‹ Cours théorique et pratique de style [microforme]Chapitre 17 sur 461 · CURE · texte numérisé non relu

CURE

CPP mer

lcurs réciproques : ceux de signe à chose signifiée; de matière à objet; ceux de classification, de lieu, de temps et de nombre, 43. La métonymie emploie donc :

(a) Le nom de la cause pour signifier l'effet. A pas lents ct pensif, Za Fontaine À la main,

Parmi les fleurs, les fruits, je poursuis mon chemin, C'est-à-dire tenant à la main les frbles de La Fontaine.

(b) Le nom de l'effet pour signifer la cause. Excusez ma douleur, pour excusez-moi dans ma douleur.

La trompette a jeté le signal des alarmes, pour jeté le son, signal du combat, cause d’alarmes.

(ce) Le nom «do la partie pour signifier le tout.

Sa main, sur ses chevaux, laissait flotter los rênes, pour Hippolyte laissait flotter les rênes.

(d) Le tout pour la partie.

Rome entière sortit de cet abime immense.

l'ome est employé pour les édifices de Rome.

(e) Le genre pour l'espèce ou pour l'individu.

Sous les remparts de Rome sont des antres profonds creusés par les

humains, pour creusés par {cs Romains, ou encore par les esclaves des Romains.

(/) Le singulier pour le pluriel.

Des coursiers attentifs le erin s’est hérissé. Donnez à l’orphelin, à l’infirme, à la veuve, A tous ces pauvres cœurs que la souffrance abreuve. L. IL. Frécnerrr.

Remarque. Ces métonymies prennent aussi le nom de synecdoque. (°)

La métonymie s'appelle synecdoque quand le mot employé au figuré a un sons plus étendu ou plus restreint quo le mot exact et direct. C'est dono faire une synecdoque que de prendre le tout pour la partie, le contenant pour le contenu, le genro pour l'espèec, ou æu contraire, la partie pour le tout, l'espèce pour le genre, ete.

(9) Le signe pour la choso signifée.

Lo casque était confondu avec le froc, la mitre avec l'épée, pour les puerriers, les moines ct les évéques étaient confondus.

(*) Synecdoque signilo compréhension.

Rd

Se NA

di

(4) L'ef

8e pas, (o) I

lui-më

Le fer Mais, :

nons gro

(ÿ) L L’Eglis Des vil (4) L chose el J'ai ach fait à Da ({) Le [ REmar causo po (a) Cel mandant Salaberry (b) Cell primitif, Benjami min... etc

(ce) Cell

. Sur lequel

De;

pour le sol mesuré dix |

.., Attac une belle ma

gnifiée; de ma- 1, de temps et de

uleur.

té lo son, signal du

8, pour Hippolyte

ds creusés par les ar les esclaves des

ibreuve.

. I. Frécnerrr.

c nom de synec-

nployé au figuré a t etdirect. C'est " la partie, le conontraire, la partie

l'épée, pour les

2 :...Attachez done une haute i … une belle main.—Mor G. LANGE vin.

(2) Un nom abstrait Pour une idée concrète.

L'effroi suspend ses pas, l’e

froi les précipite, pour efrayé, il suspond 8e5 pas, ou les précipite.

(ë) Lo nom de la Matière d'un objet pour signifier l’objet lui-mëme,

Vieille Stadaconé! sur ton fier promontoire, Il n’est plus de forût silencieuse et noire ;: Lo fer a tout détruit,

Le fer, pour la lache.

Mais, sur le front des camps, nons grondent.

(j) Le contenant Pour le contenu.

L'Eglise vint donner des lois au monde, Des villages enticrs partaient pour la P

(4) Le nom du lien où une chose chose elle-même,

P. J. O0. Cnauvrau.

déjà les bronzes grondent, pour les ca-

POUr aux peuples du monde.

alestine,

se fait pour signifier cotte

J'ai acheté un damas, c’est-à-di

re un sabre de la nature de ceux qu'on fait à Damas.

Servez-nous du champagne.

(4) Le nombre déterininé pour l’indéterminé.

On n’entend que le bruit de cent mille soldats Marchant, comme un seul hommo, au-devant du trépas. REMARQUE. On considère" comme métonymies employant la . Causo pour l'effet :

(a) Celle qui désigne une armée par le nom de son commandant.

