sa projection horizontale AG ; donc, en appelant L la longueur horizontale équivalente au parcours AB, on aura

L— i,50Xd=l,50X 12A = 18/4; donc

Pour A = l mètre, L = 18 mètres ; donc aussi : 1 mètt de hauteur verticale correspond à un parcours horizontal à 18 mètres.

2* Supposons qu'une rampe AD (fig. 16) soit établie avec une pente supérieure à 0^,08; on aura alors A>t- ou

rf<12A.

On adoucira alors la rampe AD,

en rapportant des remblais et en --'^^-^^^^'^'^'nJl.

prolongeante rampe jusqu'en B, b-~" 1C^^"~ c

de manière que la ligne BD ait wg. le.

une inclinaison de 0",08 par mètre. On se trouvera ainsi placé dans le premier cas, et le parcours en rampe de la ligne BD sera encore épuivalent à une distance horizontale de 18^.

3** Il peut arriver aussi que la rampe à gravir AG (fig. 17)

ait une inclinaison inférieure à

0'",08, et que la hauteur h soit --:r^=^^

— — '^'^ — "^^^-^ \hj

plus petite que rr. Dans ce cas, -âc-^^^^^^-— j<^. 4^^

* ^ < cb .^

on supposera une ligne GB tracée

avec une déclivité de 0"»,08 par ^**- *''•

mètre, et le parcours de cette ligne BG sera équivalent à

un parcours horizontal de

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