‹ Cours théorique et pratique de télégraphie électriqueChapitre 36 sur 92 · EU · texte numérisé non relu

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FIg. 86.

muniquent avec un même bouton t' auquel on attache le Gl de là pile.

Le fil de la ligne L aboutit à un stylet métallique MN qu'on tient à la main.

Si Ton promène l'extrémité de ce stylet sur le tableau toutes les fois qu'on passera sur une des lames la ligne sera en communication avec le pôle de la pile.

A l'état de repos on fixe le stylet dans une borne R qui communique avec le récepteur afin do recevoir les signaux du correspondant.

Quand on veut envoyer une lettre quelconque, on appuie le stylet sur la lettre à transmettre et on le fait glisser rapidement d'une extrémité à Tautre de la ligne qui lui correspond. Il est clair que la succession des passages du courant étant celle qui convient pour la formation de la lettre, les traits et les points tiaces sur la bande de papier à rextrémité de la ligne représenteront la lettre elle-même.

En donnant au tableau de plus grandes dimensions, on peut y placer les signes de ponctuation, les chiffres et les signaux réglementaires.

Le système suivant, applicable à tous les appareils écrivant, permet d'obtenir une transmission infiniment plus rapide.

Les dépêches sont découpées préalablement sur une bande de papier au moyen d*un emporte-pièce. Les traits et les points sont remplacés par des ouvertures de longueurs convenables.

Le papier passe sur une roue en cuivre R (fig. 87) contre laquelle il est pressé par le ressort AB et le galet H. La roue communique avec le pôle de la pile par un second ressort EF et le fil de la ligne L est attaché au ressort AB.

Chaque fois que le ressort appuie sur un vide, il fait communiquer le pôle de la pile avec la ligne et le courant se rend au poste correspondant. Quand , au contraire , il presse sur le papier, le courant est interrompu.

La bande de papier s'enroule sur la roue D qu'on tourne avec une manivelle.

Si les ouvertures du papier représentent une dépêche elle sera transmise en entier à Textrémité de la ligne, quand toute la bande de papier aura passé sur R. On peut faire tourner la roue D très-rapidement, soit à la main, soit au moyen d'un mouvement d'horlogerie, de sorte qu'il n'y a pas pour ainsi dire de limite à la vitesse de transmission.

A l'Exposition universelle de 4855^ on a exposé un manipulateur fondé sur le même principe.

Il est formé d'un cylindre qu'on peut tourner au moyen d'une manivelle et qui avance en tournant. Il porte en hélice une série de petites lames égales. Un ressort appuie sur ces lames et com-

munique avec la ligne ; loules les lames métalliques sont en communication avec la pile. Le circuit est donc fermé pendant tout

le temps que dure le mouvement; mais si on enlève quelques lames, il sera interrompu pendant que le ressort pressera sur les parties vides.

On compose les dépêches en reculant les lames de façon à placer sur le passage du ressort celles qui peuvent former les lettres, une lame pour un point, deux pour un trait, un espace vide pourrintervalle entre deux points d'une même lettre, deux pour séparer les lettres d*un même mot, et ainsi de suite.

Aucun de ces manipulateurs, quelque ingénieux qu'ils soient, n'a été adopté.

4 36. Appareil Morte à deux f tylei. — Dans l'appareil tel que nous l'avons décrit, on ne fait jamais passer le courant sur la ligne que dans un sens, Tun I des pôles de la pile étant invariablement en communication avec la terre.

En Bavière, on utilise Tinversion des pôles de la pile, pour obtenir un plus grand nombre de combinaisons.

On y arrive au moyen de deux manipulateurs juxtaposés de telle façon que les leviers puissent être abaissés successivement avec deux doigts de la même main. L'un sert à envoyer le courant dans un sens et l'autre à l'envoyer en sens eonlraire. Le relaii

eât double et chacune des paleUes est attirée suivant le sens du courant qui vient de la ligne. L'appareil à signaux porte deux électro-aimants et deux styles qui impriment sur la même baude de papier et correspondent aux deux relais.

D et D* (flg, 88) sont les deux manipulateurs qu'on a séparés pour en faire comprendre le jeu.

Fig.88.

A l'état de repos le levier en cuivre fhg appuie sur la pointe a ; quand on l'abaisse, il établit une double communication, 4» entre le levier et la pointe c, 2® entre d et 6, le bouton d étant fixé à un tessort qui presse sur une lame d'ivoire au-dessous du levier.

L'autre manipulateur est formé de la même manière. La ligne L aboutit au levier de D', et le bouton a' est relié au levier de D. Les pôles de la pile P communiquent comme l'indique la figure à c, d' et à c', d, le fil de terre T à 6 et b*.

Si l'on abaisse le levier de D, le pôle zinc Z de la pile P est mis en communication avec la terre par le petit ressort fixé en d, et

DESGRIPnOIf DES PRINCIPAUX APPAREILS. 16t

l'autre pôle C avec la ligne L par rintermédiaire du levier fgh, du fil ha' et du levier D'.

Si au contraire on abaisse le levier de IV, le pôle G communique avec la terre et le pôle Z avec la ligne.

R est le double relais. Il comprend deux électro-aimants A et A' et deux palettes, n et n' mobiles autour de m et m', dont les plaques sont aimantées et orientées en sens contraire par rapport aux électro-aimants.

Quand le courant vient de la ligne L, il suit le chemin h'g'a'hga^ traverse les fils des deux électro-aimants du relais et se rend à la terre en T.

Suivant le sens du courant» Tune ou l'autre des deux palettes h ou n' est attirée ; Tautre est repoussée, mais elle est retenue par la vis qui Tempéche de céder à Faction du ressort de rappel.

L'appareil écrivant comprend les deux électro-aimants B et B' et les deux stylets E et E'. Les fils de ces électro-aimants soni reliés d'une part aux vis X et X' et de l'aulre au pôle C de la pile locale P' dont l'autre pôle communique par la pièce métallique Y V' aux deux palettes mn et m*n' . Lorsque la palette n est attirée, le circuit de la pile locale est fermé par l'intermédiaire du fil de l'élec-* iro-aimant B et le stylet Ë laisse une trace sur le papier ; l'autre stylet, au contraire, imprime quand la palette n' est attirééi Les signaux qu'emporte le papier sont ainsi écrits sur deut lignes différentes, et le nombre de signaux élémentaires est doublée Voici l'alphabet adopté pour la correspondance :

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SIGNAUX

61GRACX.

SIGNAUX

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ti, j -^^__^-

mmm'^

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