A1>PAREIL ANGLAIS A AIGUILLES
40i. Bescrîplîon. — Cet appareil, dindes plus siroples qu'on puisse imaginer, se compose d'un galvanomètre vertical dont Taigyille aimantée peut se mouvoir dans les deux sens, suivant la direction du courant. Il fonctionne le plus souvent avec deux fils et comprend deux systèmes exactement semblables.
La figure 1 (planche 4) représente l'intérieur de Fappareil et la figure 2 l'extérieur, dans le cas d'une seule aiguille.
Il est ordinairement disposé de telle sorte que les signaux se reproduissnt dans le poste qui transmet en même temps qu'à Textrémilé de la ligne.
AB est le galvanomètre vertical formé d'un cadre en bois autour duquel est enroulé le fil recouvert de soie j l'aiguille lestée à la partie inférieure, est fixée, au centre du cadre, au même axo que l'aiguille extérieure a6 dont le mouvement est limité par les deux arrêts en ivoire e et f.
Le manipulateur se trouve dans la môme boîte. Il est formé d'un cylindre COD terminé à l'extérieur par la poignée mn qui se meut à la main dans les deux sens. Ce cylindre est divisé en trois parties dont deux, C et D, sont en cuivre; la troisième, 0, ^n ivoire, sépare les deux autres.
Deux pointes en cuivre M et N sont fixées sur les deux cylindres D et C, la première à la partie supérieure, l'autre à la partie inférieure. Ces pointes communiquent avec les deux pôles de la
110 TELEGRAPHIE ÉLECTRIQUE.
pile par rintermédiaire des ressorts Q' P et GZ, qui pressent l'un sur le cylindre lui-même l'autre sur le tourillon, et des deux lames métalliques Q' Q et GS.
Des deux côtés du cylindre se trouvent quatre ressorts réunis deux à deux par les lames KER et FJF'.
Deux de ces ressorts placés en regard de M appuient à Tétat ordinaire sur les deux pointes métalliques a? et y fixées à Textrémité d'un petit cylindre horizontal en cuivre. Les deux autres ressorts, plus courts que les précédents, et dont un seul KL est visible dans la figure, sont en regard de N.
Le fil de terre s'attache en R et correspond aux deux ressorts KL et EL
Le fil de la ligne attaché en T communique par rintermédiaire du galyanomètre et do la lame F'JF, aux deux autres ressorts.
Dans la position de réception, la poignée extérieure mn est verticale ainsi que les deux pointes M et N qui ne touchent aucun des ressorts. Le courant venant de la ligne par T, après avoir traversé le galvanomètre, passe sur le ressort FH et arrive au fil de terre en R par les deux pointes œ et y et le ressort EL
L'aiguille a6 dévie, et par le nombre et le sens de ses oscillations indique les signaux transmis par le correspondant.
Pour envoyer le courant par le pôle zinc de la pile on tourne la poignée mn en inclinant la partie supérieure à gauche. Alors la pointe M presse le ressort FH qu'elle écarte de œ et la pointe N vient appuyer sur le ressort KL. Le pôle cuivre est ainsi en communication avec la terre par l'intermédiaire des ressorts KL et QT, de la partie métallique G, du cylindre et des lames RK et QQ' ; le pôle zinc qui correspond à la pointe M communique à la ligne par le ressort HF, la lame FF'V, le fil du galvanomètre et la lame WT.
En tournant la poignée en sens contraire, la pointe M vient écarter le ressort El de y et la pointe N presse le ressort dont le pied est en J ; le pôle zinc est alors en communication avec la terre et le pôle cuivre avec la ligne, le cçurant traverse encore le galvanomètre. L'inclinaison de l'aiguille est toujours la même que oelle de la manivelle*
On remplace souvent le galvanomètre par un électro-aimant qui fait dévier une aiguille placée à l'extérieur suivant le sens de J'aimanlation que lui imprime le courant.
