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LÉGENDES DES PLÂNG&ES

Planche I. — Vîgwpem 1 A tO.

FiG. 1« — N* lO. — Cette jBgure montre ce qu'on entend par lindmaUon et la direetion d'un gîte, lequel, abstraction faite de sa puissance, est assimilé à une surface courbe se confondant soit avec celle de son toit, soit avec celle de son mur.

AB étant la trace horizontale de cette surface, la tangente mr au point m est la direction en ce point.

Un plan vertical perpendiculaire à HM' en m donne, par sa trace horizontale, la projection P^P/ de la ligne d^inclinaisan^ et la pointe de la flèche indique le sens du plongement.

Rabattant ce plan vertical autour de P^P/ comme charnière, la courbe CD est la trace du gîte sur le plan vertical, la tangente PP' à la^urbe CD est la ligne dlnclinaison, et cette inclinaison est mesurée par l'angle P^mP=:P/mP^=a, que cette tangente fait avec le plan horizontal.

FiG. 2. — N* tO. — Cette figure montre comment on peut définir, pour les deux éléments ci-dessus (la direction et l'inclinaison), leur orientation en un point quelconque par rapport au

432 COURS b'£XPL01TmON DES MINES.

méridien NS, qu*il s'agisse d'ailleurs du méridien Trai ou du méridien magnétique. On aura toutes les positions possibles de la ligne MmM' de la figure précédente en faisant varier Tangle NmM', de 0 à 90* vers Test ou vers Pouest, ou de 0 à 180*, si Ton convient de compter toujours les angles dans le même sens (du nord vers le sud en passant par Test, par exemple).

On aura, à la fois, l'inclinaison et la direction, en faisant varier Tangle de la droite mPp tracée dms le sens de la fièehe^ de 0 à 360"^. Ainsi, par exemple, en disant, d'après la figure, que Pinclinaison est d'un angle a, et que la ligne d'inclinaison est dirigée sur SOS"", on saura que le gite est dirigé Nord oS"" Est, ou Est 55"" Nord, et qu'il plonge vers Touest d^un angle a.

FiG. 5. — N" 15. — Exemple d'une couche barrée^ c'est-à-dire dans laquelle la matière utile est divisée parallèlement à la stratification par des nerfs de matière stérile a, bj c, plus ou moins continus.

FiG. 4. — N* 15. — Exemple d'une bifurcation de couche, c'e5t-àdire d'une couche unique se changeant en deux couches distinctes devant être exploitées séparément, par suite du développement progressif d'un nerf.

FiG. 5, — N* 16. — Exemple d'une couche en chapelet, présentant une série de renflements, dits aussi bouillards^ ou eoujiéa, séparés par des étranglements, ou serrées.

Ces accidents pourraient être contemporains du dépôt de la couche; mais ils lui sont postérieurs et doivent être atlribuës à des mouvements de terrain dans lesquels la matière, encore piteuse et plus ou moins plastique, a été soumise à des pressions inégales, toutes les fois qu'ils sont accompagnés de dénivellations, ou bien que les changements de puissance surviennent assez brusquement pour rendre sensible à l'œil, en un point donne, le défaut de parallélisme du toit et du mur.

FiG. 6. — N* 16. — Exemple d'une couche brouillée, c'est-à-dire

dans laquelle le toit et le mur ne sont plus réglés, et la matière du gîte est clle-môme plus ou moins altérée. Ce brouillage est produit par les phénomènes de soulèvement qui ont amené des inégalités de pression, et produit en certains points le concassage ou le broyage de la matière de la couche et des roches encaissantes.

FiG. 7, 8, 9, — N* 16. — Exemples des effets produits par une dénivellation due à un phénomène de ' soulèvement. On observe toutes les nuances entre une cassure franche et nette, telle que AB (fig. 7), et un simple plissement (fig. 9), dans lequel les roches, d*une nature suffisamment plastique, se sont simplement contournées et étirées d^ns le sens AB sans se rompre.

