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REVÊTEMENTS DES TALUS

première hart est placée à O^'yiO du gros bout de la fascine, la deuxième hart à 1",20, la troisième à 2 mètres et la quartrième à 2^,80 de ce bout, en sorte que la queue de la fascine conserve encore 0",70 de* longueur partant de la quatrième hart. La circonférence d'une fascine à la première et à la deuxième hart est de 1 mètre; elle est de 0"*,73 à la troisième ' et de 0",40 à la quatrième.

Si les bois n'ont pas la longueur des fascines, on place une partie du bois à Tintérieur, à la deuxième hart, pour donner à la fascine la longueur prescrite. La tête delà fascine sera toujours bien fournie et bien serrée au gros bout, oii sera toujours placée la souche. Aucun brin de bois ne doit dépasser le plan formant la tête.

Les petites fascines ont 1^,80 de longueur et sont liées par deux harts dont la première est à 0",50 du gros bout et la deuxième à 1 mètre; leur circonférence, suivant la première hart, est de 0",80 ; leur poids ne doit pas être inférieur à 9, 13 ou 20 kilogrammes, selon qu'elles sont en pin, saule ou chêne.

76. Piquets. — Les piquets de clayons se font en bois de saule; ils doivent être aussi droits que possible, sans nœuds, coupés carrément à la tête et taillés exactement en pointe suivant leur axe.

On donne aux petits piquets au moins 1 mètre de longueur et 0",05 de diamètre.

On donne aux grands piquets 1°,80 au moins de longueur etO^jO? de diamètre moyen. Ces piquets portent en tête un crochet naturel ou une cheville en cœur de chêne, inclinée et de force convenable pour maintenir les clayonnages.

Les piquets sont ordinairement liés en bottes de dix au moyen de deux harts.

77. Clayons. — Les clayons se forment avec des branches de saule encore vertes et garnies de leurs rameaux, ou avec des branches de chêne ou de pin, dépouillées de leurs ra-

meaux. Ils doivent être droits, flexibles, à écorce bien Ussé et sans nœuds.

La longueur des clayons doit être de 3" ,50 au moins ; leur diamètre mesuré à 1 mètre du gros bout doit avoir 0",03 au plus, et le diamètre de leur petit bout 0",01 au moins.

Les clayons sont liés ordinairement par deux harts et par bottes de vingt-cinq brins.

78. Revêtements en paillassonnages. — Les paillassonnages se font avec de la paille de seigle de la dernière récolte. Cette paille doit être bien sèche, lisse et très-souple; les brins doivent avoir O^^OOIS à 0'",002 de diamètre et l-,20 au moins en longueur.

On la livre en bottes de 15 à 18 kilogrammes.

Les paillassonnages s'exécutent en étendant sur la surface du talus à revêtir une couche de paille de 0"*,05 d'épaisseur dont les brins sont placés dans le sens de la pente du talus.

La couche est fixée contre le talus à Taide de lignes de clayonnages ; mais au lieu de prendre un faisceau de clayons, on ne prend qu'un seul clayon. Le gros bout de chacun de ces clayons doit être enfoncé en terre. /

 défaut de clayons, la couche de paille est fixée sur le talus à l'aide de cours de liens parallèles entre eux et d'équerre avec la direction des brins ci-dessus. Ces liens sont en paille tordue, et sont enfoncés à l'aide de la fourchette à paillassonner en forme de crampons dans le massif des talus à 0"", 15 de profondeur.

Les cours de liens sont à 0"*,15 les uns des autres; les points d'enfoncement, sur un même cours du lien, sont à 0'",25 les uns des autres. On a d'ailleurs soin que dans deux cours consécutifs les points d'enfoncement se croisent.

79. Revêtements en terrés. — On protège aussi les talus au moyen de perrés ou maçonnerie en pierres sèches. Nous indiquerons la manière d'exécuter les perrés lorsque nous nous occuperons des maçonneries en pierres sèches.

FODILLES SODTERHAINES. 109

ARTICLE VII

80. Fouilles souterraines. — Lorsque la profondeur d'une tranchée excède 16 mètres, on trouve qu'il y a avantage à établir un souterrain. On conçoit, en effet, que Textraction d'une masse considérable de déblais avec un transport à une grande distance occasionnent des frais de main-d'œuvre tels qu'il peut y avoir avantage à entrer en souterrain.

Il est impossible de fixer à priori la profondeur à laquelle il convient d'abandonner la tranchée pour donner la préférence au souterrain. Cela dépend évidemment des dépenses comparatives à faire dans l'un ou l'autre cas ; plus le souterndn est difficile à exécuter, moins on doit le faire long si la tranchée n'offre pas de difficultés particulières. Au canal de Saint-Quentin, les tranchées ont de 17 à 20 mètres.

En général, on entre en souterrain dès que le prix du mètre courant de la tranchée excède celui du mètre courant de souterrain. A égalité de prix, on prend la tranchée.

M. Vallée a donné une formule'qui indique la profondeur à laquelle il y a égalité d'avantage à ouvrir une tranchée ou à entrer en souterrain.

«, profondeur de la tranchée à ouvrir ; p, prix du mètre cube de déblais ; /, largeur du chemin ou du canal ;

^, largeur d'un des talus de la tranchée ;

i P, prix du mètre linéaire de souterrain.

