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AVANTAGES DE L’INSTRUCTION

Sans doute, comme nous l'avons déjà dit, l’éducation est plus nécessaire que l'instruction. Néanmoins, celle-ci est d’une très-haute importance aussi ; car elle est utile ct agréable tout à Ia fois.

Elle est utile.—L'homme instruit entretient ses Correspondances,

* prend ses notes, tient ses Comptes lui-même, sans avoir besoin d’initier un étranger à ses secrets. Il est encore en état de remplir les diverses charges auxquelles i] peut être appelé dans une paroisse. Marguiller, conseiller municipal, secrétaire-trésoricr, sous-voyer, etc., il pourra signer les doeuments requis, prendre Connaissance des papiers par luimême, dresser un procès-verbal, préparer une requête, ete. ; officier de milice, il lui sera facile de faire le rôle des miliciens : commissaire d'é-

coles, il jugera de l’avancemer' .es enfants, de l’exactitude de leurs réponses.

Tous les hommes ont besoin d'instruction, qu’ils exercent une profes-

sion libérale, ou qu’ils soient artisans ct même serviteurs. Combien de fois ceux-ei ne sont-ils pas obligés de lire une enseigne, le numéro d’une maison, l’adresso d’une lettre, etc...

D'ailleurs, au temps où nous vivons, l'instruction est si généralement répandue, qu’un peuple qui la néglige, ne peut éviter d’être dans un état d’humiliante infériorité. Pour nous particulièrement, Canadiens, qui sommes environnés de gens possédant tous un certain degré d'instruction il est indispensable de la répanire parmi nous, si nous vou: long mareher de pair avec eux.

L'instruction a encore l’avantage d'ouvrir l'esprit, d’épurer le goût, d'élever les sentiments lorsqu'elle est convenablement dirigée. On

obse catic pere diffé tout ceux uns l'ign l’hot El eure lectu beau de gr un ] enfar édific mett l’étr:

Av si ell eomn cond!

qu’il Rec guiva les m siasti artisa ciale, beauc pays si peu soient des, a peupli git do sance:

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li nos villes, mul.

rtants des églises,

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ue nous n’ayons o l'Amérique, ct fin...

B. Rovururer.

ci-dessus.

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TEXTES SUPI-LÉMENTAINES A ANALYSER, 469

observe un aîr de distinction dans les traits d’un enfant qui, à une édu. cation soignéo et religieuse, joint une instruction solide : dans ses yeux perce une vivaeité d'intelligence qui en fait pour ainsi dire un être tout différent de ce qu’il était précédemment. Il saisit mieux et plus vite tout ce qu’on lui explique : c'est là une fréquente remarque de la part de ceux qui sont appelés À cnseigner le eatéchisme à des enfants dont les uns ont fréquenté de bonnes écoles, et les autres sont demeurés danse l'ignorance. On a donc raison de dire que l'instruction donne à l’homme comme un sixième sens.

Elle est agréable. —Quels plaisirs, quels agréablos passe-temps ne proeure pas encore l'instruction ! Quelle satisfaction de pouvoir, par la lecture, se mettre en rapport d’idées et de sentiments avec les plus beaux génies de tous les siècles, et admirer ce qu’ils nous ont laissé de grand, de noble, de vrai dans leurs écrits! Quelle récompense pour un père qui a fait des sacrifices pour donner l'instruction à ses enfants, lorsqu'il les voit tour à tour, par des lectures à haute voix, édifier, intéresser la famille durant les longues soirées d'hiver, ou la mettre au courant des événements remarquables de la patrie et de l'étranger !

Avouons cependant que l'instruction pourrait être bien pernicieuse, si elle avait une mauvaise tendance, ou si l’on venait à en abuser, comme il arrive trop souvent. Mais alors c’est l'abus qu’il faudrait condamner, et non pas la chose elle-même ; c’est la mauvaise tendance qu’il faudrait corriger, et non pas l'instruction qu’il faudrait rejeter.

