‹ Cours théorique et pratique de langue françaisChapitre 158 sur 527 · ANALYSE LOGIQUE. — THÉORIE · texte numérisé non relu

ANALYSE LOGIQUE. — THÉORIE

II L Des Propositions subordonnées.

§ 45e Les propositions subordonnées sont celles qui sont sous la dépendance immédiate d'une autre proposition :

Je crois que Dieu est souverainement bon.

§ 46. Elles sont toujours jointes à une autre proposition au moyen delà conjonction que, ou d'une des locutions conjonctives afin que, pour que, de ce que, etc., exprimées ou sous-entendues.

§ 47. Une proposition subordonnée figure le pins souvent comme complément de Fattribnt de la proposition dont elle dépend; ainsi dans l'exemple qui précède, la proposition subordonnée Dieu est souverainement bon sert de complément à croyant, attribut de la proposition principale.

L'analyse, en effet, nous donne pour développement :

Je suis croyant— (cela , c.-à-d.) Dieu est souverainement bon.

§ 48. Les propositions subordonnées dépendent souvent d'une proposition sous-entendue, comme dans ces vers ,

Qu'on appelle mon fils, qu'il 'vienne se défendre,

Qu'il ^vienne me parler , — je suis prêt à l'entendre (Racine),

où les trois propositions subordonnées qu'on appelle, et qu'il vienne répété deux fois, dépendent de je veux, sous-entendu.

§ 49. La proposition subordonnée peut quelquefois aussi être le sujet réel de la proposition qui la régit, comme dans cette phrase

L'opinion commune est </m'Homère fut aveugle (Burnouf) ,

qui peut être traduite par ces deux propositions •

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