SIGNAUX RÉGLEMENTAIRES
Indicalif de dépêche ^'"•^ ■■ ■«■ " ■— ■■ ■■—
Réception ou compris ■■■■■■ ■»■ ■■
(?) ou répétez ■■ ■■ ■■" ■■" ■■ ■■
Correction ou pas compris «««■■«■■«■iMi — — —
Final ■■ — «i — ■■ — ■■
Télégraphe — ■■ ■■ — i ■■■-■■
Les lettres doivent être séparées les unes des autres par des espaces blancs et les mots par des intervalles un peu plus grands.
Exemple : Comment recevez-vous
1. On peut remarquer qu'aucune lettre n*est formée de plus de quatre signaux. Tous les chiffres, au contraire, en ont cinq, et leur formation régulière les rend fiiciles à retenir.
426 Transmission. — La manipulation exige une certaine habitude, parce qu*il faut une grande régularité dans la transmission pour produire à Textrémité de la ligne des signaux bien distincts.
Pour un points on appuie sur la poignée du levier et on lève
rapidement la main ; pour un trait, on presse pendant un instant.
Nous extrayons do rinstniction à l'usage des télégraphistes de
la Suisse le passage suivant qui fera bien comprendre la marche
à suivre pour arriver à une bonne transmission :
« Pour bien apprendre le jeu du levier-clef (levier du manipulateur), il est nécessaire de s'exercer à l'abaisser en mesure. Pour cela on fera bien d'employer la manière suivante :
a Où frappe sur la table avec le bout du grand doigt ou de Vindex de la main droite ; les coups doivent se répéter en temps égaux. Pour les personnes qui n'ont pas cultivé le gentiment du rbythme, il sera utile d'appliquer une montre contre roreillo et do frapper un coup à chaque oscillation du balancier. « L'on frappera de deux manières différentes : 4<> En retirant le doigt avec rapidité, de sorte qu'il n'appuie sur la table qu'un instant et en ne le relevant que d'un demi-pouce ; ^^ En laissant le doigt appuyé sur la table pendant le temps qui sépare deux coups de première espèce et en l'élevant pendant un temps égal.
« On mesure chaque battement de première sorte par la syllabe dt, et le battement doit toujours se faire en prononçant la syllabe.
« Dans les mêmes intervalles de temps où l'on prononçait les di di di. Ton prononcera maintenant les syllabes do-o. En prononçant do, on pose le doigt sur la table ; en prononçant o, l'on retire le doigt pour le reposer sur la table au second signe.
« Les battements que l'on fait en prononçant les di, produiraient des points, et ceux que l'on fait en prononçant do^o, donneraient des traits si Ton avait appuyé le doigt sur le levier qui met en mouvement l'appareil à écrire de Morse ; mais comme les points et les distances qui les séparent, ainsi que les traits et leurs intervalles ne deviennent réguliers que si les mouvements du doigt
le sont aussi, on peut apprendre à faire le service du télégraphe sans appareils et seulement en s*exerçant à frapper de la manière ci-dessus indiquée.
a n faudra ensuite s'exercer à donner un trait et deux points, puis deux points et un trait, et ainsi de suite, en prononçatxt toujours pendant le mouvement du doigt les syllabes di dij et do-o, et chaque syllabe doit se prononcer à égale distance de la suivante. Les distances de do k o, de o k di, sont donc toujours égales, et le doigt sera, comme nous l'avons déjà dit, appuyé sur la table de do jusqu'à o et élevé de o jusqu'à la syllabe suivante.
a Pour le commencement, les mouvements se suivront à c|e plus grands intervalles et Ton en augmentera la rapidité à ipesure que Ton acquerra de l'habitude.
<c On s'exercera aussi à produire d'autres combinaisons, par exemple :
dO'Of d}, diy di; d<H)j dij dij di ou dO'Oy do-o^ diy dij di, di
ou d», dO'O, dO'Oy di; di, do-o, do-o, di, etc. « L'on voit qu'il s'écoule des intervalles de temps égaux entre deux points, d'un point au trait suivant, du commencement du trait à la fin, et de la fin du trait au premier signe suivant. Chaque point ne demande donc qu'un seul intervalle de temps, tandis que le trait en demande deux.