Reconnaissons encore que le degré d'instruction doit beaucoup varier suivant les différentes classes de la société. Il ne faut pas du tout les mêmes eonnaissances aux jeunes gens qui se destinent à l’état ecclésiastique ou aux professions libérales, et à ceux qui doivent devenir des artisans ; à ceux qui embrasseront-la carrière industrielle ou commeiciale, et à ceux qui se livreront à l'agriculture. Répétons-le après beaucoup d'hommes sages et de vrais patriotes: c’est un malheur pour le pays que la haute éducation soit si répandue, et que la moyenne le soit si peu; e’est une chose regrettable que les professions dites libér: 1 soient encombrées de jeunes gens qui, au lieu de faire des cours d’éuudes, auraient dû suivre l’état de leurs parents: ce serait la ruine d’un peuple qu’il fût composé de savants ou plutôt de demi-savants. Il no s’ngit donc pas pour le bien du pays, d'augmenter indéfiniment les connaissances des masses, d'étendre sans cesse le programme des écoles : ce serait une erreur et un grand péril: muis ce qu’il faut, c’est de répandre partout des connaissances élémentaires, pratiques, calquées sur les besoins de chacun ; c’est quo, de nos jours, il ue se trouve pas un enfant qui no puisse lire, écrire, chiffrer, et qui n'ait quelques notions de l’Itistoire du Canada ; que les colléges classiques ne se multiplient pas suivant le zèle mal entendu de chacun: qu’ils ne soient fréquentés que par des jeunes gens capables de profiter de leurs études et qui aient un dessein sérieux de les compléter : au’enfin dans les écoles, comme dans toutes les autres maisons d'éducation, on ne vise pas uniquement à montrer

beaucoup de branches en peu de temps, mais

les choses que les élèves doivent étudier, de les digérer et de s’en nourr!»

que l'on enseigne bien et qu’on leur donne le loisir

MGR Jean Langevin,

L'élève fera le Ol'Ceau ci-dessus,

plan el la crilique du m IX, L'ANNEXION,

J'ai dit que nous mplir en Amérique, J'ai dit que ançaise avait son fondement dans 1n foi catholique, et qu’elle ne pouv Ces deux proposi. tions, je pense, ne souffrent a et j'en tire la conclusion logique que le Can ut Conserver sa foi, et ne pas la traîner d ègne l’impiété.

Je veux bien que le Canada français s’avance à grands pas sur la voie ferrée du progrès matériel, trainé par ces deux grandes locomotives qu’on appelle le commerce et Ilindustrie, Mais je veux avant: tout qu'il ne s’engage jamais hors du cheinin que la France catholique lui a trs

J’estime très-bon qu'il devienne riche, fort et p essentiel qu’il reste profondé

ment catholique sacrifier le commerce et l’industrie, je le d

uCune contestation, ada français doit avant to ans les voies aventureuses où r

ice, üissant, mais il est ; et s'il faut pour cela is énergiquement, Sacrifions-

Ces prémisses posées, repousse l’annexion,

Il est impossible qu et de la corruption a

il est à peine nécessaire de dé Comme un danger pour notre foi.

e le contact journalier et porma:

méricaine ne soit Pas funeste à notre population, Li en est de l’ordre moral comme de l’ordre physique : toujours le bon

fruit se détériore s’il est environné de fruits gâtés ; toujours l'ivraic finit par étouffer le bon grain,

reque Dieu conduisit le peuple juif dans la terre promise, il lui fit ce Commandemant exprès:

“Ne faites donc point d’ mmes de cette terre, de Peur que quand ils se sero ec leurs dieux, et qu’ils leur auront sacrifié, quel ous appelle à manger de ce qu’il leur aura immolé..….”

Plus tard, il leur dit encore :

‘‘ Prenez garde que votre cœur ne se ] bandonniez le Seigneur pour servir des

Nous devons faire notre profit de c peuple hébreu, avec lequel nous av ce que le Seigneur considérait com peut pas être un bienfait pour nou

Les Etats-Unis Soit prosternés devant des dicux étr: ne dovons pas adorer, et dont le

clarer que je

1ent de l’impiété

alliance avec les ho

aisse séduire, et que vous n’adieux étrangers et les adorer.” €s commandements donnés ons plusieurs points de ressemblan me un mal et un d

Se

au ce; anger pour lui, ne

ungers, que nous culte causerait notre mort, I] y a cer-

tain de 1 qui aute tem] mat Et dans dées:

geno Eh devic y pé empr No par l n’ullc néces que |:

Je :

c'est pour ] lerai aurio!

