‹ Cours théorique et pratique d'accouchemens (volume 3)Chapitre 7 sur 31 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

jOe racccmchement naturel.

L'iccoucHEMENT uaturel est alnsî appelé, parce qu'il se termine par les seules forces de la uature ou sans le secours de l'art On peut le considérer comme le complément de la grossesse. C'est une opération plus ou' moins tumultueuse qui change les rapports de la femme avec le produit de la conception , et qui , en les séparant l'un de l'autre, les fait passer à une nouvelle existence. Alors le fœtus naît pour commencer une vie plus complète, et la matrice, ^près s'être agrandie pendant Fespace de neuf mois, se contracte pour revenir à son état ordinaire ou primitif.

Mais ce nouvel ordre de choses ne s'établit pas brusquement et d'une manière instantanée; on observe, au contraire, que l'accouchement présente différent/es périodes , et que l'œuf ne sort presque jamais qu'eu détail. Ce sont pour ainsi dire pluiSieurs accouchemens partiels qui se succèdent dans un ordre fixé par la nature, et qui constituent l'accouchement total. D'abord , la matrice se de1)arrasse de 4'eau de Famnios ; puis elle se resserre et s'applique immédiatement sur le fœtus qu'elle expulse à son tour ; bientôt après le placeuta est /chassé avec lès membranes , et la femme est délivrée ; eufîn quelauês caillots de sang sortent encore ; les lochies coulant pendant quelques jours , et la femme n'a plus qu'à nourrir de /son lait un nouvel individu dont elle se glorifie d'être mère.

L'expulsion successive des eaux de Famnios , du fœtus , de l'arrière-faix et des lochies , telle est donc la marche qu'on observe presque toujours dans l'accouchement naturel ; tel sera aussi l'ordre que nous suivrons, pour en étudier le mécanisme et les phénomènes. Nous négligeons entièrement le^ divisions purement scolastiques qu'on trouve là^i^hs auteurs , el qui n'offrent qu'un jargon inutile et presque vide de sens. La meilleure division, selon nous , est celle qu'on apprend à l'école de la nature : et il nous paraît d'a^utant pluà essentiel de nous y conformer, que lia plupart des fautes en pratique ne proviennent que de ce qu'on oublie souvent les leçons de cette sage institutrice. Que de praticiens , et suirtôut que ae matrones auraient à se repentir de Favoir accusée de len teur, etd' une issue

sion du fœtus et du délivre, ou en provoquant quelquefo lemçut des lochies î

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