On fait un solécisme quan
l'on donne à un mot une place, une fonction ou une forme
réprouvée par la grammaire.
Ex : Donnez-moi-le, portez-lui-le,
pour donnez-/e-moi, portez-le-lui,— La fablo de qui vous m'avez parlé,
pour dont vous m'avez parlé,
IG. On appelle énergie fisante pour ré du lecteur.
du style une force d'expression sufveiller puissamment la pensée et le sentiment L'énergie dépend de ja propriété du terme.
RÈGLES. (a) Evitez, autant que vous le pourrey, l'emploi des termes génériques, c'est-à-dire des mots qui ont une grande extension, tels que les noms chose, êlre, aelion ;
les verbes élre, avoir, faire, agir, etc.
Par exemple, au lieu de dire : ** Faire une page, faire une ciroontérenee, fatre un fossé.” Dites : ‘Écrire une page, décrire une circonférence, creuser un fossé ; *” substituant ainsi le mot spéeian! ctaui peint, à celui qui oxprime l'idée sans image. :
(b) Les verbes intransitifs et les verbes réfléchis sont trèspropres à rendre le style énergique. Il ne faut donc pas craindre de les employer,
Ex. : La foudre gronde et roule dans l’étendue. On voit les nuages s'élever, s’épaissir et s'étendre. Elle va, vient, vole et revole, s'élève tout à coup et tout à coup s’abat.
(c) Le verbe élre, jrécédé de ce, est très-propre à rendre l’expression énergique.
Au lieu de dire: Z! y avait des cris, une confusion, un bruit épouvan-
table, que l’en s’exprimo ainsi: C’étaient des cris, c’était une confusion, c'était un bruit épouvantable.
(d) On évite, pour écrire en style énergique, les infinitifs, les conditionnels et les subjonctifs ; on substitue le present au passé ou au futur,
Ex.: Au lieu de: Qui a dit au soleil de paraître ? on écrira : Quia dit au soleil: Paraissez et soyez le flambeau du jour ?
La fauvette vole au-devant du coup.—Pauvre famille, elle so sacrifie, au lien de vola, se sacrifia.
Si l’ennemi aborde, nous sommes perdus, au lieu de abordait, nous serions perdus.
8 II. —De la Précision.
I7. La précision consiste à ne pas employer plus de mots qu’il n’est nécessaire pour l'intelligence de la pensée et la beauté de la composition.
On pèche contre la précision :
(a) Quand on entre dans trop de détails.
Boileau critique dans les vers suivants l’auteur qui à ce défaut :
S’il rencontre un palais, il m’en dépeint la face :
Il me promène après de terrasse en terrasse,
Ici s'offre un perron : 1à règne un corridor.
Là ce balcon s’enferme en un balustre d’or.
Il compte des plafonds les ronds et jes ovales ;
Ce ne sont que festons, ce ne sont qu'astragales,
Je saute vingt feuillets pour en trouver la fin ;
Et je me sauve à peine au travers du jardin.
Puis il ajoute :
Fuyez de ces auteurs l'abondance stérile.
Et no vous chargez point d’un détail inutile,
On deme:
La :
gence sonne Po:
place çant
Ex. :
n’osait (b) dent « Ex.:
18, nom e qui n°
Ex. :
et à Es César Nous jour, de