‹ Cours pratique de l'art épistolaireChapitre 38 sur 86 · DIVERS SUJETS DE LETTRES · texte numérisé non relu

DIVERS SUJETS DE LETTRES

I. Zoé répond à Céline, sa sœur aînée, qui l'a félicitée sur les prix qu'elle a remportés. (Même sujet pour jeunes gens.)

(Voir page 121, IV*» sujet.) CONSEILS.

Les félicitations de votre sœur ont été pour vous le meilleur complément possible de la joie que vous a causée le jour de la distribution des prix.

Quoique vous ayez bien travaillé toute Tannée, vous ne vous attendiez pas à tant de succès. '

Parlez de Fémotion que vous avez éprouvée chaque fois que Ton proclamait votre nom ; — joie de votre vieille grand'mère en vous voyant arriver couverte de lauriers.

lettres de félicitations? — 2. Quelle est la précaution que la modestie nous recommande dans nos réponses à ces lettres? — 3. Pour le reste, ne faut-il pas suivre les règles qui conviennent à toutes les réponses en général? — 4. Est-on obligé de répondre aux félicitations, et doiton le faire promptement?

Racontez la %te de famille qui suivit ; il n'y manquait que votre sœur.

Faites part de vos bonnes résolutions pour Tannée prochaine.

n. Réponse d'une tante à sa nièce Jmtine qui lui a adressé des félicitations sur sa convalescence.

(Voir page 123, MU sujet.) CONSEILS.

Pour rendre la situation plus intéressante, supposons que la nièce a soigné la vieille tante pendant sa maladie sans avoir été reconnue par elle, et qu'elle n'était retournée à la pension que lorsque la malade se trouvait hors de danger.

Prenez donc, pour un instant, la place de la convalescente.

Vous direz combien la lettre de votre nièce vous a fait plaisir et combien vous lui êtes reconnaissante pour ses bons soins. Adressez-lui un affectueux reproche de ce qu'elle ait disparu, lorsqu'à peine vous aviez repris connaissance, ne vous laissant qu'un faible souvenir de ses soins et de sa présence. Racontez quelques quiproquos plaisants à propos de la vieille garde-malade qui vous frictionnait de sa main osseuse, renversait votre tisane, etc., etc.

Pourquoi donc a-t-elle disparu au moment où vous alliez entrer en jouissance de la santé? Elle, qui a si bien affronté les veilles et les larmes, a-t-elle eu peur du bavardage de sa vieille tante? ou plutôt, est-ce un sentiment de modestie qui a fait qu'elle ait voulu échapper à vos remerciements? Quoi qu'il en soit, qu'elle se résigne à entendre répéter qu'elle est une charmante, une excellente garde-malade, et pour qu'elle s'habitue à toujours être à vos côtés, vous lui envoyez votre portrait de soixante-dix ans, que vous lui enjoignez de porter tous les jours.

Ton : badin et affectueux.

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