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C. Méthodes opératoires

Celte opération comprend déjà quatre méthodes. L’une consiste dans des frictions, des manipulations extérieures, et ne suffit presque jamais, quoi qu’en dise M. d’Outrepont.

La seconde, celle de Ilamilton , qu’on suivit dans le cas indiqué par M. Riecke, se pratique au moyen du doigt, ou d’un instrument mousse à l’aide duquel on décolle l’œuf dans l’étendue d’un à trois pouces autour du col sans percer les membranes.

Dans la troisième , on perce ou on déchire les tuniques fœ-

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couches ou vers la fin de la grossesse ; qu’on ait eu recours aux émollients , sous différentes formes , pour

taies à travers l’orifice, et, dans la quatrième, on se borne à dilater le col utérin avec un cône d’éponge. Ces deux derniers procédés seuls resteront dans la pratique. Par le troisième on manque souvent l’effet qu’il importe de produire. Il fallut y revenir trois fois, le 5 août, le 9 et le 17 septembre 1825, dans l’exemple que donne M. Riecke. Le décollement des membranes ne suffit point en effet pour mettre en jeu les contractions utérines. La distension du col , n’étant que momentanée , ne doit y parvenir non plus que rarement à la première tentative. La dilatation au ifi'oyen d’un morceau d’éponge , comme l'a imaginé M. Rluge, est d’un effet beaucoup plus certain. L’irritation qui en résulte est permanente, progressive, régulière, et soutenue par la pression qu’exerce l’espèce de tampon qu’on maintient en même temps dans le vagin. Sous l’influence d’une pareille excitation, la matrice entre bientôt en action, et il est difficile que le travail n’acquière pas rapidement une énergie suffisante.

L’ancienne méthode, celle qui consiste à ouvrir les membranes, s’effectue de diverses manières. Les uns veulent avec Clarke , qu’on évacue les eaux tout à coup ; d’autres , au contraire, recommandent avec MM. Merriman, Salomon , Fodéré, de ne les faire écouler qu’avec lenteur. Des instruments divers ont d’ailleurs été proposés à cet effet, depuis Macaulay jusqu’à nos jours. Mai séîservait d’une canule-aiguille. D’autres ont employé une sonde d’homme, modérément courbe. M. Reisinger préfère la sonde conique. L’instrument de M. Rigten ressemble à la sonde à dard de frère Corne. L’espèce de trois-quarts courbe inventé par Wenzel , et modifié par Siebold , est assez généralement adopté en Allemagne - mais tout ceci importe peu et doit être facultatif. La question est de savoir s’il vaut mieux vidter l’œuf lentement que tout à coup , ou se borner à distendre le col que de percer les membranes. Pour moi, je crois que, si on ne suit pas le procédé de M. Rluge , il y a de l’avantage à imiter Clarke. Par une simple ponction, le vide opéré dans l’utérus peut se réduire à si peu de chose qu’il n’en résulte aucune réaction. La crainte de voir l’œuf se vider en entier n’est pas fondée. Quelque large que soit l’ouverture des membranes, les eaux ne s’écouleront qu’en partie tant que les contractions resteront faibles ; et dès que les contractions sont dans toutes leurs forces, le fœtus n’a plus besoin d’être protégé par le liquide amniotique. Du reste, je ne vois aucun inconvénient à commencer par l’emploi de l’éponge et du tain-

produire le même effet sur la femme vivante; qu’enfm ou ail lenlè el même opéré la rétropulsion ou la luxa-

pon. On donne ainsi le temps à la matrice de se préparer sans exposer le fœtus à aucun risque, et rien n’empêche plus tard de rompre les membranes si le travail tarde trop à se déclarer, ou marche avec trop de lenteur .L’opération une fois décidée, on place la femme comme pour la toucher elon tâche d’atteindre le col avec l’indicateur d’une main, pendant que l’autre main soutient l’hypogastre. Avec un peu de patience et quelque habitude , on parvient toujours , ou presque toujours , à le trouver, à l’accrocher, et même à le distendre et le traverser. On éprouve plus de difficultés sans doute chez les primipares, et on en éprouverait encore davantage, s’il s’agissait d’un avortement au lieu d’un accouchement provoqué; mais il ne peut pas cependant y avoir d’obstacle bien sérieux sous ce rapport chez une femme enceinte. •

Quand le doigt touche les membranes à nu, on porte jusque là un cône d’éponge préparée, long de deux ou trois pouces , épais de deux à trois lignes près de sa pointe, enveloppé d’un linge fin, graissé de cérat, et portant un fil solide à sa base. On le pousse ainsi jusqu’à moitié de sa longueur au moins; puis on porte dans le vagin une masse d’éponge grosse comme un œuf, de même qu’on pourrait y mettre un tampon de filasse, dé charpie ou de linge. Le tout doit être soutenu audehors par un bandage en T. On renouvelle cet appareil au bout de vingt-quatre heures, si le travail ne se déclare pas. Dans le cas contraire, on le laisse jusqu’à ce que les contractions utérines soient franches et fortes. On se comporte ensuite selon les indications comme dans un travail ordinaire. Si ôn a pris le parti de percer les membranes et que le doigt ne puisse pas y parvenir, il sert aussitôt de guide, soit à la 6onde conique employée pour le cathétérisme forcé , soit à la sonde à dard, soit au bec d’une algalie ordinaire, soit à un simple mandrin, soit enfin à une aiguille, un trois-quarts renfermé dani une canule, ou même à une tige métallique quelconque; attendu qu’il n’est jamais bien difficile de rompre l’œuf sans courir le risque de blesser gravement ni le fœtus ni la matrice. L’instrument etle doigt étant rélirés, l’opération est terminée et l’on attend que le travail se déclare, que l’utérus entre en contraction.

