‹ Cours professes à l' Ecole des mines de Paris, Deuxième partie. Cours d'exploitation des minesChapitre 31 sur 53 · DU BOISAGE ET DU HURAIUSHENT COURANT DANS LES MINES · texte numérisé non relu

DU BOISAGE ET DU HURAIUSHENT COURANT DANS LES MINES

manche, ou le petit tuyau, qui conduit ces eaux, soit à un réservoir spécial, soit au puisard. Ce dispositif se nomme une gargouille.

Ce qui précède constitue le travail ordinaire du muraillement d'un puits. C'est le procédé en quelque sorte normal. U suppose un terrain assez résistant pour qu'on puisse d'abord le foncer sur un certain nombre de mètres, et ensuite y établir des banquettes sur lesquelles on établira des coulisses dans des conditions acceptables de solidité*

La figure 181 donne une idée générale du mode de travail ci-dessus décrit. Elle suppose le puits entièrement muraille jusqu'au jour au-dessus de ravant-dernière reprise AB.

On vient de creuser, en boisant, selon les besoins, jusqu'à la hauteur CD, à laquelle on veut poser la nouvelle reprise. On a laissé une corniche sous la roulisse AB ; on a creusé un puisard en contrebas de €D. La nouvelle roulisse est en place, et on commence à éle* ver au-dessus la maçonnerie qui viendra se fermer en dessous de la roulisse AB, en enlevant la corniche.

(199) A mesure que le terrain devient moins résistant, on est conduit à augmenter le nombre des roulisses, ou à diminuer leur ëcartement, et bientôt à demander àun point d'appui supérieur, la solidité qu'elles ne trouvent plus, à un degré suffisant, dans la corniche sur laquelle on les pose.

Ces roulisses pourront être ainsi placées à des distances de 2 mètres et au-dessous, chacune d'elles étant reliée à la roulisse supérieure par un système d'écoins ou de plateaux fortement cloués sur Tune et sur l'autre, en remontant jusqu'au dernier cadre à pattes qui a pu être placé dans un rocher solide, ou, à défaut d'un tel cadre, jusqu'à un point d'appui qu'on se procure au jour.

Ce point d appui peut être obtenu de diverses manières.

On peut, par exemple, avoir un grand cadre porteur dont les extrémités reposent sur le terrain directement, s'il est bon, ou, s'il est mauvais, par l'intermédiaire de madriers épais couchés en tra* vers des pièces.

On peut aussi avoir une série de pièces de bois (/ig. 182) dis-

posées suivant des rayons du puits, à Tinlérieur duquel ils dé-

bordent au plus de 10 à 12 centimètres. Ces espèces de corbeaux, dont on peut augmenter le nombre autant qu'on veut, sont percés d'un trou vertical recevant .rextrëmité filetée d'une longue tige de fer, munie d'une sorte de patte recouii>ée à angle droit, qu'on engage sous une roulisse, et qu'on met en charge à l'aide d'écrous agissant sur la partie filetée.

Ces tiges de fer sont pourvues de rallonges, pour que les pattes puissent être appliquées successivement sur les diverses roulisses. Les pièces de bois sont chargées de poids à leurs extrémités, si elles reposent directement sur le sol. D'autres fois, elles sont engagées dans le terrain, derrière la première reprise maçonnée, et celle-ci est empêchée de descendre par suite de la forme conique qu'on a soin de lui donner extérieurement, d où il résulte que, pour descendre, elle devrait, non pas seulement vaincre les frottements du terrain, comme si elle était cylindrique, mais encore produire sur le terrain un refoulement impossible.

(IBOO) Si le terrain est très-coulant, et que le puits, d'abord boisé suivant le système décrit au n* 187, doive ensuite être muraille, on se trouve dans un cas analogue à celui qui a été indiqué au n"" 194 pour les galeries.

11 convient de procéder en suivant les mêmes errements.

Le muraillement se fera en une fois, de bas en haut. On commencera par assurer la base de cette maçonnerie, au moyen d*un radier en forme de voûte hémisphérique ou plus ou moins surbaissée, sur les coussinets de laquelle on posera les premières assises du muraillement.

Le travail courant devra toujours être conduit de manière que chaque partie de la surface du terrain soit soutenue, jusqu'au moment même où on la met en contact avec la maçonnerie ; ainsi, les cadres doivent être enlevés pièce par pièce, et les garnitures en palplanches, si on ne les laisse pas en place, sont arrachées progressivement de bas en haut, l'arrachement d'une série ne se complétant que lorsque l'extrémité de la série précédente est déjà engagée derrière la maçonnerie.

En opérant de cette manière, l'extérieur de la maçonnerie se

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