J—ANA
6 pas révéler lo nom
t; 3 vocation sicer.
ondamnaient encore ce la souffrance, sa mort à son chevet...
iré, Gomin remplaca 8 de son lit ot ne lui
Jar conséquent il no n œil profondément voir souffrir comme :, je ne souffrirai pas ès dolui. L'enfant ligieux de Gominse
la douleur arracho it no quitta pas ln e ciel, pendant que
res paroles du mous ont rapportées, et oyal,
ui dit: ‘J'espère j, je souffre encore,
dans les environs:
tte chambre où le “De quel côté enngtemps ?—,)cpuis ntendu? Ecoutez!
main défaillante, on pauvre garüiien, on, se prit à ccouvait être entendu, illit de nouveau:
‘t indicible : ‘‘ Au re !”?
nlever toute douque donne la cerun spectacle inviacerts que l'oreille jeune âmo toute co regard s'était
éteint, et un froid découragement était empreint sur son visage. Gomin suivait d’un œil inquiet tous les mouvements du malade. Sa respiration n’était pas plus pénible, seulement sa prunelle errait lentement ct distraite, ramenant de temps en temps un regard vers la fenêtre. Gomin lui demanda ce qui l’occupait de ce côté. L'enfant regarda son gardien quelques instants, et, bien que la même question lui eût été faite de nouveau, il ne parut pas l'avoir comprise, et il n’y répondit point.
Lasne remontait pour remplacer Gomin. Celui-ci sortit le cœur serré, mais non pas plus inquiet que la veille, car il ne prévoyait pas encore une fin prochaine. Lasne s'assit auprès du lit: le prince le regarda d'un œil fixe et rêveur. Comme ilfit un léger mouvement, Lasne lui demanda comment il se trouvait etce qu’il désirait. L'enfant lui dit: “’Crois-tu que ma sœur ait pu entendre la musique ? Comme cela lui aurait fait du bien!” Lasne ne put répoudre. Le regard plein d’angoisse du mourant s’élançait perçant et avide vers la fenêtre. Une exclamation de bonheur s’échappa de ses lèvres : puis, regardant son gardien : ‘* J'ai une chose à te dire...” Lasne lui prit la moin ; la petite tête du prisonnier se penchasur ln poitrine du gardien, qui écouta, mais envain, Tout était dit, Dieu avait épargné au jeune martyr l'heure du dernier râle ; Dieu avait gardé pour lui seul la confidence de sa dernière pensée. Lasne mit la main sur le cœur de l'enfant: le cœur de Louis XVII avait cessé de battre.
Il était deux heures ct un quart après-midi.
De BraucnisNe.-—Zoui: XVII, 2.—PLAN DE LA COMPOSITION.
L'élève complètera le plan suivant :
{ S { Gomin surveille l'enfant royal. 4 3° È h 5 bo © pe ë 2e Lo . , . , t ° = | Le prince dit ses impressions. 4 > 50 > 9 Morr > | Go DE 45 Le Louis XVII. 3 (Symptômes de sa fin prochaine, 4 % 3° ; A.
= © | Sa situation avec son } ?° 7 à | nouveau gardien, 1 3 "5 ke me [4 ‘5 Q 5: ï = au © © | Lejeune prince veut 90 mi & dire une parole. Jo
ANALYSE LITTÉRAIRE.—Répondre aux questions (V.p 264),
Conseils : On lit aveo le plus vif intérêt cette belle narration. L'auteur sait nous attendrir sur 16 sort de l'innocente victime dont il nous raconte Ies derniers instants. Avec quelle sympathie on suit tous les mouvements du prinse, on écoute toutes ses paroles... Recinnaissons que M. de Beauchesne & Su tradüire avec beaucoup de sentiment les émotions qu’ils ressentait pour les malheurs de l'infortuné Dauphin,
9,—-COMPOSITION, Faut-il les tucr tous deux ?
