‹ Cours theorique et pratique d'accouchemens (volume 2)Chapitre 27 sur 34 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

De F accouchement mécanique , ou qui exige l'emploi des instruments.

Parmi les accouchemens non naturels ,

DE L'ART DES ACCOUCHEMENS

il en est qu'il serait très-difficile , même dangereux, de terminer avec la main seule, quoiqu'il n'y eût aucune disproportion entre le bassin de la mère et le corps de l'enfant. Tels seraient , par exemple , ceux dont un accident quelconque exigerait la prompte terminaison, lorsque la tête, déjà engagée, n'aurait pas encore franchi le col de la matrice. Il est vrai que les instrumens , dans ce cas-là , ne seraient que préférables à la main ; mais ils seraient au moins exclusivement indiqués, lorsque la tête, complètement descendue dans le vagin , ne pourrait plus rentrer dans la matrice , dont elle aurait franchi le col , et que des circonstances urgentes ne permettraient plus aucun retard. Enfin , l'emploi des instrumens est d'une absolueetindispensable nécessité, toutes les fois que le bassin est très-étroit, ou l'enfant très-volumineux. Car alors , point de milieu ; il faut agir sur le corps de ce dernier , ou pratiquer quelque opération sur celui de la mère , pour faire cesser la disproportion qui rend les efforts de la nature impuissans.

Tous les accouchemens qu'on termine avec des instrumens se nomment communément laborieux , quoiqu'il y en ait qui offrent très-peu de difficulté. Une dénomination aussi impropre et aussi inexacte doit donc disparaître des livres élémentaires , pour être remplacée par une autre plus conforme à l'objet qu'il s'agit de représenter. Or , celle à' accouchemens mécaniques, que nous avons adoptée, paraît avoir ce dernier avantage , puisqu'elle convient à tous les accouchemens où la main seule ne peut suffire.

Nous ne ferons point ici rémunération de tous les instrumens qu'on a introduits dans la pratique de cette branche de la chirurgie ; elle paraîtrait beaucoup plus ennuyeuse qu'utile , surtout dans un ouvrage où nous avonspourbut de dire uniquement ce qui est nécessaire. Nous n'exposerons donc que ceux dont l'utilité est généralement reconnue, et nous les diviserons en deux séries : la première comprendra les instrumens mousses , qu'on n'applique directement que sur le corps de l'enfant ; dans la seconde , Usera questiondes instrumens tranchans ou aigus , avec lesquels on opère non-seulement sur l'enfant, mais encore sur la mère.

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