‹ Cours pratique de l'art épistolaireChapitre 3 sur 86 · TI · texte numérisé non relu

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Ces conseils auront avant tout pour but de faciliter* le travail de Télève en rendant saillantes les idées principales sur lesquelles doivent spécialement porter les dévelop? pements.

Enfin, pour ce qui concerne le choix des sujets, nous y avons apporté, comme dans celui des modèles, le soin le; plus sévère, tout en nous efforçant de rendre Tétude agréable à la jeunesse* A cet âge heureux, an ai»eà puiser ses inspirations dans la famille, dans tout ce qui constitue la vie de Tenfance '..relations filiales et fraternelles, rapportsafifectueux de condisciples, émotions de la vie de collège,. \k)ilà un souree féconde en sujets capables d'intéresser. Quand, le i^aisir soutient Tattention, le succès est garanti.. ' Au reste n'oubliant pas que l'éducation doit marcher paraUèlement-à l'instruction et que les qualités du cœur ne^ sont pas moins précieuses que celles de Lesprit, nous écarterons de notre livre tous les sujets friv^oles, «t nous n'y admettrons que ceux qui nous semblent à la fois propres, à développer l'intelligence, àrendre la. vertu aimable..

Puissent les amis des bonnes études réserver à cet essai: la même faveur avec laquelle ils ont accueilli nos Études, sur la Fontaine.

DU STYLE ÉPISTOLiIRE.

Définition et caractères de la lettre.

Le style est la manière, propre à chacun, d*exprimer ses idées. (1) Le style épistolaire est donc la manière d'exprimer ses idées dans une lettre. (2)

Qu'est-ce qu'une teWr^? Est-ce « une conversation écrite» ou • une conversation entre absents »? Est ce « le résumé d'une conversation » comme on l'a souvent appelée? Sans chercher à définir rigoureusement un genre qui nous sem< ble échapper à la définition, disons que la lettre est, comme la conversation, un échange de pensées et da sentiments, où récriture remplace la parole ; mais que toutefois, n'admettant ni les longueurs ni le laisser-aller d'un entretien ordinaire, elle doit être une conversation soignée, précise, substantielle. (3)

Comme la conversation, elle admet une inépuisable va-

QiJt8TiO!V9. — I. Qu'est-ce que le */y/tf ? — 2. Qu*entendei-TOus p» '»tyle épiatolaiiel — 3. Tonrinient a-t-oa défini la lettre? Sans chercher à donner une définition rigoureuse du mot, faites comprendre ce

riété dans les sujets, une liberté infinie dans la forme, c Une lettre d'une étendue ordinaire peut rouler sur plusieurs objets et sur des objets très-divers, qui ne sauraient s'accommoder du même ton ni du même style. Toutes les pensées, du sublime au familier, peuvent se trouver dans une lettre ; tous les tons, du plus grave au plus enjoué ; tous les événements, du plus sérieux au plus futile. • Sommer. (4)

Cette variété, cette liberté, voilà donc ce qui distingue la composition épistolaire de tous les autres genres. Souvent même elle emprunte à la conversation tout l'imprévu qui en fait le charme. (5)

Mais elle n'en tolère ni les longueurs qui entraînent l'ennui, ni surtout les négligences qui peuvent avoir les conséquences les plus graves. (6)

Dans la conversation, les interruptions et l'expression même du visage de celui qui nous écoute nous faisant connaître l'efifet que produisent sur lui nos discours, il nous est facile de rétracter une parole imprudente, de compléter ou d'éclaircir une phrase obscure ou mal saisie. En un mot, la conversation peut se corriger par elle même; une lettre une fois écrite n'a qu'un sens, ne produit qu'une impression, bien souvent ineffaçable. (7^

Qualités du style épistolaire.

De la nature même de la lettre il est facile de conclure

que TOUS entendez par une lettre, •— 4. La lettre admet-elle une {>rande variété dans les sujets, dans le ton, dans le style ? — 5. Quelle est donc la ({ualité qui distingue le genre épistolaire des autres genrcf de composition ? — 6. La lettre admet-elle les longueurs et les

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