PRES
SIGNAUX
Moniox.
166 TÊLÊGîtAPHlP ÉLECTRIQUE.
La manipulation se fait en appuyant Tindex ou le médium de la main droite sur Tun des deux leviers placés Fun à côté de l'autre sur la même planchette, suivant la ligne sur laquelle Timpression doit se faire ; elle est plus compliquée que pour Tappareil ordinaire , c'est pourquoi pn a renoncé en France , à cette disposition- 11 est d'ailleurs toujours pr^rérat)lp de ne pas se servir d^armatures aimantées dans la construction des récepteurs.
437. Appareil Morse à deux ttyles poarla translation. — La translation, établie comme nous l'avons indiqué au n** 427, exige deux appareils distincts, et l'on peut, quand les postes extrêmes n'opt rien à se transmettre, copimuniquer simultanément avec eux en pla^çant convenablçinent les ressorts des coiqmutateurs. Dans beaucoup de postes, le seryiee est fait par un seul employé qui ne peut travailler en mêpne temps dans les deux directions. On emploie quelquefois dans ce cas un seul récepteur comprenant deux relais et deux styles.
Les deux relais A et A' (fig. 89) sont séparés. Les stylets £ et P' mobiles autour des axes ab et a'b' sont mis en mouvement par les électro-aimants B et B' ; ils portent chacun un bras {voir fig, 4 , pU 4) qui appuie sur une vjs de repos qu'on ne peut voir dans la figure, leurs extrémités H et H' viennent buter sur deux colonnes semblables à XX".
Quand les électro-aimants E et E' exercent leur attraction, les signes s'impriment sur |a même bande de papier qui se déroule sous l'action d'un poids pu d'un fessort.
Les fils des deux lignes s'attaclient aux bornes L et L'qui coro« muniquent, par les massifs et les axes ab et a'b', aux leviers.
Les pôles des piles locales, fixé en Z, C et Z', C sont en com» nmnication avec les vis et les palettes des deux relais par Tinter? médiaire des fils des électro-aimants B et B'. Les colonnes sur lesquelles frappentjles leviers sont reliées au bouton P qui correspond à la pile ; enfin, en T, on attache le fil de terre.
Si le courant arrive par la ligne L, il passe par le levier E' et 1^ colonne de repos, dans le fil de J'électro-aimant A qu'il aimante, et se rend à la terre. La palette du relais A fermt) le circuit de I4 pile locale 2C et i'électro-aimant B attire le levier dont Textrémit^
H, en frappant sur la colonne, fait communiquer la pile P avec la ligne L'.
En faisant dérouler le papier, on peut suivre les transmissions des deux correspondants. Le levier E imprime les signaux envoyés par la ligne L, et E' les signaux envoyés par L'.
Comme les deux postes correspondants ne transmettent pas simultanément, on peut n'avoir qu'une seule pile locale.
Avec cet appareil on peut se passer de manipulateur, si les leviers E et F sont terminés par deux boutons sur lesquels on puisse appuyer le doigt. U est clair, en effet, qu'en pressant sur le levier
C on envoie le courant sur la ligne L' et en appuyant sur C on renvoie sur la ligne L.
Si l'on veut que le courant qui vientde L no passe pas sur Taulro ligne^ il suffit d'isoler le fil qui al)outit en L' avec un commutateur.
Il serait aisé du reste de disposer de nouvelles communications pour permettre d'employer les deux systèmes séparés sans translation, les signaux s'imprimant simultanément sur deux lignes parallèles de la même bande.
438. Aeinarquef. — Nous terminerons la description de l'appareil Morse par Texplication de certains mouvements vibratoires qu'on peut produire à l'aide du récepteur.
Si (pi i fig. ^ eti) on fait communiquer les deux bornes extérieures L et M en enlevant la communication de L avec le manipulateur, et si en même temps on relie le bouton I au pôle de la pile, la palette du relais et le levier de l'appareil à signaux entrent en vibrations et donnent lieu à une série d'oscillations dont on se rend aisément compte en suivant la marche du courant.
Le circuit de la pile est fermé par la série des communications suivantes It/YWMLT, et le courant traverse l'électro-aimant du reiaià ; la palette attirée ferme le circuit de la pile locale, le levier OX s'abaisse et rompt la communication entre la vis y et le bras YY'. Le circuit de la grande pile cesse alors d'être complet et la palette du relais revient à l'état normal ainsi que le levier oX dont le bras venant de nouveau appuyer sur la vis y ferme encore le circuit.
Le mouvement continue indéfiniment et persisterait jusqu'à l'entier épuisement de l'une des deux piles ; il est analogue à celui des trembleurs sur lesquels nous aurons à revenir.
439. — Lorsque dans l'appareil on détend le ressort de rappel du relais en laissant toutes les communications telles qu'elles sont établies ordinairement , un phénomène analogue se produit, mais il est d'une nature toute différente, car la grande pile n'y joue aucun rôle.
Ces oscillations tiennent à la grande mobilité de la palette du relais et aux vibrations que le choc du levier contre la colonne
X''X' imprime à la planchette qui supporte tout Tapparetl. On voit en effet qu'au moment où le ressort de rappel est assez détendu, la tige de la palette vient appuyer sur la vis D et ferme le circuit de la pile locale ; le levier frappe fortement contre la colonne X'X" et communique à la palette un petit mouvement vibratoire suffisant pour l'écarter de la vis D et rompre le circuit de cette pile. Le levier reprend sa position et la tige de la palette vient de nouveau toucher la vis D. Ce mouvement persiste jusqu'à ce qu'une cause étrangère vienne l'interrompre un instant. Ces vibrations sont moins fréquentes quand le relais est séparé de l'appareil à signaux.
440. — On peut se demander ce qui arriverait si les deux correspondants d'un poste organisé en translation (fig. 82] envoyaient au même moment le courant, ce qu'on peut facilement réaliser en réunissant les deux fils A et Â' et en faisant communiquer l'un d'eux avec le pôle de la pile.
Si les deux courants avaient la même intensité et si les deux appareils B et B' étaient également sensibles, ils marcheraient tous les deux au moment du passage du courant, et les deux bras des leviers cessant de toucher les colonnes de repos, les circuits des deux courants extérieurs seraient en même temps rompus.
Il se produirait donc dans les deux appareils un mouvement vibratoire semblable à celui du n® 438. Ce cas ne peut se réaliser dans la pratique , l'un des deux leviers s'écarte toujours avant l'autre, de la colonne de repos et interrompt le courant extérieur pour l'autre appareil. Ainsi donc , au moment de l'émission des deux courants , les deux palettes de relais sont attirées , Tun des leviers s'abaisse et reste dans celte position tant que dure le courant, l'autre ne bouge pas.
On peut, en faisant varier la tension des ressorts de rappel, rendre à volonté l'un ou l'autre des appareils plus sensible.
170 T^LÉGîlAPniP Ê^ECT^IQUE.