Cet appareil est extrêmement sensible. L'électricité atmosphérique suffît souvent pour faire dévier Taiguille pendant un temps plus ou moins long et la lecture des signaux devient alors trèspénible. On remédie en partie à cet inconvénient en fixant les deux arrêts extérieurs e et /sur un disque mobile qu'on fait tourner de façon que Taiguille soit constamment au milieu.
L'appareil à deux aiguilles (fig. 3) est formé de deux systèmes identiques et indépendants dont chacun correspond à un fil spécial. On fait mouvoir simultanément les deux manivellei en se servant des deux mains.
402. Alphabet. — Le tableau suivant montre Talphabet adcpt') pour l'appareil à une seule aiguille :
V W ^!îv
V V/ slll
>fr\ \A V\/
// vV /y
,'ifty/fe)
{Iléj)rhz\
Les lettres sont placées par ordre alphabétique de chaque côté de l'aiguille et le côté sur lequel elle se trouve indique le sens de la dernière oscillation.
Les mouvements à faire sont marqués par des diagonales et des demi-diagonales dont l'inclinaison représente celle de Taiguille ou de la manivelle. On doit, pour Tordre des oscillations, commencer par le côté qui avoisine Taiguille dans le tableau.
Une, deux, trois et quatre oscillations à gauche représentent la croix qu'on donne à la fin des mots et les lettres Â, B et C ;
Une déviation à droite suivie d'une, de deux et de trois à gauche forment les lettres D, E et F ;
Deux à droite suivies d'une et de deux à gauche représentent G elH;
Enfin trois à droite et une à gauche représentent la lettre I^
Q s'obtient par un coup à gauche, deux à droite et un à gauche ;
K| un à gauche, un à droite et un à gauche ;
h, un à droite, un à gauche, un à droite et un à gauche.
Pour les lettres placées à droite de l'aiguille, la marche est analogue :
M, N , 0, P, un, deux, trois et quatre coups à droite ;
R, S, T, un coup à gauche suivi de un, deux et trois à droite ;
U, y, deux coups à gauche suivis de un ou deux à droite ;
W, trois coups à gauche et un à droite ;
X, un coup à droite, un à gauche et un à droite ;
Y, un coup à gauche, un à droite, un à gauche etjun à droite ;
Z, un coup à droite, deux à gauche et un à droite ;
403. — L'alphabet pour l'appareil à double aiguille est| formé par la combinaison des mouvements simultanés ou séparés} des deux aiguilles. Dans l'alphabet précédent, certaines lettres exigent quatre mouvements successifs, dans le suivant (page 443), le plus grand nombre est de trois.
Les lettres placées à la partie supérieure se font au moyen de l'aiguille, au-dessus de laquelle elles se trouvent, qu'on porte du côté de la lettre autant de fois qu'elle est inscrite dans le tableau.
Ainsi l'aiguille gauche portée une fois ^ gauche indique la croix.
Deux fois à gauche, la lettre, i A
Trois fois à gauche . . B
* Une fois à droite • E
lis
Deux fois a droite.
Trois foisà droite.
.ot
oo
rTT
ENDEZ
L'aiguille droite portée
Une fois à gauche.
Deux fois à gauche Trois fois à gauche.
byGoOg
le
iU TÉLÉGRAPHIE ÉLECTRIQUE.
Une fois à droite N
Deux fois à droite.
Trois fois à droite P
Les lettres C, D, L et M se font par un double mouvement de Paiguille au-dessus de laquelle elles sont placées.
C, un coup à droite et un à gauche de Taiguille gauche ;
Df un coup à gauche et un à droite de Taiguille gauche ;
L, un coup à gauche et un à droite de Taiguille droite ;
M, un coup à droite et un à gauche de Taiguille droite.
Les lettres placées au-dessous des aiguilles s'obtiennent par des mouvements identiques et simultanés des deux aiguilles;
La position des lettres indique le côté sur lequel doit être dirigée Textrémité inférieure :
R, un coup à droite ;
S, deux coups à droite.
T, trois coups à droite.
W, un coup à gauche.
X, deux coups à gauche.
Y, trois coups à gauche.
