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■ TitiUÎ .
devenues des champs de [rosiers. Des troupes de martinets nichés dans les trous, babillent et voltigent sous les voûtes sonores. J’y suis entré par basai*! un jour de fête. Des gens du peuple, assis en cercle, dînaient gaiement à l’oinbre des murailles, et parlaient cet italien pur et mélodieux qu’on croirait inventé dans un temps de mollesse par les dames romaines. Ce lieu, souillé par l’infâme Caracalla, n’offrait plus que l’image d’un jardin de plaisance consacré au repos des bonnes gens et à la villégiature des oiseaux.
qui composait une conversation assez comique. Le seul défaut de cet excellent garçon était une indiscrétion imperturbable et un manque de tact qui en faisait une espèce d 'enfant terrible. Il n’y avait sur ma table ni lettres, ni album de voyage, ni papiers, dont il ne s’empressât de prendre connaissance, me demandant des explications et des commentaires sur les passages qu’il n’entendait pas, et avec tan^de simplicité que je n’avais pas le courage de lui reprocher sa curiosité.
Un jour nous cheminions ensemble dans les rues ; je suis abordé par un artiste chauve que j’avais vu la veille à l’académie de peinture. L’étranger ôte son chapeau , et don Asdrubal , apercevant un crâne privé de cheveux, saisit l’occasion de s’instruire en augmentant son vocabulaire français d’un mot nouveau. Il se penche vers l’inconnu en souriant, lui montre du doigt son front nu, et dit avec u# air bienveillant :
— Monsieur, comment se dit calvo en français?
LA ORAxTOB CHAUim. — HISTOIRE BU PIPPI™