LÉS MARIAGES SPIRITUELS
ainsi, qu'il fasse ce qu'il veut, il ne pèche pas; qu'ils se' marient, 37. Mais celui qui est resté ferme dans son cœur qui n'est pas subjugué, mais qui est maître de sa volonté et qui a décidé dans son cœur de garder intacte sa vierge, celui-là agira bien. 38. Donc celui qui épouse sa vierge fait bien; mais celui qui ne l'épouse pas fera mieux.
Celle que le faux Paul appelle « sa vierge » reçut plus tard le nom de « femme sous-introduite » ou d' « agapète ». Les « sous-introduites » semblent avoir été à diverses époques en grand usage.
Du iv^ au viii^ siècle, une vingtaine de conciles les ont condamnées, — ce qui prouvé qu'elles ont longtemps subsisté^. Ont-elles même complètement disparu? Encore de nos jours, des a sœurs » vivent avec le clergé célibataire de l'Eglise d'Orient. Et le clergé d'Occident eut et a encore des « amours ancillaires » et des « amours mystiques ».
1. Sur la question on peut consulter l'article de M. Pierre de Labriolle. « Le mariage spirituel dans l'antiquité chrétienne », Reçue historique, CXXXVII (1921), p. 204-225.