Plan de la Composition.
[11 voyageait en Calabre, où l'on déteste les : | étrangers, et surtout les Français, | I avait avec lui un plaisant compagnon.
J ins (il Y à beaucoup de prés | ‘ a 3 : à Q J F
ans Jes chemins ’ ne
| D Ju | on s’égara ; [eipices :
sition
XDO
de cës monta-
a on rencontra une maignes, dit-il, | sonnette, et l’on y entra, f Nous trouvâmes à table toute une famille de charbonniers.
| On y accepta l'invitation que l'on
nous fit de nous mettre à table, [ Le La maison me déplut : on ne voyait
repas. que fusils, sabres, coutelas.… | Impru- fIifitleriche : [français:
dences |il dit que nous étions du ca- } il fit mettre sa valise au marade. {| chevet de son lit.
: | { On va le prendre au-dessus de l'ap- | |
La =) 8 | partement de nos hôtes.
AVENTURE 2 Mon Compagnon se met au lit, et DE moi, je me détermine à veiller.
Pauz-Louis La nuit s'était déjà passée presque Courter, entière assez bien. minee ;
à . {Je prête l'oreille à une che-
Le ë A CN ., È Un.
repos 2 > |Jentends Je mari qui dit:
Les ‘Faut-il les tuer tous
È ES | doux,”
= la femme répond : ‘ Qui.” La frayeur s'empare de moi,
Il est impossible de s'échapper.
Peu après, je vois monter je père tenant un couteau à la main.
[ Le charbonnier ouvre la porte, alors... il Coupe une tranche de jambon et descend }
| à l'heure convenue on va les éveiller ;
{ au déjeuner, on avait servi deux chapons :
| “II fallait, dit l'hôtesse, emporter l’un et manger l’autre ;" [tuer tous deux.”
(voilà pourquoi ces paroles ; «Faut-il les
Dénoucment.
Cons pendai quia t passer les div L'élèv ceau, 0
Autr goire Y
a tien ou à él er) Sc RS dd |
naration. [L’auctime dont il nous 11e on suit tous Jos S... Rucsnnaissons » de sentiment Jes rtuné Dauphin,
l’on déteste Jes Français, t compagnon.
Beaucoup de pré.
ira, [eipices:
ontra une maie,et l’on y entra, table toute une onniers.
tation que l'on mettre à Lable.
it: on ne voyait , Coutelas...
he; [français:
1G nous étions re sa valise au de son lit.
-dessus de l’aphôtes.
> met au lit, et ine à veiller.
passée presque [minee ; ‘elle à une che- > mari qui dit:
les tuer tous
pond: “Oui.” de moi, s'échapper.
1onter le père à la main.
rte, alors. i!
in et descend ; éveiller ;
ux chapons :
Jorter l’un et r tous deux.” “Faut-il les
Conseils : Qu'on se figure P.-T, Courier voyageant en un pays enneini pendant une nuit obscure, et obligé de s'arrêter dans une maisonnette qui à toute l’apparenco d’une caverne de brigands. Il est contraint d'y rasser la nuit avec son imprudent compagnon. On devra représenter les divers sujets de crainte de notre voyageur chez ses redoutables hôtes, La L'élève aura soin de soutenir l'intérêt jusqu’au dénouement du mor- | ceau, où s'expliquent ces mots: “* Faut-il les tuer tous deux ? ”?
Autres sujets: 1. Mgr de Laval: 2, St François-Xavier ; 3. Gré-
goire VII, Leçon XXKII.
ΗTEXTE A ANALYSER
Les Catacombes de Rome.
Sous les remparts de Rome et sous ses vastes plaines Sont des antres profonds, des voûtes souterraines, Qui, pendant deux miile ans, creusés par les humains, Donnèrent leurs rochers aux palais des Romains : Avec ses rois, ses dicux ct sa magnificence, Rome entière sortit de cet abîme immense ; Depuis, loin des regards et du fer des tyrans, L'Eglise encor naissante y cancha ses enfants, Jusqu'au jour où, du sein de cette nuit profonde, Triomphante, elle vint donner des lois au monde, Et marqua de sa croix les drapeaux des Césars.