Fig. 10. — N"" 16. — Exemple de l'accident désigné sous le nom de défaut de masse. C'est un changement de puissance qui se. produit, non par l'amincissement de Tcnsemble des bancs qui composent le gîte, mais par l'enlèvement ou la suppression des bancs supéiieurSi grAce à un phénomène d'érosion postérieur au dépôt.

Planohe !!• - Eigurem f f A 81.

FiG. 11 et 11 bis. — N* 16. — Cette figure a pour objet d'indiquer les altérations diverses qu'ont pu amener les agents atmosphériques, soit au voisinage des affleurements, soit à l'approche des cassures, ou failles^ qui recoupent souvent les couches et donnent accès à ces agents.

Fie. 12. — N** 17. — Exemple des replis et contoumements que peuvent présenter, dans leur ensemble, les différentes couches d'un terrain sëdimentaire donné.

Une couche spéciale, telle que MN, considérée dans ce terrain, fait en A une selle^ en B et D des fonds de bateau. Si en C la selle

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n'existe plus, parce qu'elle a été enleTée par des érosjons postérieures, on dit que cette selle se fait en Vair.

FiG. 13. — N** 17, — Autre exemple de replis et de contouraements, dans lequel les ondulations de la figure précédente sont remplacées par des contours anguleux plus ou moins nets, et les couches relevées en certains points d'un angle supérieur à 90\

Les points tels que A et B, qui correspondent aux selles et aux fonds de bateau de la figure 12, reçoivent ici la désignation de crochons ; les parties telles que AB et CD prennent le nom de plats ou de plateurs , les parties telles que AC où la couche est renversée, le toit étant en dessous et le mur en dessus, prennent le nom de droits ou de dressants. Lorsqu'un crochon n'est pas horizontal ni même exactement rectiligne, ce qui est le cas habituel, son inclinaison se nomme son ennoyage.

On voit sur la figure deux lignes ponctuées verticales, supposées représenter un puits de mine en élévation. Elles montrent comment un tel puits, dans le cas d'un système de dressants et de plateurs, peut recouper plusieurs fois une même couche donnée. La figure indique trois de ces rencontrea; on en a quelquefois quatre ou cinq, et même davantage.

Fre. 14. — N"" 19. — Exemple montrant comment, en général, une cassure ou faille, lorsqu'elle est accompagnée d^une dénivellation, doit rester nécessairement plus ou moins ouverte, par suite des ondulations plus ou moins prononcées de la surface suivant laquelle la cassure s est produite.

FiG. 15 et 16. — N* «O. — Ces figures ont pour but de montrer comment une faille restée ouverte, et accessible, par cela même, aux émanations ou aux dissolutions venant de l'intérieiu* de la terre, doit présenter une structure cristalline plus ou moins nette, et une disposition rubannée plus ou moins symétrique, soit par rapport aux épontes, soit par rapport aux fragments de

APPEKDICB.

ces épontes qui peuvent être empâtés dans l'intérieur même du gite.

FiG. 17. — N* SO. — Exemple d'un filon bien rassemblé dans un terrain solide.

Fifi. 18. — N^ SO« — Exemple d'un filon disséminé dans une roche peu solide^ dont les ëboulements suficessifst postérieurs à la formation de la JEénle, ont produit une sorte de brèche occupant une 2one plus ou moins large, et ayant ses divers fragments empâtés par les gangues et les minerais qui sont venus sa déposer dans le filon.

Fifi. 19. — N^ S4t. — Disposition d'un /i/on-cottd^, c'est-à-dire d'un gisement qui est, quant à son origine, un véritable filon, mais qui est parallèle à la stratification, cette stratification ayant offert une ligne de moindre résistance, suivant laquelle la cassure du terrain s'est produite*

FiG. 20. — N^ 24. — Disposition d'un filon dit en escalier^ produite par ce fait que la stratification étant àpeu près parallèle à la ligne MN suivant laquelle la cassure du terrain tendait à se produire, cette cassure a été localement déviée aux points A et B et a suivi, sur une certaine distance,. Aa et Bfr, le sens môme de la stratification ; de sorte qu'à la ligne droite MN s'est substituée la ligne brisée MAaB6N'.

