Voir la noie 7 à la fin de tViaTtagc
fils dérivante sont eux-mêmes réunis par d'autres conducteurs ; mais dans la pratique ils sont assez rares.
57. Titefie de l'éleetrîeîié. — La vitesse de Félectricité est la longueur d*un conducteur que le fluide peut parcourir dans Tunité de temps.
On a d'abord cherché cette vitesse en déchargeant une bouteille de Leyde au moyen de longs conducteurs terminés par des boules assez voisines A, B, C, D, B^ et F. En mettant Tarmature extérieure en communication avec la boule F, et Tarmature intérieure avec la boule A {fig. 40), on voit trois étincelles électriques éclater
Fig. ko.
presque simultanément entre les boules F et E, D et C, B et A. Par cette méthode , on a trouvé pour la vitesse de l'électricité 460,000 kilomètres par seconde.
De nouvelles expériences , faites sur les lignes électriques de France avec l'électricité des piles ordinaires, ont donné des résultate bien différents. La vitesse de l'électricité est, paraît-il, variable avec la nature des fils conducteurs. Dans le fer, elle est de 4 01 ,000 kilomètres et dans le cuivre de 177,000 kilomètres par seconde.
Nous verrons plus loin que cette vitesse varie également avec
NOTIONS PRÉLimilàlBES. 57
1 a nature des lignes électriques ; ^le est beaucoup plus faible pour les lignes souterraines et sous-roarines que pour les lignes dont les conducteurs sont placés en Fair *.
58. C^ondoeiîbîlîté de la terr«. — Lorsqu'on met en communication avec la terre deux points d*un circuit, de façon à remplacer par le sol une partie du conducteur extérieur à la pile, le courant se produit, bien que les couches qui forment Tenveloppe extérieure de la terre soient peu conductrices.
Pour connaître la résistance que le sol offre au passage du courant , il suffît d'enlever les deux plaques qui plongent en terre, A et B {fig. 44 ) , et de les relier par Tintermédiaire du fil d*un
rhéostat. La longueur de ce fil, qui donne lieu à la même intensité de courant, représente cette résistance.
Quand cette expérience n'est pas possible , on peut néanmoins déterminer la résistance en reliant les plaques A et B par un fil de longueur et de conductibilité connues , en prenant le rapport des intensités.
Cette résistance est d'autant plus faible que les plaques A et B ont une étendue plus considérable et que le terrain qui les avoisine est plus conducteur..
Lorsque ces plaques ont d'assez grandes dimensions, la résistance de la couche qui sépare les points A et B est extrêmement
i. Voir la note 8 à la fin de roavrage.
58 TÊLfiGRAraiB ÉLECTRIQUE.
faible ; elle ne varie pes sensiblemeni 'avec la distance des deux plaques, à partir d'une certaine limite.
Dans tous les calculs relatifs à la télégraphie, on peut regarder cette résistance comme absolument nulle ; ainsi, dans la figure 41 , la résistance totale du circuit est seulement celle de la pile et des doux fils. ZA et (^.
Le r^ de la terre, dans ce phénomène , a soulevé de grandes discussions parmi les savants ; les uns considèrent la terre comme un conducteur d'une sectkm infiniment grande et dont la résistance , pour cette raison , est très-faible ; les autres regardent la terre nott comme un conducteur ordinaire réunissant les deux pôles de la pile , mais comme un réservoir absorbant aux extrémités les deux électricités à mesure qu'elles se forment ^