« Quand deux groupes se suivent, il faut les séparer par une pause. Les pauses ne peuvent pas avoir une durée moindre qu'un intervalle de temps.
« On s'exercera à reproduire les différents groupes, en laissant toujours entre eux un intervalle de temps qui serve de pause. Par exemple, au lieu d'un signe de plus pour indiquer la pause, on prononcera le nombre un.
didi un dt di un dt di, etc....
et le doigt restera élevé pendant que l'on prononcera un,
« On s'exerce d'abord pour chaque lettre à part, en la répétant avec une pause entre chaque répétition. Par exemple :
DESCRIPTIOBî DE3 PRINCIPAUX APPAREILS. i&7
di do-o I di do-o 4 di do-o I di do-o 4 di d(H) 1 ^0 di di 4 do-9 di di 4 do-o di do-o 4 do-o di doo 4
di do-p di 4
et Dang c^^ exprcjce, le dqigt re§tem élevé au3?j iQpglçjnps à la syllgb^ w qu'à la syll^Jx? o,"
s Quand op §^ura par Pœur chaque lettre h part, on écrira (Jes syllabes composées de deqi^ lettres, en séparant les lettres et las 3yl|abes par une pause. Puis pn s'exercera de mêfup à écrire des syllabes de trpjs lettres. Ppyr rendre ces exercices plu9 faciles, on fer^ des groupes 4^ lettres dont les signes scient symétriques, Par exeipplp mh ^ "i^i ■§■§■§ «ivBHiiMi
tmOCh ■■■■■ ■■■■■■^ ■■^■MB ■MBHHHaMBaMB
aUV ^ «""^ ■■ ■■ ""i"" ■• «p «f WÊam
ndb OTP m wmm m m wmm m' m m
a Op formera epfin des mpts ep passapt des plus courte aux plus compliqués.
f II faudra au3si 8*e?ercer à l|re ppttp é(?itpr« pn signes, en pronppçant les syllabps di et do-p conformément au rhythme et en ffiigapt upp pause eptre les lettres,
fi Cpmm^ pxercice, il faudra lire jsopvept in texte imprimé dans cet alpbab^l*
« Il faudrg aussi transcrire les caractères ordinaires en signes télégraphiques et relire cette dernière écriture en lettres. C'est la manière la plus simple pour apprendre i lire promptement les signes télégraphique^, Jl faut plu§ d'habitude pour lire ces
signes on mots que pour lire du texte imprimé dans ces signes.
« On peut donc apprendre sans appareils à faire les mouvements du doigt pour donner les signes, à connaître les groupes qui représentent les lettres, à écrire du texte ordinaire en signes et à lire les signes en mots.
a Lors de la lecture et de la prononciation des lettres il faut soigneusement observer les pauses qui séparent les mots.
« Les signes appartenant à un groupe ou à une lettre, peuvent être produits au levier-clef aussi vite qu'ils sont prononcés.
« Lorsque, par les exercices précédents. Ton a acquis assez d'habitude pour écrire distinctement douze ou quatorze mots dans l'espace d'une minute ou pour en lire un nombre double, on commence à s'exercer sur les appareils, ce qui ne présentera plus de difficultés et s'apprendra en peu de leçons. Ce qui est essentiel, c'est que le levier-clef n'ait qu'un jeu très-limité, afin que les do-o, dO'Oj do-o ou les battements du levier-clef quand il s'abaisse ou se relève, se suivent à des intervalles égaux.
« Le levier-clef fait un bruit semblable à tri-tri-tri pour les points et semblable à do-o pour les traits, ce qui rend facile de distinguer par l'ouïe les traits des points.