Fio. 21 . — N'' S4I» — Uaposition d'un filon dit de emtaet. Ce gîte est intercalé entre deux terrains différents^ qui sont simplement juxtaposés et non soudés intimement lun à l'autre. La surface de contact est évidemment une ligne de moindre résistance ou un joint de facile division. Un tel gite s'est donc formé par le même mécanisme que le filon-couche de la figure 19, ou que les marches Aa et ib du filon en escalier de la figure 20.

Planche m. — Vî§parem ftZ à, 84.

FiG. 22. — N"" 81. — Figure servant à établir les conséquences géométriques de la régie de Schmidt, ou régie de l'angle obtus, qui consiste en ce que, lorsqu'une rupture, ou faille, s'est produiteet a été accompagnée d'un mouvement relatif des deux régions du toit et du mur de la faille, ce mouvement est généralement assimilable à tin glissemetit^ dans lequel le toit de la faille s'est déplacé en descendant sur le mur suivant la ligne de plus grande pente.

11 en est résulté que, sauf le cas où le gite serait à la fois vertical et perpendiculaire au plan de la faille, les deux parties de ce gite séparées par la faille ne sont pas en prolongement Tune de l'autre, et ont été ainsi rqetées l'une par rapport à l'autre.

On distingue :

Le rejet suivant la petite de la faille, représenté en projection en 0D\ et en vraie grandeur sur le rabattement OD ;

Le rqet vertical égal à DIK ;

Lerqet hùri%ontal suivant la faille égal à OS ;

Le rejet horizontal perpendiculaire à la direction du gtte éga àOE;

La plus courte distance dans le plan de la faille égale en vraie grandeur à OF ;

La plus courte distance absolue^ perpendiculaire au plan du gite et égale à OG.

Le rejet donne lieu en plan à un espace stérile compris entre deux lignes parallèles TOV, T'D'C. (Voir le texte des n"» 81 et 32.)

Fio. 23. — N^ 88. — Cette figure, analogue à la précédente, a pour objet de montrer qu'il n'est pas toujours possible, à la seule inspection, de déterminer le sens dans lequel, après avoir marché en direction sur le gite, suivant MO, il faudra se détourner horizontalement dans le plan de la faille, pour aller retrouver le point S. On voit oue pour certains cas, une simple variation dans la

grandeur des inclinaisons suffit pour changer la direction à suivre^ soit OS^, soit OS..

On voit facilement que dans le cas de pentes disposées comme l'indique la figure, on aura le sens OS, avec une faille suffisamment plate et un gtte suffisamment dressé^ et le sens OS, avec les conditions inverses d'une faille rapprochée de la verticale et d'un gtte rapproché de Fhorixontale. (Voir le texte du n"* 88.)

FiG. 24. — N* 84. — Exemple d'un cas où la règle de Schmidt ne donne plus rien^ les deux parties du gîte séparées par la cassure n'étant nullement parallèles l'une à l'autre. La cassure est due ici, non à un soulèvement, mais à un plissement sous un angle aigu, auquel n'a pu se prêter la plasticité imparfaite du terrain.

Fio. 25. — N^ 86. — Cette figure et les suivantes, jusqu'à la figure 34 inclusivement, donnent quelques exemples des aspects variés qu'offre la représentation géométrique des gisements soumis aux divers accidents d'allure définis précédemment.

Une série de selles et de fonds de bateaux, ou de plats et de droits, qui se succèdent et qui n'ont pas d'ennoyage, donnent en projection, si on les coupe par un plan horizontal, une série de droites parallèles A', B', C\

FiG. 26. — N"" 86. — Si ces mêmes replis et contoumements ont un certain ennoyage dans un sens déterminé, les droites parallèles ci-dessus sont remplacées par des lignes convergentes, qui font entre elles des angles d'autant plus aigus que l'ennoyage est plus faible, et qui sont raccordées par des courbes ou se coupent à angles vifs^ selon que l'on a des selles et des fonds de bateau plus ou moins développés ou des crochons.