Les lettres U et Y exigent deux mouvements simultanés des deux aiguilles dans les deux sens :
Pour U, on les porte successivement à droite et à gauche ;
Pour V, on les porte successivement à gauche et à droite.
En6n, pour la lettre Q, on dirige les deux extrémités supérieures des aiguilles Tune vers Tautre.
Et pour Z, on dirige Tune vers l'autre les extrémités inférieures.
Le tableau montre également comment se font les mots oui, non, compris, répétez, allez, ainsi que les chiffres, lesquels sont figurés de la môme manière que les lettres C, D, E, H, L, M, N, R, U et V. Un signal préliminaire indique que les signaux suivants représentent des chiffres.
Chaque série de chiffre, comme chaque mot, est suivie du signe qui représente la croix, auquel le correspondant répond par le signal compris, ou non compris s'il veut faire répéter.
Les appareils que nous venons de décrire exigent un courant
DESCRIPTIOU DES PBlIiaPAUX APPAREILS. 115
assez faiUe pour fonctionner, mais par suite ils sont assez aen* sibles aux actions étrangères; les décharges d'électricité atmos* phériques désaimantent souvent les aiguilles.
La manipulation et surtout la lecture des signaux présentent une certaine difficulté et exigent de la part des employés une très-grande habitude.
Pour ne pas augmenter le nombre des mouvements élémen* taires, on remplace la lettre J par la lettre I, et Ton supprime les signes de ponctuation, ce qui, dans certains cas, peut occasionner des erreurs.
Ces diverses raisons ont fait abandonner presque complètement ^ 'appareil à aiguilles.
APPABBIL A CAOlUrC.
401. néeeptear. Cet appareil est fondé 9ur les principes énon« ces au n*» 68.
Un mouvement d'horlogerie fait tourner une aiguille extérieure fixée au même axe qu'une roue d'échappement dont la rotation est arrêtée par une ancre. Une palette en fer doux, mobile en face d'un électro-aimant , fait osciller cette ancre qui laisse passer à chaque mouvement une des dents de la roue. Le cadran extérieur porte des lettres ou des signes et l'aiguille s'arrête devant.un quelconque de ces signes. Le tout est renfermé dans une boite qui ne laisse voir que le cadran.
Nous avons pris pour modèle (planche %) l'appareil tel qu'on le construit pour les bureaux tél^raphiques des chemins de fer.
La figtire 4 montre le récepteur avec son couvercle. Le cadran porte vingt-six divisions dont la supérieure est une croix, et les autres les vingt-cinq lettres de l'alphabet ; les vingt-dnq premiers nombres sont plac^ à l'intérieur. L'aiguille HH', en mica ou en acier, est équilibrée et fixée à frottement sur l'axe H de la roud d'échappement. A la partie supérieure et à droite se trouve un petit cadran dont l'axe a correspond au ressort de rappel de la palette. Les deux bornes A et A' servent à fixer les fils par les* quels entre et sort le courant. A la place de la lettre M est un
carré b au moyen duquel on remonte le mouvement d^horlogerie. On peut faire avancer Faiguille, quand le courant ne passe pas, en pressant sur le bouton d situé à la partie supérieure de la boite.
Dans la figure 2 on a représenté la projection verticale de Tappareil vu de côté, dans la figure 3, la projection horizontale, et dans la figure 4 une perspective de la palette, de Fancre et de la roue d*échappement. Les mêmes lettres dans ces figures représentent les mêmes objets.
Le mouvement d'horlogerie est compris entre deux plaques de cuivre BC et DE. Le barillet M contient le grand ressort, et son axe correspond au carré extérieur &. L'axe do la roue supérieure FGH porte Faiguille indicatrice HH' et la roue d'échappement cachée dans la figure 2 par la tige de la palette, mais qu'on voit en L dans la figure 4.