« Avec de l'attention, on parviendra aussi à les distinguer, soit à la marche du relais, soit à la marche du levier de l'appareil lilorse, et l'on pourra comprendre, seulement par la marche de l'appareil, la correspondance donnée.
a II faut donc s'exercer dans ce but, car il est très-utile au service de reconnaître par l'ouïe les signes les plus usuels, comme l'appel de la station et les mots ouverts, compris^ répéter, empêché, dérangé. De même il faut s'exercer à reconnaître les lettres à la simple vue des mouvements du levier du relais. On distinguera facilement les points des traits, en ce que pour les points le levier ne s'abaisse qu'un instant et se relève immédiatement, tandis que pour les traits il reste abaissé pendant un temps entier.
a La faculté de pouvoir lire la dépêche d'après les mouvements du relais rend, dans bien des cas, de grands services. Si, par exemple, des pertes survenues dans le courant le rendaient trop
DESCRIPTION DES PRINCIPAUX APPAREILS. \!l9
faible pour qu'il pût fermer le circuit de Ta pile locale et mettre en mouvement Tappareil à écrire, il y aurait encore possibilité de lire la dépêche par les mouvements du relais, quelque faibles qu'ils fussent, pourvu toutefois que ces mouvements ne se succédassent pas trop rapidement. »
La lecture se fait sur la bande de papier à mesure qu'elle se déroule.
Lorsque quelques signaux sont inintelligibles on interrompt le poste qui transmet en lui passant le signal ■■ ■hh ■■ qu'on fait suivre du dernier mot compris.
Remarquons ici que, pour l'appareil Morse, les signes sont en« tièrcment indépendants les uns des autres, et qu'une erreur dans la transmission n'influe pas sur les signaux suivants comme pour les deux appareils précédents.
Les bandes de papier sur lesquelles s'inscrivent les dépêches sont enroulées sur des rouels destinés à cet usage et conservées avec soin pour servir au contrôle.
427. Translation. — Nous avons dit que Ics appareils Morse peuvent être employés dans les postes intermédiaires comme translateurs. Cette translation se fait au moyen du levier qui imprime les signaux.
A cet effet, l'une des deux plaques de cuivre SS (planche 4) qui supporte le mouvement d'horlogerie est reliée en un certain point W par une vis qui traverse la planchette et un fil métallique à une borne extérieure M à laquelle communique ainsi toute la masse de l'appareil et par suite le levier et le bras YY'.
La colonne X'X", contre laquelle vient buter le levier, est isolée au moyen d'un disque d'ivoire ; elle communique avec la borne P à laquelle on attache le pôle de la pile qui sert à envoyer le courant sur la ligne.
Enfin une dernière borne I est reliée à la vis, dite de repos, y que le levier touche lorsque le courant ne passe pas ; la pièce métallique qui porte cette vis est isolée par une plaque d'ivoire.
Nous avons expliqué, n® 74, les principes de la translation.
D et D' (fig. 82) sont les manipulateurs ; B et B' les récepteurs ; E et E' les commutateurs de pile ; enfin G et G' deux commu-
150 TÊLÉGHAPHIE ÉLECtRIQUE.
tateurs aii moyeh desquels on peut : 4° tecevoii* dans les deux appareils séparément, en plaçant les ressorts sur les touches a et a' ;
Fjg. 82.
9!^ établir la communication directe entre A et Â', en plaçant les ressorts sur les touches 6 et 6' ; 3» établir la translation en plaçant les ressorts sur les touches d et d'.
Pour la translation, la ligne A est en communication avec le
DESCRIPTION DES PRINaPAUX APPAREILS. 151
bouton M^ de Tappareil B' et la ligne A' avec le bouton semblable de Tappareil B.
Supposons que, la translation étant établie, le courant soit envoyé par le poste correspondant A ; ce courant arrive au bouton M' de l'appareil B', passe dans la plaque de cuivre, dans le levier et arrive au bouton V par la vis de repos contre laquelle appuie le bras YY' (planche 4, fig- ^); du bouton V, il passe au manipulateur D par le ûl de communication Vrql et fait marcher le relais de l'appareil B.
Le levier de B s'abaisse et vient toucher la colonne qui communique à la pile ; le courant du poste translateur se rend par l'intermédiaire de ce levier au bouton M, et enfin sur la ligne A' par le fil Mmd',
La marche du courant est analogue quand le poste A' transt&et.
