‹ Courte histoire du célibat ecclésiastique [microform]Chapitre 13 sur 94 · LA LITTÉRATURE «APOCRYPHE · texte numérisé non relu

LA LITTÉRATURE «APOCRYPHE

(ii^ siècle).

LES premiers chrétiens écrivirent peu. Ils attendirent sans cesse le retour imminent du Sauveur. Peut-être même voulurent-ils préparer l'inauguration de son royaume en prenant une grande part, la plus grande peut-être, à la folle insurrection qui causa, en 70, la prise de Jérusalem et, en 132, l'écrasement du peuple juif. Des parties de l'évangile de Marc, quelques billets de Paul aux églises qu'il avait évangélisées, le récit des voyages de Paul et des parties de l'évangile de Luc, son compagnon, sont les plus anciens documents de la nouvelle religion. Cette littérature primitive fut remaniée jusqu'à la fin du 11^ siècleselonles besoins de la controverse avec les juifs et les païens, ou pour accréditer d'utiles innovations. Elle fut complétée par des écrits nouveaux. Les uns, eux aussi remaniés plus tard, ont été acceptés comme des œuvres d'apôtres : ce sont les évangiles de Matthieu et de Jean, V Apocalypse, diverses épîtres. Les autres, moins chanceux, ne sont pas entrés dans la liste officielle des livres saints. Nous

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