L'électro-aimant N {fig, % et 3) est posé au-dessus du mouvement d'horlogerie sur une plaque en cuivre DD', il est fixé par deux montants verticaux et une lame de cuivre WW. Les deux tiges de fer doux de l'électro-aimant, reliées par une troisième K, sont indépendantes des bobines et peuvent se mouvoir au moyen de la vis LL' ; pour avancer ou reculer l'électro-aimant^ il suffit de tourner cette vis dans le sens convenable. Les deux bobines de fil de l'électro-aimant ne sont pas solidaires; la communication de Tune à l'autre se fait par l'intermédiaire du fer doux lui-même. Les extrémités du fil recouvert de' ces bobines aboutissent aux bornes Q et Q^ qui par deux lames métalliques communiquent avec les bornes extérieures À et À'.
La palette Re, placée en face de l'électro-aimant, est mobile autour de deux vis R et R'. La tige TT' {fig. 4) ne correspond pas exactement au milieu ; elle porte à la partie inférieure une petite pointe horizontale T'Y engagée dans une fourchette qui tient à Taxe XY. Enfin, au milieu de cet axe est l'ancre d'échappement Z formée de deux petites lames m et m' situées dans des plans un peu différents au-dessous de la roue d'échappement L qui porte treize dents.
La roue d'échappement est sollicitée par le mouvement d'horlo-
marnsm
gerie à tourner dans le sens indiqué par la flèche, mais une de ses dents est arrêtée par la pointe m. Lorsque le courant passe, la palette est attirée par Télectro-aimant , la tige fait un peu tourner Taxe XY, la lame m s'écarte et laisse passer la dent qui vient buter contre la lame m' ; elle reste ainsi jusqu'au moment où le courant cessant de passer, la palette revient à sa première position, la lame m' s'écarte, laisse passer la dent de la roue et une nouvelle est arrêtée par la lame m.
L'aiguille extérieure ûxée au même axe tourne donc, par chaque oscillation complète de la palette, de -— du cadran, et pour chaque demi-oscillation de j^. Ainsi, quand le courant traverse le fil de i'électro-aimant, l'aiguille avance d'une division ; si elle était sur la croix, elle vient en face de la lettre A. Quand le courant est interrompu, l'aiguille avance de nouveau et se place en face de la lettre B, ainsi de suite. Pour qu'elle fasse un tour complet, il faut treize émissions de courant
Les deux petites vis n et n', fixées à une pièce en cuivre qui fait corps avec la plaque DE, limitent le jeu de la tige TT'.
Le ressort de rappel est un petit ressort. à boudin attaché en q à la tige de la palette. Il est terminé par un fil rr'r"^! qui s'enroule sur la petite poulie a' dont Taxe est prolongé à l'extérieur de la boite jusqu'^en a.
A la partie supérieure du cadran est une petite tige W qui, quand elle est pressée de haut en bas, tourne autour d'un axe et fait mouvoir la lame recourbée Ht!', Cette lame presse alors la palette contre l'électro-aimant et produit le même effet que le passage du courant. C'est en abaissant le bouton extérieur d, figure \ , qu'on produit ce mouvement. '
On met l'appareil en état de fonctionner au moyen de deux petites vis n et n' qu'on doit serrer de façon à donner à la tige de la palette le moins de jeu possible , en lui en laissant toutefois assez pour qu'à chaque mouvement une des dents de la roue d'échappement puisse passer.
Il reste alors pour régler la marche de l'aiguille, suivant l'intensité du courant, l'électro-aimant qu'on peut avancer ou recu-
1er, et le ressort de rappel qu'on tend à Textérieur avec la petite clef f.
On reconnaît queTappareil est bien réglé quand Taiguille tourne régulièrement sous Faction d'une série d'interruptions rapides de courant.
Quelquefois les lames m et m' {fig. i) sont un peu trop écartées et dans un seul mouvement de la palette il passe plusieurs dents de la roue d'échappement ; on doit alors les rapprocher ou donner aux vis n et fi' un plus grand écartement.
Quand le jeu de la palette est trop considérable, il peut arriver que les lames m et m' se trouvent à un moment donné toutes les deux du même côté de la roue d'échappement; le mouvement d'horlogerie n'étant plus retenu, les roues tournent avec une grande vitesse jusqu'à ce que le ressort ait épuisé son action. Quand on touche à cette partie de l'instrument, on doit retenir à la main le barillet M, pour prévenir la rupture du grand ressort et de l'aiguille.
