I" SUJET
Louis remercie Emile d'un cadeau que celui-ci lui a fait 'pour un service rendu. (Même sujet pour demoiselles.)
COiNSEILS.
Vous commencerez par peindre votre embarras : vous ne savez si vous devez le remercier ou lui faire des reproches. Pourquoi donc un si magnifique cadeau en échange d'un service presque insignifiant que vous avez eu tant déplaisir à lui rendre.
Vous vous promettez bien de lui dire en personne, dès que Toccasion s'en présentera, combien vous trouvez sa reconnaissance exagérée.
Ce que vous avez fait pour lui, ne Vaurait-il pas fait pour vous? Vous lui en auriez su gré, sans doute, mais vous auriez craint 'de l'embarrasser en lui ofiù*ant un cadeau d'un si grand prix.
IL Ernest remercie Joseph en renvoyant les livres que celui-ci a eu Vohligeance de lui prêter. (Même sujet pour demoiselles.)
CONSEILS
Dites l'agrément que vous avez trouvé dans la lecture de ces livres. Le Bobinson suisse, en particulier, vous a beaucoup amusé avec ses descriptions pittoresques, etc.
Vous espérez que Joseph vous en prêtera encore d'autres. Cette fois vous désirez un ouvrage qui traite des sciences naturelles ; vous voulez vous instruire en vous amusant.
Remerciements pour le passé, et pour l'avenir, car vous comptez mettre souvent à contribution l'obligeance de votre ami.
m. Gustave forcé de renoncer à ses études pour aider son père dans le commerce, remercie son directeur des soins et des bontés dont il a été l'objet pendant tout le cours de ses études. (Même sujet pour demoiselles.)
COSSEILS.
Qfue de jeunes geus oublient ce qu'ils doivent à leurs maîtres et ne tiennent pas assez compte de rattachement qu'on leur porte ! Une fois sortis de la pension ou du collège, ils s'imaginent qu'on les oublie, comme ils le font euxmêmes.
Ne donnez pas dans ce travers, dans cette ingratitude. La reconnaissance envers vos bienfaiteurs est le cachet d'une bonne éducation.
Commencez votre lettre paî l'expression du regret que vous éprouvez de devoir renoncer à vos études. Vous étiez si heureux dans cette maison : vous j laissez des amis si affectueux, des maîtres si bienveillants et si dévoués. C'est maintenant surtout que vous appréciez ces avantages bien mieux qu'auparavant.
Mais enfin, il vous faut obéir à la nécessité. Vous êtes l'aîné de la famille, et la reconnaissance filiale vous fait un devoir d'aider votre père, qui s'est sacrifié si longtemps pour vous et qui maintenant sent déjà les fatigues de l'âge.
Vous remerciez votre ancien directeur de toutes les bontés qu'il a eues pour vous, et vous osez espérer qu'il voudra encore, comme par le passé, vous aider de ses conseils. Vous lui demandez la permission de lui écrire de temps en temps.
IV. Céline, pensionnaire à ,.., remercie sa maman dont elle vient de recevoir le portrait en médaillon» (Même sujet pour jeunes gens.)
Commencez par exprimer votre bonheur. La possession de ce portrait vous console de la séparation. .
Ce portrait ne vous quitte pas, il repose toujours sur votre cœur. Désormais vous n'êtes plus seule, vous croyez être auprès de votre mère ; vous lui confiez vos impressions : quand vos pensées sont gaies, sa figure vous semble radieuse ; quand vous êtes triste , on dirait que son front se voile.
Le soir, quand vous faites votre prière , vos yeux s'attachent encore sur ce portrait bien-aimé, et les lèvres entr'ouvertes de votre mère semblent murmurer en même temps que vous les saintes paroles qu'elle vous a apprises.
Le matin, à votre réveil, votre première pensée est pour elle.