Not carav.

par Î:

pas le yanke n’allor les fau Etc sûr de met, 1 doiven fruits :

Je v vissais des rav toires, vastes ( cendaie ne gêns rochers " Efa lument pourvoir

l'en enseigne bien leur donne je loisir

, Jean Langevin,

LU ci-dessus,

j'ai dit que nous que, J'ai dit que ment dans J]n foi Ces deux proposi.

en tire la conclu.

nserver sa foi, ct l’impiété.

ds pas sur ln voin ndes locomotives avant tout qu'il lique lui a tracé, Ssant, Mais il est

| faut pour cela nent, sacrifions-

déclarer que je

nt de l’impicté tre population.

toujours le bon ujours l'ivraic

promise, il lui

ette terre, de , et qu'ils leur manger de ce

que vous n’'at les adorer”?

ts donnés au ‘essemblance :

r pour lui, ne

ers, QUE nous » Ilyacer-

tains péchés capitaux dont ils ont fait des divinités, comme les peuples de l'antiquité puïenne, et qui n’y manquent pas de temples, Vénus, qui dans le langage chrétien s'appelle l'impudicité, n’y voit jamais ses autels abandonnés, et le dieu de l’argent n’y compte pas un'athée, Le temple immense dans lequel on leur sacrifie s'appelle le matériulisme, matérialisme le plus effréné que l’on ait vu dans les temps modernes. Et c'est à ce peuple que l’on voudrait nous unir! C’est à son bras et dans ses sentiers que l'on voudrait nous voir marcher ! C’est devant sn déesse Liberté, mieux nommée la licence, que nous devrions plier le genou | ‘ Eh! que deviendraient alors notre foi antique et nos mœurs? Que deviendraient nos institutions, si le s y pénétrait? Que deviendrait notre empreinte du spiritualisme chrétien ?

Non; nous ne devons par le progrès matériel, comme le p

belle littérature si profondément

Mais je dis: L'ennexion, ; péril pour notre foi, péril 8, péril pour ce que j’appeles périls, lors même que nous » grâce à la vitalité nationale.

ité dans cet immense

que l’on nous proune illusion! Cet Eden où

doivent se trouver tant do merveilles, quand mo prouvera-t-on que les

fruits n’en seront pas empoisonn:: ?

Je voyageais l’autre jour au :ni:ieu des Laurentides, Tantôt je gravissais des sommets escarpés, et tantôt je descendais dans la profondeur des ravins. Sur le terroir des vallées, comme sur le roc des promontoires, de blanches maisonnettes apparaïssaient à nos regards, et de vastes charaps cultivés s’étendaient sous nos pas. De ci et de là descendaient des montagnes de larges filets d’eau au’aucun travail humain ne génait dans leur Course, et qui s’élançaient en sautillant de rochers en rochers vers cette immensité de l’océan dont la splendeur les attirait.

En face de cette terre montagneuse et bouleversée, qui semble abso-

lument inculte, et que l’homme a néanmoins défrivhée, à côté de cas

pouvoirs d’eau qui murmurent SOUS Sa main ct qu'il a laissés iuexploi-

ouffle de l'indifférence religieuse :

472 MOYENS DE PONMEN LE SryLe.

téa, je me suis dit quo notre pouple est essentielle colonisnteur, mais Pas encore industriel.

désespèro pas qu’il le devienne,

Or, s’il est vrai quo lo pouple canadien est n* cultivateur ct colon, et que c'est dans l’agriculture qu’il doit trouver lu fondement de en prospérité matérielle, à quoi veut-on que l'annexion lui soit utile ? Con. ment l'annexion Pourrait-ello perfectionner, développer et favoriser l’agriculture plus quo lo régime politique netuol ?

ais, mo dira-t-on, ces pouvoirs d’enu quo vous avez vus inexploités. l’annexion en favorisera l'exploitation, ct vous verrezgrandir l'industri.

Jo réponds quo si le peuple canadien n'x Pas cncore lo génio indus. triel, ce n’est pas l'annexion qui lo lui donnera, Si donc ces pouvoirs d’eau, ct toutes les forces naturelles dont notre pays dispose sont ex

ploitées, ils lo seront par des yankces, ct alors où sera l'avantage ” D'’agriculteur le canadien deviendra ouvrier dans une manufacture, et je ne crois pas quo la transition soit un progrès,

Peut-être verra-t "n dans tous les coins du pays s factures, et des familles d'ouvriers se grouper alent et l’agrialture souffrira,

—Qui osera soutenir l'affirmativo *— 86 groupo autour de son église, mais npesté des usines! Le point de rallie- 6 la paroisse, c’est l'église, et non 1, oire où sont la vie ct la forco véritables

mont agriculteur et

Je dis pas encore * Carje ne

’élever des manu.

our, mais les terres

X que nous puissions trouver dans l'unst incontestable que notro foi, nos nvironnées de périls.

A. D. Rourmrr.

L'élève fera Le plan el la crilique du morceau ci-dessus.

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