405. Maoïpolatoor. — Le manipulateur {fig, 5) est formé d'une planche carrée sur laquelle repose un cadran en laiton portant sur son pourtour, en face d'échancrures, les mêmes lettres que le récepteur et disposées dans le même ordre.
Une manivelle AB articulée au centre du plateau fait tourner une roue à gorge sinueuse que la figure montre en partie à découvert et dont les sinuosités régulières sont en nombre égal à celui des signes du cadran. Dans sa rotation , cette roue produit un mouvement de va-et-vient du levier lOF mobile autour du point et dont l'extrémité F, terminée par un petit ressort FD va toucher alternativement les deux vis P et P' engagées dans deux petites pièces de cuivre.
Toutes les fois que la manivelle est au-dessus d'un chiffre pair, le levier appuie sur le contact F; quand elle est au-dessus d'un chiffre impair, le levier appuie sur le contact P. Pour un tour complet de la manivelle, le levier touche treize fois le contact P et treize fois le contact P'.
NY et N'Y' sont deux ressorts mobiles autour de N et N' qu'on peut faire appuyer sur l'une quelconque des lames L, K, H et
DESCRIPTION I>fia PRINUPAUX APPAREILS. 119
L', K'; H'. Des communications métalliques sont établies en des- 80U8 de la planche entre les différents boutons qu*on \oit sur le manipulateur.
F communique avec C ;
F' avec £ et E';
Z avec T, G, G', H et H';
l. et L' avec Taxe du levier ;
On fait communiquer C avec le pôle cuivre de la pile, Z avec le pôle zinc et T avec la terre.
Les deux fils du récepteur s'attachent en G et £ ou en G' et £', et le fil de la ligne en N ou en N'.
En H, K et H', K' on fiie des fils de sonnerie.
Lea deux commutateurs NV et N'Y' permettent d'employer un aeul manipulateur pour deux directions différentes.
406. TnuMBUfiîoB« ^ Quand on veut correspondre, on place le ressort NV sur le contact L.
Dans la position de la figure 5, le courant qui vient de la ligne X suit la route NLL'OFP'VE, il traverse le récepteur, revient eh E, d'où il se rend à la terre par le fil GT.
Pour transmettre, on tourne la manivelle AB. £n la plaçant sur la lettre A, le ressort OD vient toucher le contact F, le courant part du pôle cuivre de la pile, suit la route CPFOL'LN et se rend au poste correspondant X. Il produit une attraction de la palette et l'aiguille du récepteur avance sur la lettre A. £n por^nt la manivelle sur B, le levier OD reprend sa position, le courant est interrompu et l'aiguille, au poite correspondant, avançant d'une nouvelle division, se trouve au-dessus du B. Si l'aiguille du récepteur et la manivelle du manipulateur sont sur la croix, et si l'on tourne cette manivelle rapidement pour l'arrêter à une lettre quelconque^ à l'extrémité de la ligne l'aiguille du récepteur indiquera la mémo lettre.
Quand, au lieu de tourner la manivelle , en suivant l'ordre alphabétique des lettres , on revient en arrière, l'aiguille indicatrice au poste correspondant continue à tourner dans le même sens et il y a désaccord entre les lettres transmises et les lettres reçues* Four rétablir la concordance, il faut ramener de l'un des
120 TÉLÉGRAPHIE ÉLEGTBIQOE.
côtés la manivelle à la croix, et de Tautre faire avancer l'aiguille à Taide du bouton placé au-dessus de l'appareil jusqu'à ce qu'elle se trouve également en regard de la croix.
A l'état de repos, le ressort N doit appuyer sur le contact K, afin que, si le couniot vient de la ligne, il puisse traverser la sonnerie et se rendre à la terre par le fil HGT.
On fait communiquer directement la ligne avec la terre en plaçant le ressort NV sur le contact H, précaution qu'on prend en cas d'orage.
Si deux lignes aboutissent en N et N', on fait correspondre directement les deux postes voisins en plaçant les deux commutateurs NV et NT' sur la lame marquée communication directe.
