‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 129 sur 461 · PRENDRE POUR CAUSE CE QUI N’EST POINT CAUSE · texte numérisé non relu

PRENDRE POUR CAUSE CE QUI N’EST POINT CAUSE

233. Par ignorance, par irréflexion, par présomplion, on attribue aux choses des causes qu’elles n'ont pas.

Ainsi un grammairien intelligent examine pourquoi, parmi les noms des choses inanimées et des parties du corps, les uns sont masculins, les autres féminins (1) Au lieu de reconnaitre, comme tout homme raisonnable, qu’il n’en sait rien, que la question est insoluble, et qu’en ?éalité elle ne vaut pas la peine d’être examinée :

Cela vient, dit-il sérieusement, de ce qu’on à donné le genre masculin à des choses qui ont de la force, et le genre féminin à celles qui ont de la grâce. -

Rien n’est plus commun, dans leslivres des savants, comme dans le cours de la vie, que ce sophisme de la cause, Ila lieu surtout lorsque deux faits arrivant l’un après l’autre (1) on en conclut que le premier est cause du second.

Une comète a paru en 1811 ; le vin qu’on fit en cette année-là était excellent ; donc les comètes influent sur la vendange,

Un joueur dit très-sérieusement à une personne qui s’est assise près de lui :

Depuis quo vous êtes auprès de moi, je perds: donc vous me portez malheur.

(1) Ainsi, en français. astre est du masculin ct étoile du féminin: lo mot qui sisnifio tête est nautrz on latin, féminin en grec, mnsoulin co aliemand, etc,

(2) Ou simultanément,

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