Cha 0 fe

« Salaberry a remporté la victoire de Châteauguay.

j (b) Celle qui désigne un peuple par son chef ou son père | primitif.

Benjamin est sans force min... et celle de Juda...

(c) Celle qui attribue à la cause une Sur lequel elle agit,

et Juda sans vertu, pour la tribu de Benj'aqualité propre à l’objet

L’astre heureux qu’il regrette a mesuré dix heures, Depuis qu’il est errant dans ces noires demeures,

pour le soleil qu’il regrette, parce quo ses rayons rendent heureux, a mesuré dix heures.

Mmportance à co que vos élèves aient

REMANQUES. (a) On ne Peut cmployer ]

a métonymice que Par lorsqu'elle est consacrée par l'usage ou,

du moins, lorsque le sensik

sens nouveau du mot se présente naturellement à l'esprit, la dou

Sans choquer la raison. (b) 1 On peut dire: Dans ce temple le

+ maïs on flot qu n6 dirait pas: Heureux 1 $ i

é C) ent a pour organe le cœur et non l'oreille, (Q

ne l’homn (à) Il ne faut PaS Craindre de multiplier les melonymies, la pens Pourvu qu'elles aient plus de vivacité et autant de préci- mes sion que le mot primitif, qu'elles ne nuisent en aucune ma. lcon nière à la clarté du Style, qu’elles soient toujours naturelles. | penchol:

DE L'ANTONOMASE, 44. L'antonomase emploie :

(a) Le nom propre pour le nom commun. ‘ flya Que de Judas se rencontreraiont p

rêts à livrer leur maître bourun 4 églises.

peu d'argent, c'est-à-dire que d'hommes traîtres.… + Oct ang, (b) Le nom cominun pour le rom propre, : 5 47. La Les hommes dangoreux, nous dit l’Apôtre, no cherchent que leurs î blance e: intérêts et no travaillent ax’à leur propre gloire.—Mar I. Bourarr. ki Travail L’Apôtre, pour St Paul. À : ra al L ‘ . . à er sur l’o Le philosophe de Genève va-t-il Suivre cette méthode de bon sens? À —Mer L, Larrècnr. î 48, Tri Le philosophe de C'enève, pour Jean-Jacques Rousseau. + tellccstc - ! clochers :

DE LA MÉTAPHORE. 4 D Rèccrs 45. La mélaphore consiste à exprimer une idée par le mot surune r qui rendrait une autre iléc à laquelle on Compare celle que nelle, et q l'on présen Le, Appeler u Toute métaphore suppose une comparaison qui existe dans le carillon, l'esprit. On a comparé Ja soirée à Un fleuve, et l’on dit qu’elle manquant d i+ assez sonsib s écoule.

Ten. : & (b) En ] Ainsi s’ésouait la soirée,

hardic, on

46. La métaphore est do tous les ornements du langage le l'on peut $

Plus beau ct le plus riche : elle donne de la variété et de la vivacité aux pensées ; elle parle tout à la fois au jugement et

J'ai vu lo à l'imagination : elle rend le style gracieux et énergique,

fleuve, ma fo flouves,

ORNEMENTS Lu STYLE.

: métonymice que Par elle: (a) Les idées abstraites revètent une expression moins, lorsque lo sensible : La chaleur du Sentiment, la rapidilé de la pensée, lement à l'esprit, la douceur de la voix.

(à) Les objets inanimés Sont considérés comme vivants : Le eurs pieux ; mais on * flot qui l’apporta recule épouvante. on UE | (ci Les objets animés, mais

d'une nature inférieure à PCSsédäant le sentimont et actions propres aux hom-

l’homme, sont considérés comme

la pensée, ou capables de faire des mes.

les métonymies, autant de précit en aucune ma.

à Le coursior lance un regard oblique À son maître oxpirant, reviont, Jours naturelles, » poncho la tête ot lo flaire en pleurant,

Tantôt ils Poursuivaient de leurs flèches sifflantes : Le renno qui pleure en mourant.

sl LOC OR Oo nor ;

ones F. X. Garxrau.

fl y a des oiseaux qui magçonnent des bâtiments aux fenêtres des

ir maître pour un églises,

3 Cet angélique enfant consolait 54 pauvre mère )

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