407. — Un seul manipulateur et un seul récepteur sufi&sent pour correspondre successivement avec deux postes différents, pourvu que l'on ait deux sonneries en communication avec les boutons H et K, H' et K'.
La figure 6 montre la disposition de deux bureaux correspondants X et X' dont le premier est poste extrême et le second correspond avec X et avec un troisième X".
PP' sont les deux piles ;
MM' les manipulateurs ;
RR' les récepteurs;
SS'S" les sonneries que nous décrirons plus loin;
BB'B" les galvanomètres qui sont constamment dans le circuit et indiquent le passage du courant.
408. — Dans la position normale les commutateurs sont placés sur les contacts qui correspondent aux sonneries, les aiguilles des récepteurs et les manivelles des manipulateurs sont sur la croix.
Quand, à l'un des postes, un employé veut envoyer une dépêche, il place le commutateur relié au fil par lequel il doit transmettre sur le contact L ou L' (fig. 5] et envoie le courant en tournant la manivelle. Le correspondant, averti par le mouvement de sa sonnerie, établit son commutateur de la même manière et indique par un tour de manivelle qu'il est prêt à recevoir. Le premier transmet alors sa dépèche lettre par lettre en conduisant la manivelle régulièrement et en s'arrêtant quelques instants sur les lettres
qu*il vent faire passer. S'il dépasse une lettre qui devait être transmise, il doit se garder de revenir en arrière, mais il continue le tour pour arriver à cette lettre en passant par la croix. Il doit, pour éviter toute confusion, s'arrêter à la croix après chaque mot. Quand la transmission est terminée, il fait un tour de manivelle en s'arrètant sur la lettre Z et revient à la croix. Ce signal se nomme le final. Le correspondant, s*il a compris, répond immédiatement par les deux lettres CO. On se remet alors, des deux côtés, en communication avec les sonneries.
Un employé exercé peut transmettre aisément de soixante à soixante-dix lettres par minute.
Si la dépêche contient des nombres en chiffres, on indique, en arrêtant deux fois la manivelle sur la croix, que les signaux suivants doivent être pris parmi les chiffres.
Lorsque, dans le cours de la transmission, les signaux deviennent inintelligibles, celui qui les reçoit fait un tour de manivelle pour prévenir son correspondant et s'arrête un instant pour faire revenir à la croix l'aiguille de son récepteur, opération qui est faite en même temps à l'autre poste. Il passe les deux lettres RZ (répétez) en les faisant suivre du dernier mot compris^ et revient à la croix pour attendre la continuation de la dépèche.
Il peut arriver que l'aiguille de l'appareil ne tourne pas régulièrement , la transmission est alors imparfaite et l'appareil doit être réglé. On prie dans ce cas le correspondant de tourner sa manivelle et l'on tend ou l'on détend le ressort de rappel, au moyen de la petite clef destinée à cet usage, jusqu'à ce que la marche de l'aiguille soit bien régulière; on avertit alors le correspondant en lui envoyant le courant et en tournant aussi^ la manivelle, afin qu'il puisse, à son tour, faire la même opération.
Pour transmettre à un poste plus éloigné que le correspondant ordinaire, ^n demande la communication directe par un tour de manivelle suivi du n(»n de la station avec laquelle on veut correspondre et du nombre de minutes que doit durer le travail. L'employé, prévenu de cette demande, répond GO et place immédiatement les deux commutateurs sur la lame de communication directe.
Lm poâteB suivants, avertis de la même manière, font la même manoeuvre qui se répète ainsi jusqu'à la station demandée.
Un employé doit toiiyours répondre immédiatement à l'attaque qui lui est faite par un de ses correspondants. S*il est occupé d'un autre côté, il se borne à passer les deux lettres ÀZ (attendez), et dès qu'il peut recevoir il prévient en tournant sa manivelle.
Pour simplifier les transmissions, on fait quelquefois des tableaux de signaux conventionnels en combinant les chiffres deux à deux, et en plaçant en regard les phrases les plus usuelles, telles que: