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‘tier, répète-t-il. comme un perroquet tout ce qu st
entend ; il imite et contrefait tout ce qu’il voit. Qu'on se garde donc bien alors de tenir des discours peu honnèêtesen Présenee decet être innocent; ilencoûterait peut-être à l'avenir pour les lui faire oublier. Les
parens qui, pour se divertir, apprennent des traits ü. de malice à leurs enfans , ceux qui font semblant d de dire des injures, de M à des animaux ou de * gourmander des domestiques devanteux, leur don- | nent le plus mauvais exemple. À coup sûr ils en feront des lutins et des espiègles , dont ils aurot lus d'une fois à souffrir ; heureux encore, s'ils n’en “at, | | pas de petits tyrans ou des despotes dont ils seront | les premiers esclaves!
Tout ce que l’enfant voit lui fait plaisir ; mais cé serait le gâter , que de lui accorder tout ce qu 1l demande. On doit lui refuser tout ce qui peut lui être nuisible. S'il insiste, on sera sourd à ses imp
nités ; on ne cherchera pas même à le dédomn en lui accordant quelque autre chose. Manquer de fermeté dans ces occasions , c’est rendre un mauvais cervice à l'enfant. S'il obtient tout ce qu'il demande, bientôt ilvoudra ce qu’on ne pourra lui accorder. Il commence par être fantasque ou capricieux , et finit par être opiniätre et altier.
Les. sensations sont l’origme dés ifoctih de l'âme. L'enfant qui sent distingue bientôt ce qui le flatte et le satisfait, d'avec ce qui le choque ou le blesse. Voyez comme il s attache à la nourrice dont. il sent chaque jour les bienfaits ! comme il sourit en.
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DE L'ART DES ACCOUCHEMENS. 50q
la voyant ! comme il la taxe de sa main encore. délicate! son nom ést le premier mot qu'il essaie d’articuler. Il fuit, au contraire , tout ce qui lui dé-
plait, et marque de l'éloignement pour tout ce qui ui paraît incommode. C’est ainsi que commencent
umour et l’aversion, le plaisir et la peine, la joie et a tristesse , et tous ces mouvemens plus ou moins umultueux , qui ont tant d'influence sur le physique et le moral de l’homme.
es passions en général ne sont que des affections de Pâme dépravées ou portées à l'excès ; d’où 1l suit ue la retenne et la modération sont les seuls moyens Pen étouffer le germe. L'enfant au berceau n'est qu’une cire molle qu’on faconne comme on veut. C’est alors qu’une mère attentive et adroite peut prévenir la colère à la mine rude et à l’œil hagard, l’orgueil au sourcil relevé, la vengeance au teint blème, là haine au regard farouche, la jalousie à œil som- Pique et clignotant. Avec de la vigilance , et sans recourir à la sévérité, les parens peuvent fixer le caractère et les inclinations de leurs enfans , pendant qu'ils sont encore souples et faciles à manier : l'arbre plie, dit le proverbe , quand il est jeune, et résiste quand il est vieux. Qu’on profite donc de l’âge tendre, pour donner à l'enfant une physionomie agréable et un noble maintien , pour lui inspirer des manières douces et prévenantes ; enfin, pour le rendre gai sans étourderie, vif sans pétulance ;, ennemi du mensonge et ami de la vérité. Encore quelques années, ou quelques mois , et l'on n’y sera
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peut-être pus à a temps, ou bien 1l faudra recourir à la violence et à la rigueur, pour corriger des travers que le bon exemple eût prévenus.