428. — Le poste que nous considérons, non-seulement reçoit les transmissions des deux correspondants dans ses appareils, mais, tout en restant en translation, peut communiquer avec eux, car en abaissant le levier de l'un des manipulateurs, D par exemplCj on fait communiquer la pile avec la ligne A par l'intermédiaire du fil IqrV, de la vis de repos et du levier de B', enfin du fil M'Vrf.
Ou peut également correspondre avec la ligne A en faisant mouvoir à la main le levier de l'appareil B' ou la palette du relais de cet appareil) et avec A' en agissant de même sur l'appareil B.
429. — La disposition des fils est quelquefois un peu différente. Ainsi, au lieu de faire, comme dans la figure 82, arriver les fîlâ
qui partent des boulons I et V en q et g', on aurait pu relier directement I avec le bouton L' de l'appareil B' et F avec L. Le courant dans ce cas ne traverserait pas les deux manipulateurs D et D' pendant la translation.
On peut aussi établir les commutateurs G et G' sur le parcours des fils KL et h^U en modifiant les autres communications.
Quand les ressorts des commutateurs G et G' sont placés sur les touches a et a' le courant de la pile E est envoyé sur la ligne A, et celui de là pile E' sur la ligne A' ; pendant la translation le contraire a lieu, ce qui, dans certains cas, peut être Un inconvénient, car si le nombre d'éléments n'est pas le même, il se produit deâ
152 TÉLÊ6BAPHIE ÊLECTBIQUE«
perturbations quand le poste intermédiaire transmet à Taîde de ses manipulateurs. Pour y remédier, on fait ordinairement communiquer le bouton P de Tappareil B avec le commutateur E' et le bouton P' avec le commutateur E.
430. — Un poste qui fonctionne en translation doit être surveillé avec la plus grande attention, car les deux correspondants extrêmes ne peuvent s'entendre qu'à la condition que les appareils intermédiaires marchent bien régulièrement. Il est donc nécessaire de régler les ressorts de rappel des relais pendant la transmission suivant les variations d'intensité que peut éprouver le courant.
En outre, on voit que le courant passant des bras YY' {pi I, fig. 4) à la vis t/ de la colonne de repos, il doit toujours exister un très-bon contact entre ces deux pièces. On y arrive en nettoyant les surfaces et en tendant suffisamment le ressort de rappel Z'Z" ; la pile locale doit avoir une assez grande énergie pour vaincre cette résistance.
Si, par exemple, pour l'appareil B {fig. 82), le bras du levier ne touchait pas la vis de la colonne de repos, le courant de A ferait marcher le récepteur B et le courant passerait sur la ligne A', mais le courant de A' ne pourrait parvenir au récepteur B'.
Il faut en outre, lorsque le levier s'abaisse, que son extrémité appuie fortement sur la colonne XH'^.
On peut s'assurer des communications et des contacts au poste intermédiaire, en transmettant avec les deux correspondants non avec les manipulateurs, mais à l'aide des palettes des deux relais.
Si les expériences réussissent, c'est-à-dire si Ton transmet bien des deux côtés et si l'on reçoit également bien, on peut être assuré que la translation est bien établie, car dans les quatre opérations d'émission et de réception du courant dans les deux directions, tous les fils de communication sont employés.
4 31 . — Quand, au lieu de deux lignes A et A' aboutissant à un poste, il en existe trois A, À', A", on peut disposer les fils de façon à pouvoir mettre deux quelconques de ces lignes en translation.
Une des dispositions qui peuvent être adoptées est représentée dans la figure 83.
DESCRIPTION DES PIÎINCrPAUX APPAP^EILS. 153
Les trois lignes aboutissent à trois commutateurs G, G' et G".
Fi g. 83.
m, m% m", n, n\ n" sont des interrupteurs placés sur le p.^rcoursdes flls de communicadon.
4** Pour recevoir avec les trois appareils séparément, on place les trois commutateurs sur les boutons a, a\ a'' et on rompt la communication aux six interrupteurs.
2° Pour la translation des lignes A et A' on met le commutateur G sur le contact 6,
G' surfi' G'' sur a"
On établit la communication aux interrupteurs n et n', on la rompt aux quatre autres.