1 Le prix de percement des souterrains varie avec la nature

! des terrains.

110 tKRRASSEMEKta.

Le mètre courant du percement des souterrains du Chfttelet et de Gliamousset (canal du Forez) a coûté 437 francs. Ces souterrains ont une section de 19"')S6. Le mètre linéaire de percement du souterrain d'Amboise (d'une section de 32 mètres) a coûté 120 francs. Dans d'autres souterrains, ce prix s'est élevé jusqu'à 3600 francs,

81. Tracé des augnements d'un souivrrain. — On peut percer un souterrain en l'attaquant par ses deux extrémités et en poussant les deux galeries jusqu'à leur rencontre. C'est ainsi que nous avons ouvert le souterrain d*Amboise (Indreet-Loire) , ainsi que les souterrains du Ghâtelet et de Gha" mousset (canal du Forez).

Le percement d'un souterrain est toujours une opération Tort longue quand on se borne à l'attaquer parles deux bouts. Généralement, on creuse des puits sur la longueur du souterrain à ouvrir, ce qui permet d'établir deux ateliers k chacun d'eux. L'extraction des déblais se fait ensuite au moyen d'une machine placée à l'orifice de chaque puits.

Sur le point culminant de la montagne ou du coteau à traverser, on élève un observatoire en charpente. Cet observatoire doit ôtre assez haut pour que l'on puisse apercevoir de part et d'autre les deux extrémités du souterrain. A cet effet, on place à chaque extrémité du souterrain un grand m&t surmonté d'une tige en fer de O^jOl de diamètre. Le mât esl scellé dans un massif de maçonnerie.

L'observatoire en charpente doit fitre construit très-solidement, de manière à n'éprouver aucun balancement ni aucun mouvement ; il porte un télégraphe au moyen duquel on fiiit des signaux aux ouvriers employés à la pose des jalons danr Taxe du souterrain. On donne ensuite les alignements ai moyen d'un théodolite placé sur l'observatoire dans Taxe di souterrain. Le théodolite est un instrument portant une lunette qui se meut dans un plan vertical et que l'on appelle he nette plongeante. Cette lunette est munie de deux fils perpendiculaires entre eux, l'im vertical et l'autre lïorizontal. Ai

moyen de cet instrument, on place des jalons, de distance en distance, de manière à ce qu'ils soient tous dans le plan vertical passant par les deux jalons fixés aux extrémités de Taxe du souterrain.

On creuse ensuite les puits, soit dans Taxe du souterrain, soit latéralement, suivant la nature du terrain.

Si le sol est résistant, on fonce les puits dans Taxe même du souterrain ; mais si le sol est peu résistant, il convient, pour éviter les éboulements, d'ouvrir les puits en dehors de remplacement du souterrain, à 4 ou 5 mètres des piedsdroits de la voûte.

Lorsque l'on ouvre les puits dans l'axe du souterrain et que leur position est bien déterminée, on les creuse bien verticalement jusqu'à une profondeur de 2 mètres à 2", 50 audessous de la voûte, puis l'on reporte à l'intérieur l'alignement extérieur. A cet effet, on fixe à l'orifice de chaque puits une planche sur laquelle on trace, suivant l'indication du théodolite, un trait rouge bien vertical ; on a ainsi un point de l'axe du souterrain ; de ce point, on descend un poids suspendu par une ficelle que l'on fait arriver jusqu'au fond du puits, en ayant soin de le garantir contre les oscillations produites par le vent. Il faut aussi éviter les oscillations qui pourraient encore avoir lieu au fond du puits, lorsque le poids est descendu ; il suffit, pour cela, de recevoir ce poids dans une terrine pleine d'eau placée au fond du puits. On repère soigneusement l'axe du souterrain sur la paroi du puits et au-dessus de la galerie à ouvrir.

La même opération est faite pour chaque puits, et l'on a ainsi des points qui servent aux opérations nécessaires pour fixer la direction de Taxe du souterrain.

A droite et à gauche de chaque puits, des galeries sont ouvertes dans l'axe du souterrain et prolongées jusqu'à ce qu'elles se rencontrent. La direction des galeries doit être sans cesse contrôlée, de telle sorte que tous les ateliers marchent bien exactement Tun vers l'autre.

H est, en effet, très-important que le souterrain ainsi

composé (lo tronçons dont lo i>orccment so fait isolément présente c(^pen(lant la mAino régularité que s'il o&t été exécuté par un seul atelier.

D'ailleurs, pour éviter autant que possible les erreurs ou pour les réparer plus facilement, s'il s'en présentait, l'excavation complète de toute la section du souterrain n'est commencée qu'après que tous les ateliers ont été mis on comnuication par la galerie ouverte à la clef de voûte.

Lorsque les puits sont ouverts en dehors do Taxe du souterrain, on les creuse jusqu'à environ 3 mètres au-dessous de la clef de voûte, plus ou moins, suivant la hauteur nécessaire pour la voûte du souterrain. Arrivé là, on forme de ))otites galeries perpendiculaires à la direction du souterrain. Chaque galerie va ainsi d'un puits à Taxe du souterrain. Uuand on est arrivé h cet axe, on ouvre alors les galeries

longitudinales suivant la direction de l'axe du souterrain, et on les prolonge Jusqu'à ce qu'elles se rejoignent.

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