Fi6. 27 et 28. — N" 86. — Ces figures, qu'on doit rapprocher de la figure 25, s'appliquent au cas où l'ennoyage, généralement incliné, change de sens d'inclinaison, et a, par conséquent, un élément horizontal. Dans la figure 27, on suppose que l'ennoyage va en montant, et dans la figure 28 qu'il va en descendant, de

GOURS D'EIPLOITATIOll DES MINES.

part et d'antre de l'élàment horizontal. La comiie fermée kV de la figure 27 est une cuvette^ dans laquelle la couche existe cair d&fsous du plan horizontal ; la courbe fermée B'C de la figare 28 est au contraire un dm d'âne^ dans lequel la cottche^iîflte avr digssus de ce même plan.

Fw. 29 et 30. — N* SA. — Ces deux figures correspondent respeo tivement aux figures précédentes 27 et 28 ; elles supposent qu'an lieu d'avoir des oodulations en forme de .selles ou de fonds de bateau, les couches présentent des dressants et des plaieurs, séparés par des crochons qui sont généralement formés d'éléments rectilignes xacoordés par quelques coudes brusques. La couche existe m^dsKan du périmètre fermé A'B' de la figure 29, comme au-des^ du périmètre fermé B'C de la figure 30. Les contours fermés k'Sf des figures 27 et 2ft, et W£f des figures 38 et 50, sont respectivement accompagnées des lignes indéfinies V (fig. 27 et 29) etA' (fig. 28 et 30).

On voit, ainsi qu'on Ta déjà dit, comment des allures relati- Tement simples à définir d'une manière géométrique, peuvent donnerlieu à des figures assez complexes, avec lesquelles il fout que l'esprit «e femiliarise. (Voir le texte du n*" SU.)

Fio. 31 . — N* 86. — Projection horizontale d'un champ d'exploitation compris entre deux niveaux donnés A'B'C, A^B^C^, qui se poursuivent dans<un.sjstème de deux HwPflymfg et d'une plateur séparés par des crochons qui ont un certain ennoyage. (Voir encare.le texte du n"" se.)

ïio. 32. — ISf* 87. — Apparence produite sur le plan horizontal dans le cas où un rejet, après avoir commencé en un point M, irait en s'ouvrent de plus en plus dans toute l'étendue du plan. L'espace stérile serait alors figuré, non par deux lignes parallèles comme à la figure 22, mais bien par deux lignes diveigentes m et HN'.

fta. 35. — H* B7. — Appscrenoe qu'o{iï*e sur fe plan horizontal un lejet dont l'amplitude n'est pas eonstute, mais qui commence

. en un point M, prend progressivement une certaifle amplitude et décroît de nouveau pour mourir en un point N. Au lieu dV voir deux lignes parallèles comme dans la figure 22, ou deux lignes divergentes comme dans la figure 32« l'espace stérile correspondant au rejet présente deux lignes qui, après avoir d'abord divergé du point M, puis après avoir pendant un certain temps couru à peu près parallèlement Tune à l'autre, convergent de nouveau vers l'autre point N.

FiG. 34. — N** 37. — Apparence produite sur le plan horizontal par un rejet d'une amplitude donnée, affectant un gîte qui, au lieu d'être plan, présente une série de replis et de contournements antérieurs à la production du rejet. Les deux intersections MN et M'M', faites dans les deux parties du gite par le plan de la faille, sont formées par la même courbe ayant glissé parallèlement à elle-même d'une certaine quantité. Il en résulte que l'espace stérile compris entre ces deux courbes offre des apparences de renflements et d'étranglements successifs , et qu'il pourrait même, en certains points, être remplacé par des parties où le gite, au lieu d'être supprimé, semblerait redoublé sur luimême. On répète que l'esprit doit se familiariser avec toutes ces complications, et se représenter que les figures les pluscomplexes en apparence peuvent résulter de la combinaison d'éléments susceptibles d'une définition géométrique simple.