Jaloux de tout connaître, un jeune amant des arts, L'amour de ses parents, l'espoir de la peinture, Brûlait de visiter cette demeure obscure, De notre antique foi vénérable berceau.
Un fil dans une main et dans l’autre un flambeau, Il entre, il se confie à ces voûtes nombreuses Qui croisent en tous sens leurs routes ténébreuses : Il aime à voir cc lieu, sa triste majesté : ; Co palais de la nuit, cette sombre cité, Ces temples où le Christ vit ses premicrs fidèles, | Et de ces grands tombeaux les ombres éternelles, fl
Dans un coin écarté se présente un réduit, 1 Mpystérieux asile «à l'espoir le conduit, | Il voit des vases saints et des urnes pieuses, Des vierges, des martyrs, dépouilles précieuses : I] saisit ce trésor ; il veut poursuivre. Hélas ! Il a pérdu le fil qui conduisait ses pas ; Il cherche, mais en vain; il s’égare, il se trouble, Il s'éloigne, il revient, et sa crainte redouble ; Il prend tous les chemins que lui montre la peur ; F ; Enfin, de route en route et d’erreur en erreur, Le
Dans les enfoncements de cette obscure enceinte, Il trouve un vaste espace, effrayant labyrin b
Lequel choisir? lequel doit le conduiro au jour ? Il les consulte tous : il les prend, il les auitte :
L’effroi Suspend ses pas, l'effroi les précipite ; Il appelle : l'écho r
Depuis qu’il est er res.
Ce lieu d’effroi, ce lieu d’un silence éternel, : En trois lustres entiers voit À peine un mortel :
Et pour comble d’effroi, dans cette nuit funeste, Du flambeau qui le guide il voit périr le reste. Craignant que chaque Pas, que chaque mouvement, En agitant la flanime en use l'aliment,
Quelquefois il s'arrête ct demeure immobile : Vaines précautions ! tout soin @ L'heure approche, et déj Son Cœur épouvanté
Croit de l’affreuse nuit sentir l'obscurité,
Il marche, il crre CnCor sous cette voûte sombre,
Et le flambeau mourant fume et s'éteint dans l’ombre,
Les nerfs découragés ne la soutien De son bras défaillant enfin la torc Et ses derniers rayons ont éclair s L’'infortuné déjà voit cent spectres hideux : Le délire brûlant, le désespoir affreux, La mort 1... non cette mort qui plait à la victoire, Qui vole avec la foudre et que pare la gloire | Mais lente, mais horrible et traïnant par la main La faim qui se déchire ct se ronge le sein.
Son sang, à Ces pensers, s'arrête dans Et que!s regrets touchants viennent aigri Ses parents, ses amis, qu'ilne rcverra plus ! Et ses nobles travaux, qu’il laissa suspendus! Ces travaux qui devaient illustrer sa mémoire, Qui donnaient le bonheur ct Promeftaient la gloire ! Et ceile dont l'amour, celle dont le Souris, Fait son plus doux oge et son plus digne prix ! Quelques pleurs de ses YCUX coulent à cette image, Versés par le regret et séchés par la rage, Cependant il espère, il pense quelquefois Entresoir des clartés, distinguer une Voix ; Il regarde, if écoute... Hélas ! dans l'ombre imineaso Il ne voit que la nuit, n’entend que le silence, Et lo silence ajoute encore à sa torrour.
ÀAlors, de son destin senbent toute l'horreur,
he tombe...
sa tombe...
ses veines,
VLR, pito :
’œur,
ré dix eures,
meurcs, rtel :
neste, ste, Lvement,
née, aincus
IMenso