REVÊT^MJSNTS DES TALUS
talus soit par des matelas de branchages, soit par des fasdnages»
Branchages. — Les bois destinés à former les matelas de branchages sont des branches de saule, de chêne ou de pin. Ces branchages doivent avoir au plus 0"',04 de diamètre au gros bout et être garnis de leurs rameaux, sans feuilles ni bois mort.
Ils sont livrés par fagots de {""«SO de longueur et de O'^fOO
de circonférence moyenne, et pesant au moins 10, 16, ou
22 kilogrammes, selon qu'ils sont en pin, en saule ou en chêne.
Les branchages doivent être flexibles, choisis dans les taillis
et exploités en saison convenable.
A défaut de branchages, on se sert de fascines que Ton doit délier pour les employer en matelas.
71. Matelas de branchages. — Les talus qui doivent être protégés par des matelas de branchages sont préalablement dressés, de manière à ne présenter ni arêtes ni contours brusques, mais des surfaces se raccordant doucement.
On commence par étendre, dans la partie inférieure du talus et suivant la ligne de plus grande pente, une rangée de branchages de 0",18 à 0'",20 d'épaisseur, en ayant soin de, mettre en bas tous les gros bouts et de les enfoncer le plus possible dans le sol situé au pied du talus. On ouvre au besoin, au pied du talus à revêtir, une rigole de 0'°,12 à ©""jlS. Les tiges des branches sont placées parallèlement entre elles et assez rapprochées les unes deâ autres pour recouvrir complètement la surface du talus. Puis on fixe cette rangée de branches contre le talus au moyen de plusieurs lignes horizontales de clayonnages, éloignées entre elles de 0",60 à 0°*,70 et dont la plus élevée se place à 1 mètre environ de Textrémité supérieure des branches.
On étend ensuite une seconde rangée de branchages dont on fait pénétrer les gros bouts dans cette dernière ligne de clayonnage, et que Ton fixe également par des lignes de clayonnages.
L'opération continue de la même manière jusqu'à ce que la portion du talus à défendre soit complètement recouverte par les rangées successives de branchages sur une épaisseur de O'-jlS à 0"»,20.
Les branchages et brins de bois sont posés très-régulièrement sans bosses ni flaches et doivent donner une surface unie.
On reconnaît que le travail est convenablement exécuté à ce qu'on n'aperçoit aucun point de la surface du talus, et à ce que Ton ne peut dégager de dessous les lignes de clayons aucun bout de branches sans le briser.
72. Fascin AGES. —Les fascinages sont employés comme couches de revêtement sur les talus des rives que l'on doit défendre contre l'action du courant.
Les fascinages de revêtement sont de deux sortes : les fascinages simples et les tunages.
Les fascinages simples s'exécutent en plaçant un premier rang de fascines dans une rigole de 0'",12 à 0",15 creusée au pied du talus à revêtir. On enfonce ensuite entre les harts de chaque fascine trois piquets, deux verticaux et le troisième perpendiculaire au talus. Le second rang est posé ensuite sur ce premier rang et un peu en retraite, de manière à suivre l'inclinaison du talus, et il est piqueté de même; l'opération continue et ainsi de suite. On a d'ailleurs soin de serrer les fascines le plus possible les unes contre les autres en les faisant recouvrir tête sur queue, de manière que le revêtement ait partout même épaisseur.
73. Tunages. — Les tunages s'exécutent en étendant d'abord sur la surface du talus à revêtir une couche de paille de 0",05 d'épaisseur, dont les brins sont placés dans le sens de pente du talus ; puis on recouvre cette couche de plusieurs lits successifs de fascines placées dans le même sens que la paille ; ces fascines sont serrées les unes contre les autres et tête sur queue comme pour les fascinages simples. Le lit de fascines est ensuite fixé au massif des terres par des piquet?
REVÊTEMENTS DES TALUS. lOS
et des cours de clayonnages parallèles entre eux et d*équerre sur la direction des fascines. Ces cours sont exécutés de la manière indiquée ci-après à l'article Clayonnages.
Les couches de revêtement, en fascinages simples ou en tunages, doivent être posées très-régulièrement, sans bosses ni flaches ; les extrémités bien alignées et dans la direction indiquée. La surface inclinée doit avoir la pente prescrite pour le talus.
Les couches de revêtements en fascinages sont ordinairement rechargées en gravier.
74. Clayonnages. — Les clayonnages sont toujours placés perpendiculairement aux brins des fascines et aux tiges des branchages. Ils doivent être bien droits et réguliers sur toute leur longueur.
Uespacement des lignes de clayons est de 0",60 à 0",70. Les piquets autour desquels les clayons s'entrelacent se 1 suivent à 0",50 d'intervalle; sur trois piquets consécutifs, deux sont des piquets ordinaires, et le troisième un gros piquet à crochet ou portant une cheville à 0'",15 en contre-bas de la tête. Ces piquets ne sont pas d'abord enfoncés complètement, mais seulement jusqu'à ce que leur tête ne soit plus qu'à 0",S0 au-dessous des branches. Les piquets sont placés et plantés au cordeau.
On fait ensuite le clayonnage de la manière suivante (fig. 38) :
On prend six clayons, et après avoir appointé leurs gros bouts, on en forme un faisceau qu'on enfonce en terre à 0",20 de profondeur, un peu en avant et à gauche du premier pi- ^'** ^^'
quet, et que Ton fait passer ensuite à droite de ce piquet, puis à gauche du deuxième ; on formera de même un second faisceau que l'on enfoncera un peu en avant et à droite du
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premier piquet, et que l'on fera passer ensuite à gauche de ee piquet et au-dessus du premier faisceau* On continue en fiûsant passer les deux faisceaux successivement d'un piquet au suivant, de telle sorte qu'ils se trouvent toujours appliqués sur les faces opposées d'un même piquet et alternativement l'un au-dessous de l'autre, formant ainsi une sorte de tresse.
On conserve d'ailleurs aux faisceaux leur grosseur primitive en y ajoutant de nouveaux clayons au fur et à mesure qu'il est besoin, et en ayant le soin, pour chacun des fiiisceaux, de ne placer les gros bouts de ces nouveaux clayons que dans les portions où il passera au-dessous de l'autre faisceau.
Lorsqu'une ligne de clayons est terminée, on la bat avec des maillets en bois pour achever d'enfoncer les piquets et pour la serrer jusqu'à ce qu'elle n'ait plus que 0",20 de hauteur au-dessus du matelas de branchages ou des fascines. Le battage doit être dirigé de manière que le dessus de toutes les lignes se trouve exactement dans un plan bien réglé et parfaitement dégauchi.
7S. Fascines. — Les fascines sont formées par la réunion en faisceaux de plusieurs bi*anches de saule, de chêne ou de pin, placées de manière à avoir le gros bout du même côté et fortement liées et serrées par des harts en osier. Les branches ont au plus 0"*, 03 au gros bout, et les deux tiers de celles qui entrent dans la composition d'une fascine doivent ne présenter qu'un seul brin, et avoir une longueur égale à celle de la fascine môme.
On fait des fascines de deux dimensions.
Les grandes fascines ont 3™,50 de longueur et sont liées par trois harts dont la première est à O^jSO du gros bout, la deuxième à l'^jSO et la troisième à 2"", 80; leur circonférence mesurée suivant la première hart est de 1 mètre, suivant la deuxième de 0'",80 et suivant la troisième de O'^jiO; leur poids ne doit pas être inférieur à 20, 30 ou 48 kilogrammes, selon qu'elles sont en pin, en saule ou en chêne.
On peut aussi lier ces fascines par quatre harts. Alors la