Plaucbe IV. — Eîgurem 85 et 36.

Fio. 35. — N^ 43. — Cette figure et les suivantes, jusqu'à la quarante-sixième inclusivement, sont la représentation de certains gisementsdélerminés, qui rentrent soit dansla classe descouches, soit dans celle des filons, soit dans celle des amas. Us sont brièvement décrits dans le texte, à titre d'exemples.

La figure 35 représente en particulier les couches du bassin houillerdeMoos, bassin en quelque sorte classique par le grand nombre de coucbes qu'il renlerme, par leurs variations régu-

lières de qualité, à mesure que Ton considère des couches pins profondes, et par les circonstances remarquables qu-y présenta leur allure.

La figure est une coupe perpendiculaire à la direction moyenne des couches.

On distingue en allant du sud au nord :

La région des dressants et des plateurs ;

Celle des grandes plateurs, ou des combles du midi;

La naie, ou fond de bateau, que forme le bassin considèri dans son ensemble ;

La région des grandes plateurs, ou des combles du nord.

Ce bassin est remarquable par l'empreinte qu'il conserre, malgré le relief très-peu accidenté du sol, des phénomènes violents de soulèvement d'abord, et ensuite d'érosion, dont il a été le théâtre. (Voir le texte n"" 43.)

FiG. 36. — N" 44. — Coupe du bassin houiller de Liège, qui est, comme le précédent, un épanouissement de la grande zone carbonifèi'e qui s'étend depuis le Pas-de-Calais jusque sur la rive droite du Rhin. Cette coupe fait ressortir certaines analogies et certaines différences entre les deux bassins de Liège et dcMons. (Voir le texte n"" 44.)

Planche T. — Pl^^iires 87 A 89.

Fie. 37. — N** 45. — Coupe partielle du bassin houiller deNewcastle. Ce bassin diffère essentiellement des précédents par un nombre de couches beaucoup moindre, par une puissance totale en charbon sensiblement inférieure, par un développement super* ficiel beaucoup plus grand (qui compense, et bien au delà, la moindre richesse par hectare), et enfin par des couches plos puissantes, beaucoup Aiieux réglées dans leur allure et d*ufle exploitation beaucoup plus facile.

Les seuls accidents importants sont des failles, dont une atteint jusqu'à 180 mètres, et a dû, lors de sa production, déterminera

« APPK2IDIGE 441

la surface une dénivellation que d'énormes érosions ultérieures ont fait entièrement disparaître.

F». 38. — N* 46. — Cette figure est une coupe du bassin houiller de la GraiidXombe, le plus important , dans son ensemble, de tous ceux que renferme le midi de la France au sud du parallèle passant parSaint-Ëtienne.

Comme beaucoup de bassins houillers de France, il se distingue du bassin franco-belge j)ar un moindre nombre et par une plus grande épaisseur individuelle des couches.

Les couches y sont généralement bien réglées, quoique affectées sur un point par un grand accident qui dépasse en importance ceux que nous avons signalés précédemment. Nous vou* Ions parler du grand rejet accompagné de plissement qui vers l'est amène en regard l'un de l'autre les deux étages carbonifères, et auquel d'autres accidents moins importants semblent -ce subordonner. (Voir le texte n"* 46.)

FiG. 39. — N^ 47. — Coupe du bassin houiller de Ronchamp (Haute- • Saône). Cette coupe est indiquée comme exemple d'un bassin houiller limité en étendue et en richesse, comparativement aux précédents, quoique ayant encore une grande importance locale. Ce caractère sporadique, en quelque sorte, qui a disséminé la richesse houillère sur un grand nombre de points dont la plupart n'ont individuellement qu'une importance secondaire et locale, est un trait qui distingue essentiellement le centre et le midi de la France de la partie septentrionale et des pays contigus.

