‹ Cours pratique de l'art épistolaireChapitre 4 sur 86 · I. CliARTÉ · texte numérisé non relu

I. CliARTÉ

« Ce qui n'est pas clair n'est pas français. • La clarté est la plus importante des qualités du style, et une lettre, comme toute autre composition littéraire, réclame la clarté comme sa condition première et indispensable. (9)

Qu'est-ce donc que la clarté? C'est cette qualité du style qui fait que tout se comprend aisément, sans effort, que rien n'arrête, que rien n'embarrasse l'esprit de celui qui lit ou écoute. « La clarté, dit Geruzez, est la transparence du langage qui doit laisser voir les idées sous les mots. » (10)

Il faut de la clarté dans les idées; il en faut aussi dans Yeocpression.

Son premier élément est Yordre des idées.

« Selon que notre idée est plus ou moine obscure, Vexpression la suit ou moins nette ou plus pure ; Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairehmt Et les mots pour le dire arrivent aisément. » (H) ^

La seconde source est dans Vexpression, et là elle dépend surtout de \3k propriété des termes, que l'on acquiert spécialement par l'étude approfondie des synonymes, (12)

tolérer les négligences? — 8. Quelles sont donc les qualités principales du style épistolaire? — 9. La clarté est-elle une qualité qui appartient exclusivement au style épistolaire ? — 10. Qu'est-ce que la elarlél Comment M. Geruzez l'a-t-il définie? — 11. Quelle est la première source de la clarté? Citez, a l'appui, un précepte de Boileau. — 12. Quelle en est la seconde source ? Comment acquiert-on la pro»

Soyei clair, si vous voulez être lu et compris. Le moiûs qu'on puisse exiger de celui qui tient la plume, c'est de se rendre intelligible. (13)

Le défaut opposé à la clarté, V obscurité^ a sa source, d'un côté, dans le désordre et la confusion des idées ; de l'autre, dans l'emploi de termes inusités ou impropres et dans les vices de construction. Elle peut enfin être le résultat d'une concision exagérée ou bien encore de l'excès opposé, de la prolixité 4 (14)

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