il est rare que les douleurs se manifestent sur-le-champ ou même au bout de quelques heures. Ce n’est ordinairement que le lendemain qu’elles surviennent. Souvent on ne les voit paraître franchement et non douteuses que le troisième ou le

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lion du coccyx, lorsqu’il s’opposait à la sortie de la tôle, sans songer à trancher la symphyse du pubis, pour agrandir artificiellement le bassin? Est-ce que les gens de l’art qui se sont livrés à la pratique des accouche-

quatrième jour. Quelquefois môme elles n’arrivent que Je sixième ou le septième. Elles ne vinrent que le onzième dans un cas de M. ltiecke. Il est possible encore qu’elles se montrent et durent plusieurs jours pour disparaître ensuite tout à fait, et nécessiter ensuite une nouvelle opération. La méthode d’Uamilton expose surtout à ces lenteurs, à ces incertitudes. Celle de Clarcke y est moins sujette.

Quelques bains, une petilesaignée,des injectionsémollienles ou raucilagineuses dans le vagin avant de commencer, les attentions recommandées à l’occasion de la rupture prématurée des membranes, et la précaution d’avoir une nourrice toute prête en cas qu’il ne vienne pas de lait à la mère, forment tous les soins spéciaux réclamés par l’accouchement prématuré artificiel. Ce que j’ai dit plus haut du seigle ergoté me dispense d’examiner jusqu’à quel point il pourrait être utile ici.

D. Résumé statistique.

Aux autorités déjà citées dans le cours de cet article en faveur de l’accouchement provoqué, .je puis encore ajouter celle de M. Burns, de Gumpreeht, de M. IUerrem, qui en indique quatre cas pour la clinique de Cologne, en 182G; de M. Ciniselli, qui en indique deux, et qui affirme que 31. Lovati l’avait déjà pratiqué huit fois à l’institut de Pavie ; de M. Carus , qui en annonce aussi un exemple', de M. Grégory , qui en signale dix-neuf; de M. Nægèlé, de Mende; de M. Bili, qui l’a essayé le premier à Milan ; de M. Busch, et de plusieurs autres encore, dont les journaux ont parlé. Les seuls adversaires que ce moyen conserve en Allemagne, sont M3I. Bernstein, Stein jeune, Jorg, Leigton, Osiander, Wuisbet, qui l’avaient d’abord repoussé , et ont fini par l’adopter; et j’ose dire qu’il en sera de même en France dans peu d’années.

M. P. Dubois , qui écrivait en mai 18ô4? n’en trouvait alors que 127 exemples rassemblés 1° par Reisinger, 74; 2° 31. Salomon, 34; 5° M. Ferrario, 6; 4“ M. W. Campbell , 2; 5° Mende, 4; 6" 31. Schovv, 4; 7» Ramsbolham, 2; 8° M. Stoltz, 1. Mais M. Schippan , prétend que, depuis Reisinger jusqu’en 1831 , l’accouchement provoqué a été mis en pratique 90 fois; que, sur ce nombre, 17 enfants sont nés morts, et que, des 75 autres , 55 out continué de vivre. Sept femmes en sont mortes.

monts, et parmi lesquels il s’en est trouvé de très-judicieux et de très-savants auraient reconnu l’inutilité de cette opération dans le cas où l’étroitesse du bassin serait excessive ?

Une grande présomption contre la section du pubis, et contre les avantages qu’on lui attribuait, présomption de laquelle il n’est pas facile do se dépouiller, quelque impartialité qu’on affecte d’ailleurs, c’est qu’elle a beaucoup perdu de sa vogue et de celle espèce de crédit qu’elle avait acquis pour ainsi dire en naissant, et pendant la courte durée de sa nouveauté. On dirait même qu’elle est presque tombée en désuétude et dans une sorte d’oubli , tant le nombre de ses partisans est devenu rare de nos jours. On ne trouve plus de ces esprits fougueux, qui osent préconiser, comme l’unique moyen de sauver toutes les femmes contrefaites , une opération à laquelle le bon sens, la raison et l’expérience ont assigné des bornes et des exceptions.

Notre intention n’est point de retracer ici le long tableau de tout ce qui a été dit pour et contre la symphysiotomie. Ce travail , outre qu’il excéderait notre patience, aurait encore l’inconvénientd’ennuyer le lecteur, sans le dédommager de la perte de son temps par une

M. Kilian trouve aussi que les relevés faits jusqu’en 1851 donnent 161 opérations, dont :

72 en Angleterre ;

79 en Allemagne ;

7 en Italie;

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