CHAPITRE IV
LES INFLUENCES MARCIONITE ET MONTANISTE
(ii^ siècle).
VERS 140, Marcion, le fils d'un évêque d'Asie mineure, se mit à prêcher, avec des doctrines théologiques nouvelles, une morale très rigoureuse. Pour lui, le devoir était de « vivre dans la plus stricte ascèse, tant pour le boire et le manger que pour les rapports sexuels »; le mariage était proscrit. Le baptême ne pouvait être accordé aux gens mariés que s'ils se séparaient ^.
Marcion, qui s'était rendu à Rome, fut excommunié en 144. « Une communauté marcionite s'organisa aussitôt à Rome et ne tarda pas à prospérer. Ce fut l'origine d'un vaste mouvement qui, par une propagande active, se répandit en très peu de temps dans la chrétienté tout entière ^ ».