LA COLONISATION
Tous ceux qui parmi nous ont à cœur le bien-être du peuple et la prospérité du pays regardent avec raison la colonisation des terres incultes, comme le moyen le plus direct, et Le plus sûr de parvenir à l'accomplissement de leurs vœux.
Mais, de tous les moyens proposés, le plus simple, le plus fücile et en même temps le plus efficace n’est-il pas, de l’aveu de tous, ln confection des chemins publics à travers nos forêts? Oui, et ce qui prouve eela de &# manière la plus irréeusable, c'est que chaque fois que j’on a établi auelque purt de bonnes voies de communication, à peine le fait metcil été connu parmi les populations rurales, que les routes se sont bordées d'habitations, et qu'au bout de quelques mois l'épi doré remplaçait
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163 MOYENS DE FONMER LE SryL.
partout les arbrisse si rationnel eût éts ilya cinquante ans,
aux naissants et les chênes sécul adopté et mis en traque sur la face du pays serait entière milliers de canadiens qui ont enrichi de leur tra trophes de l’Union Américaine se scraient établ auraient contribué, dans la mesure d développer les resso
Pour les populations ts, la question des voies de communication n’est Pas seulement unc question de bich-être et de progrès, c’est une question vitale, et le £ouvernement, qui s'occupe avea zèlo de cette partie de l’admi
aistration publique, tout en agissant dans des voies de saine économie, “emplit encoro ct d'humanité.
aires, Sice moyen
un devoir do justico A. GÉRIN-Lyoir,
ilique du morceau ci-dessus.
IMRORTANCE DE L'ÉDUCATION.
æ cavoé Jera le plan el la cr
La première éducation doit se donner à l'enfant au sein de sa famiile,
le droit ct le devoir, ct plus particulièrement par la mère : on l'appelle éducation domestique.
Cette éducation est do la plus haute importance, puisque toute la vie s'en ressent, Les traces d’une bonne éducation de famille sont incf - Gables, tandis que les hommes dont la première éducation n été quéc ou négligée, laissent percer ce défaut, dans quelque situation 8 trouvent placés dans la suite,
Do bons Parents, surtout une mère tendre, intelligente et vertueuse : voilà donc la plus grande grâce que le cicl pisse faire à des enfants.
Pour ceux qui ont le malheur d’être pr: s auteurs de leurs jours, ou dont la mère est forcée par l'indige» zagncr sa vio hors de Ja maison, la religion a préparé, dans son immenso charité, des orphelinats et des salles d'asile. LA, dans les soins délicats et assidus do
vicrges consacrées au Seigneur, ces Pauvres enfants trouvent une secondo famille, de nouvelles mères,
Cette premièro éducation paraît conven femmes, do manière que de tout jeunes enfa
préférenco à des institutrices, lorsque les par eux-mêmes.
Bientôt cependant 1 éducation plus forte,
manqu'ils
ir particulièrement aux nts doivent être confiés de ents ne peuvent les diriger
arçons une éducation plus virile. Alors se présente cette question si controversée du choix À faire
entre l'éducation privée sous la conduite de précepteurs, et l'éducation publique dans les écoles. Chacune d'elles présente certainement des avantages ot des inconvénients : mais l’éducation publique paraît plus
propre à former le caractère, à dompter l'humeur, et à accoutumer l'enfant à vivre ñvec 5688 semblabics.…….
ires, Sice moyen 2 grande Cchelle, ent changée : ces il les états limi- Parmi nous, ct de leurs forces, ù >0pulation.
la question des ion de bich-ûtre ent, qui s'occupe tout en agissant lovoir do justice GÉRIN-LaJo:p,
ci-dessus.
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L'Eglise, sentant l'importance extrême de bien élever la jeunesse, s’est de tout temps fortement préoccupée de l’établissement et de la direction de bonnes écoles. Elle a même encouragé, à différentes époques, la fondation d'Ordres religieux do l’un ct de l’autre sexe, où les saines traditions d'un enscignemené solide, ct convenable soit aux hautes classes, soit aux enfants du peuple, pussent se perpétuer. Les membres do ces diverses communautés se dévoucnt pour la vio à cette œuvre admirable sans aucun espoir de rémunération ici-bas ; leurs jours so passent dans l'obscurité, io silence, i'étudo ct les exercices pieux.
L'éducation et l'instruction peuvent se trouver quelquefois séparées, Supposons ua homme profondément ignorant, qui n’a jamais eu l’occasion de s’instruire, mais intelligent, d’un jugement sain ct solide, poli, honnête ct vertucux: voilà l'éducation sans instruction. Qu'un autre, au contraire, ait beaucoup étudié, beaucoup lu, beaucoup appris, il pourra étre érudit, savant même ; mais qu’il n’uit ni civiaté, ni empire sur ses passions, ni principes religieux : c’est un homme sans éducation.
S'il fallait donc opter entro les deux, sans aucun doute la préférence devrait être donnée à l'éducation sur l'instruction, puisque c’est la première qui fait l’honnête homme, l’homme vertueux, bien élevé; tandis que la seconde ne prépure que des hommes instruits et habiles dans les lettres, les seiences et les arts. Mai: disons plutôt que l’une ne doit jamais être séparée do l’autre, puisqu'elles se complètent mutuellcmont, puisque de leur union seule peut naîtro un tout harmonieux. Disons encore que, pour certains caractères, l'instruction peut être dangereuse, peruicieuse ; éandis qu’une forte éducation leur est indispensable. Disons surtout que l’instruction doit toujours être accompagnée de l’éducation morale et religieuse. Dans tous les pays où l’on prétend ne donner qu’un enseignement profane et séculier, où l’on ne parle jamais de dogme ni de morale, sous ie prétexto que les enfants les apprendront des minis*“es de la religion. Un tei système ne peut aboutir qu’à l’indifférentisme ou à l’athéisme.
Il faut donc que l'enfant puise chaque jour, dans les leçons qu’il reçoit, des principes chrétiens, capables de le guider sans cesse vers la fin pour laquelle il est créé : le salut de son âme, l’accomplissement de la volonté de Dieu ici-bas, la récompense dans un monde meilleur.
Tous les enfants, à quelque condition qu’ils appartiennent, ont besoin d'une éducation solide et soignée, ils y ont droit ; mais on sent qu’elle ne doit pas être la même dans lesdétails. Elle doit être calculéo d’après les empiois que chacun devra exercer dans la suite, et propre à le préparer à s’en acquitter avec honreur pour lui-même et profit pour la société,
L'instituteur évitera donc de se préoccuper exclusivement de distribuer l'instruction à ses élèves : il s’appliquera au contraire avec encors plus de soin à leur éducation. Les instruire, c’est bien, c'est important ; ss élever, c’est mieux, c’est essentiel, Eh! quelle conso!ation pour un maîiire de voir des g‘nérations entières de gens de bien, d'honnêtes citoyens, de vertueux chrétiens, mettre à profit la bonne éducation qu’il
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leur aura départie Quei le remercier des serv enfants! Quels mérite
bonheur pour lui d’e ices qu'il aura ainsi re s n’acquicrt-il pas aux y
ntendre des parents venir ndus à leurs bicn-nimés eux do Dicu !
Mgr Jean LANGE vI*, ilique du morceau ci-de
L'élève fera le plan el la cr ssUs.