Planche TI. — Fif^nreM 40 et 4f •

Fio. 40 et 41 . — Hf 48. — Ces figures font connaître, en coupe et en plan, la disposition du système de filons exploité dans la mine Maria-Adalbert aux environs de Przibram (Bohème). (Voir le texte n"" 48.)

Planohe TII. — Flipure 42.

Fio. 42. — ^ 49. — Cette figure montre, à une échelle réduite, Tensemble des filons de TEtzgebirge, aux environs de Freiberg. Ce système très-complexe renferme un très-grand nombre de filons qui se coordonnent à trois directions moyennes, et dans lesquels une étude attentive et persévérante, œuvre de plusieurs générations d'ingénieurs, a fait reconnaître jusqu'à huit périodes distinctes de remplissage. Quelques-unes de ces périodes semblent très-modernes. (Voir le texte du n* 40.)

Planclie TIIL — Fi^iipes 43 ^ 47.

Fis. 43. -^N* 50. — Cette figure représente, à la même échelle que les figures 40 et 41, la mine du Comouailles dite Fov?ey-Co&sols.

En rapprochant les figures 40 et 43, on voit sur deux exemples, qu'on peut à bon droit considérer comme classiques, la disposition générale que peut présenter un système de filons développés d'une manière normale. (Voir n^ 4M et 50.)

Fie. 44, — M* SI. — Cette figure et les deux suivantes se rappartent à des exemples de gisements en amas. La figure 44 doDiie deux coupes horizontales du gîte houiller de Montchanin, formant un amas remarquable par ses dimensions, qui doit être considéré comme un renflement d'un ensemble de couches ayant, dans leur ensemble, la disposition en diapelet représentée figure 5.

F». 45.— N^SB. — Coupe dtt gfte de fer spafliîfue du Stahlbeq;. Ce gisement est un esemple d'une disposttioii en forme d'amas qui caractérise souvent ies filoas de fer spathique, par exemple dans les Pyrénées, dans l'Atlas, etc., etc.

APPnroiGi.

Rb. 46. — N* S4U — Coope du gisement de fer fort de Saint-Pancré (Moselle). Ce gisement est formé d'mie série d'amas, remplissant des fentes pins on moins irréguliàres, ou épancliés à la surface. Ces amas sont, comme le gisement précédent, formés par un mécasdsme analogue à celui des filons, tandis que les amas de Montebanin (n* M) et de Mokta (n* 5B) sont de Yéritables couches quant au mode déformation. La figure 46 représente en piaules difTérentes cavités mises à découvert par les travaux d'exploitation. On Toit que, malgré leur dissémination, elles se coordonnent à certains alignements déterminés. (Voir le texte des n"* 51, 6!eet64.)

Fio. 47. — N* 76. — Cette figure se rapporte à la théorie des puito artésiensj que Ton crée en établissant des trous de sonde qui aboutissent par le bas à des nappes aquifères formées par des couches perméables comprises entre des couches relativement imperméables.

Les faits sont entièrement d'accord avec cette théorie, et expliqués dans tous leurs détails par Tapplication des règles les plus simples de l'hydrostatique et de l'hydraulique., (Voir les n*» 70 à 79.)

Planche IX et X. — F%nree 48 A 68 et 69 A 76.

Fi6. 48. — N* 8». — Cette figure et les suivantes, jusqu'à la figure OS, rcjpi^seDlent les diverses parties de l'outillage spécial au sondeur.