3° Pour la translation des deux lignes A et A" on place les commutateurs,
15& TÊLÊGBAPHIE ÉLECTRIQUE.
G sur le contact d G' sur a' G" sur 6^'
On établit la communication seulement aux interrupteurs m em".
4* Enfin pour la translation entre A' et A'' les commutateurs seront placés :
G sur a G' sur 6' G" sur d"
Et les communications seront établies seulement aux interrupteurs m' et m''.
Il suffit de suivre les 61s pour se rendre compte de la marche dn courant dans ces différents cas.
On peut de thème imaginer quatre Ou cinq lignes aboutissant à un poste et tracer sur le papiet* les communications qu'il conviendrait d'établir pour obtenir dans les translations, soit toutes les combinaisons possibles, soit seulement quelques-unes de ces combinaisons.
Les chances de dérangement, dans les bureaux télégraphiques, augmentent naturellement avec le nombre des fils conducteurs ; c'est i)ourquoi on évite, eh généra), d'ihstaller la translation pour plusieurs appareils. On se borne, quatid ti-ois lighës^par éteibplë, aboutissent à ufi t^dste, â organiser seulement \à tl-ahslàlioh atec deux des appal^eils, et oïl fait coiiinltlfiiquer au thdyeti de commutateurs les lignes pour lesquelles dii Veilt avoir là tf âtlslation kféë ces deux appareils.
432. — Avec plusieurs translateurs placés aiJi fllBéfeutô poMê d'une ligne, on peut correspondre à des distances presque indéfinies. Les postes extrêmes peuvent envoyer des dépèches simultanément à tous les bureaux intermédiaires, en prévenant d'avance ceux des postes auxquels ils veulent transmettre pour que les employés puissent faire dérouler le papier et recevoir les signaux.
Il existe un inconvénient à avoir sur une ligne un trop grand nombre de translateurs, car si un seul des appareils marche
mal, toui le service est entravé. Il se produit d'ailleurs dans la transmission un retard causé par le temps nécessaire au jeu des appareils, retard qui augmente avec leur nombre. On doit renoncer à établir la translation dans les postes peu importants ou trop rapprochés pour qu'elle soit utile.
433. Modifioatîoiis de Tappareil Morse. — Chaque constructeur se croit obligé d'appotter une modiûcation quelconque aux appareils qu'il est chargé de fournir, aussi existe-t-il pour l'appareil Morse un très-grand nombre de modèles différents.
Le principe est toujou^s lé même, et la plupart de ces modiûcations sont sans importance, la bonne qualité d'un appareil dépen* dant bien plus du soin avec lequel il est construit que de la forme et de la disposition des éléments qui le constituent; nous nous bornerons à en indiquer quelques-unes.
On sépare souvent les relais de l'appareil à signaux, et cette disposition nous semble préférable parce qu'elle permet de changer Tune des parties lorsqu'elle est hors de service ; de plus, elle met le relais à l'abri des secousses que lui imprime le levier et qui nuisent quelquefois à la transmission.
Dans ce cas, le relais doit avoir à l'extérieur quatre bornes dont deux correspondent au fil de l'électro-aimant, la troisième à la vis placée en face de la palette , et la quatrième à la palette elle-même.
L'appareil écrivant doit en avoir cinq, quatre sont les mêmes que Z, P, M et I [pL i, fig, 2), la cinquième communiquant au fil de l'électro-aimant doit être reliée à la palette du relais.
En Allemagne, l'électro-aimant du relais est, en général, vertical et la palette horizontale. Le ressort du relais se tend au moyen d'une vis placée à la partie supérieure.
M. Hipp, constructeur des appareils de l'Administration Suisse, donne à ses relais une forme un peu différente ; il divise le ressort de rappel en deux parties séparées par un cadre que traverse la tige de la palette.
L'électro-aimatit E (/¥^. 81) est vertical, la palette, had^ horizontale repose par un couteau sur une pièce d'acier trempé qui communique à l'appareil écrivant. Sa tige ad traverse le cadre c
TÉLÉGBAPHIE ÉLECTRIQUE.
ot son extrémité o?cille entre les deux vis e et /dont la supérieure est en communication avec le second pôle de la pile locale.
