‹ Cours pratique de l'art épistolaireChapitre 77 sur 86 · I. Gustave à son ami Emile. (Même sujet pour demoiselles · texte numérisé non relu

I. Gustave à son ami Emile. (Même sujet pour demoiselles

Fadretse ? — 3* Quels sont, en général, les moyens que Von peut employer avec avantage dans une lettre d'eicuftds ? •— 4. Doit-on toujours chercher à atténuer ses torts? — 5. De quoi faut-il surtout tenir compte pour la manière de s*eicu9er? — 6. Le même ton convient-il à toutes les lettres d'excuses? Le ton badin peut-il parfois être employé avec succès ? Quelle mesure faut-Il y mettre ?

CONSEILS

Depuis deux jours Emile montre de Thumeur. Plaiaantez-le sur sa longue mine de boudeur. Vous n'avez pas été longtemps à vous apercevoir de son mécontentement, mais vous en cherchez en vain le motif.

Vous admettez que vous ayez pu avoir quelques torts ^ mais vous êtes bien sûr de ne pas avoir manque à la bonne et vieille amitié qui vous a toujours unis. Il faut plus d'indulgence dans l'amitié. Ces refroidissements sont pénibles et vous affligent beaucoup. Vous aviez essayé de lui écrire sur un ton léger et badin, mais vous avez le cœur trop serré pour continuer.

Vous voulez une explication franche. Si les torts sont de votre côté, vous êtes prêt à les reconnaître et à les réparer.

Vous attendez une réponse immédiate, qui mette fin à vos peines.

II. Lettre d'excuses de Samuel à sou professeur, (Même sujet pour demoiselles.)

CONSEILS

Jacques, votre condisciple, se trouve menacé d'une forte punition : on l'accuse d'avoir écrit de vilains mois sur les murs de l'école. Or, c'est vous qui êtes le coupable.

Vous écrivez à votre professeur pour faire un aveu que vous n'avez pas osé lui faire en personne.

Vous exprimez vivement le regret que vous éprouvez de lui avoir fait de la peine. Vous ne compreniez pas la portée de ces vilains mots.

Vous demandez le pardon de la faute commise, et vous êtes prêt à subir la punition que vous méritez.

IIL Jules à sa petite sœur Lise.

Jules a jeté dans la cave la jolie poupée de sa sœur. La

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poupée est cassée ; mais Jules était bien en colère, car Lise venait de détruire les deux plus belles tulipes de son petit jardin, et elle doit bien avouer qu'elle y a rais un peu de malice.

Jules regrette sa vivacité. Il attend avec impatience le premier jour de congé pour embrasser sa petite sœur et lui apporter une jolie boite de fruits confits, cadeau de sa marraine.

Malheureusement la boîte est presque vide ; mais que sa mère n'en sache rien, car Jules passerait pour un gourmand.

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