La figure 48 représente un assemblage des tiges de sonde dit à enfourcbemeni»

FiG. 49. — N"" SZ. — Cette figure représente un assemblage à vis, préféré au précédent, bien^^que ne permettant pas de forcer <en tournant dans tes devx sen.

la préférenoe est due à Tabsence de pièees mobiles (boulons et écrous) et à on assemblage plus pn>mpt, qui peut toujours

414 COURS D'EXPLOITATIOll DES MINES.

être serré à fond, et qnu par conséquent, reste rigide, mèoie quand les tiges se sont plus ou moins déformées par le travail. On voit, dans les deux figures ci-dessus (48 et 49), en dessoos du nœud formé par un assemblage, une sorte d'embase qui sert, au moyen d'une clef, à suspendre une longueur quelcooque de tiges au-dessus du trou. (Voir plus loin la légende dek figure 94).

FiG. 50. — N"* 89. — Assemblage des tiges de bois qu'on prifére assez souvent aux tiges en fer, dans les grands sondages, à cause de leur moindre poids, surtout lorsqu'elles sont immergées dans Teau qui remplit toujours le trou en creusement.

Fi6. 51 . — N*" 88. — « Joint à coulisse de Œynhausen, permettant de composer' la tige qui manœuvre dans le trou de soiuie, de deux parties, dont Tinférieure seule, portant Toutil, est soumise aux réactions que produit le choc de Toutii pendant k battage.

Fie. 52. — N* 84. — Outil à chute libre de Kind : l'oulil se détache au moment où les tiges commencent à redescendre som l'action de la pesanteur.

Fio. 52 bis. — Autre outil à chute libre de M. Escher. (Toii'poitf les figures 52 et 52 bis^ le texte du n*" 84t.)

FiG. 53. — N"" 84. — Ensemble et détails de l'outil à chute libff de MM. Degousée et Laurent, qui fonctionne lorsque les tiges, dans leur mouvement ascendant, l'ont élevé à une hauteur doo^ née ; hauteur constante pendant une opération de battage, mau pouvant varier d'une opération à Tautre, en changeant les haa leurs du poids mort qui détermine le dégagement de la lêt^ de l'outil.

tio. 54. — W 84. — Outil à chute libre de M. Dru, qui détermine le dégagement de l'outil par l'effet de l'arrêt brusqoe contre un ressort limitant la course ascendante des tiges.

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FiG. 55. — N"" 85. — Guide pour assurer la verticalité de la tige et renipècher de fouetter contre les parois du trou.

FiG. 56. — N"" 85. — Parachute limitant l'accélération de la tige, dans le ca^ où, par quelque fausse manœuvre, elle échapperait aux mains des ouvriers pendant la remonte ou la descente de Toutil.

FiG. 57. — N* 86. — Tète de la sonde — permettant de faire tourner la sonde pendant le battage du trépan, de manière à forer un trou rond, même avec un simple tranchant.

FiG. 58 et 59. — N"^ 86. — Systèmes un peu plus complexes que le précédent, mais permettant de maintenir toujours la tète à la même hauteur, pendant que le trou s'approfondit par le battage, jusqu'à ce 'que l'on ait la place de mettre une rallonge. On voit sur la figure 59 une disposition qui permet de mesurer à chaque instant avec une grande précision Tapprofondissement obtenu par le battage.

FiG. 60 à 65. — N» 87. — DifTérentes formes que peut recevoir le trépan^ outil fondamental, au moyen duquel on fait le travail du battage, pour approfondir le trou.

Le trépan simple^ figure 60, convient jusqu'à O^^^SS ou (f^^ZO de diamètre en plus.

Le trépan à téton ou à amorce j figure 61 , convient pour les roches dures, et des diamètres de 0'°,25 à 0",50 au plus.

Le trépan à omîtes^ figure 6^2, a l'avantage de contribuer à l'alésage du trou ; mais il est d'une réparation difficile.

Le trépan composé^ figure 63, indispensable aux diamètres de 0°',50 et au-dessus, a l'avantage d'être, au contraire, d'une réparation prompte et facile, quel que soit le diamètre du trou.

FiG. 64 et 65. — N* 88. — Alésoirs servant à égaliser les parois du trou, et à l'agrandir dans les points où il a tendance à se rétrécir, par le foisonnement ou la poussée au vide de certains terrains.

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