Fig. 84.
Les deux ressorts sont renfermés dans une colonne en cuivre ; l'un d'eux se tend avec la vis h et Tautre au moyen d'une tige qui peut^élever ou abaisser la pièce g*
Ces deux ressorts sont fortement tendus; quand ils le sont également, le cadre tiré avec la même force dans les deux sens se trouve en équilibre et n'exerce aucune action sur la tige ad.
Si Ton tend un peu le ressort inférieur ou si Ton détend le res* sort supérieur, le cadre, tiré de haut en bas, produit sur la tige une pression qu'on rend aussi faible qu'on veut et qui maintient la palette b à une petite distance de l'électro-aimant.
Dès que le courant passe, la palette est attirée, sa tige s'élève, touche la vis e et ferme le circuit de la pile locale. Quand le courant cesse, le cadre pressant sur sa tige, la palette reprend sa position de repos.
Il est facile de comprendre l'avantage de cette dispositiour
Dans les appareils ordinaires le ressort de rappel doit être peu tendu; il agit faiblement sur la palette qu'il ramène assez lentement à sa position, tandis que dans le cas actuel, bien que la plus petite* force soit suffisante pour rompre l'équilibre du cadre, quand le courant cesse d'agir, le cadre tend à revenir à sa position avec une vitesse d'autant plus rapide que la tension des deux ressorts est plus considérable.
Le phénomène rst analogue au mouvement vibratoire d'une corde fortement tendue ; la plus petite force suffit pour écarter un des points de sa position d'équilibre, et il y revient d'autant plus rapidement que la corde est plus tendue.
Ce système permet en outre de placer à l'état de repos la palette à une distance infiniment petite de l'électro-aimant. L'épaisseur d'une feuille de papier est suffisante. Les mouvements peuvent donc être extrêmement rapides et l'intensité du courant trèsfaible , l'attraction qu'exerce un électro-aimant sur son armature augmentant beaucoup lorsque la distance diminue.
4 34. — L'appareil écrivant a également subi diverses transformations. La plus importante consiste dans le remplacement du poids qui fait dérouler le papier par un ressort. Voici la forme adoptée pour les derniers appareils que l'Administration Française a fait construire (/î^f. 85).
Le levier BC mobile autour de l'axe Q est relevé, il porte à l'une de ses extrémités C une plaque de fer doux et à l'autre la
pointe sèche V. L'extrémité inférieure du bras DE, traversée jjar une petite pointe d'acier, se meut entre deux grandes vis F et H;
Fig. 85.
dont la seconde remplace la colonne sur laquelle le levier vient buter quand il est attiré.
La pièce qui soutient la vis F communique avec la borne extérieure I, et la pièce qui soutient lavis H avec la borne P (fig. 8:2 et 83).
Le ressort de rappel est vertical et se tend au moyen de la vis K.
Le mouvement d'horlogerie, compris entre la plaque de cuivre Xï et une seconde placée en arrière, se compose d'un barillet contenant le grand ressort et de plusieurs roues dont l'une fait tourner le cylindre R et l'autre l'axe d'un volant destiné à rendre le mouvement uniforme. Le papier se passe entre le cylindre R et le cylindre N qui porte la rainure.
Le ressort peut faire dérouler le papier pendant 20 ou 30 minutes. Quand il a épuisé son action on le remonte en tournant avec une clef le carré M qui est le prolongement de l'axe du barillet.
L'emploi des ressorts présente quelques inconvénients; leur force diminue à mesure qu'ils se détendent et le mouvement n'est pas parfaitement uniforme;. il arrive souvent qu'ils perdent leur élasticité ou qu'ils se brisent.
1 35. — Pour rendre la transmission plus régulière et plus facile , on a proposé de remplacer le manipulateur à levier par un
MSGRIPnON DES PftINGIPAUi APPAREILS.
tableau ÂB (pg. 86) sur lequel les signaux sont représentés t)ar des lames de cuivre incrustées dans ^ivoi^e. toutes ces lames coin-
ie: