‹ Courte histoire du célibat ecclésiastique [microform]Chapitre 24 sur 94 · DU MANICHÉISME AU CONCILE DE NICÉE · texte numérisé non relu

DU MANICHÉISME AU CONCILE DE NICÉE

continence si parfaite, et que les femmes ne garderaient peut-être pas la chasteté. Il appelait chasteté l'usage du mariage contracté selon les lois. Qu'il suffisait que ceux qu'on avait admis dans le clergé, ne se mariassent plus, selon l'ancienne tradition de l'Eglise, sans que l'on obligeât ceux qui s'étaient mariés étant laïques à quitter leurs femmes. Paphnuce soutint cet avis, bien que non seulement il n'eût jamais été marié, mais qu'il n'eût jamais connu de femme, ayant été élevé dès son enfance dans un monastère et s'y étant fait admirer par sa singulière chasteté. Tous les évêques se rendirent à son sentiment, et sans plus délibérer, laissèrent l'affaire en la liberté de ceux qui étaient mariés \

Sozomène {Hist., I, 23) raconte la même chose. Il indique, comme Socrate, que la loi proposée était nouvelle. La seule différence de son récit est qu'il ajoute les sous-diacres aux évêques, prêtres et diacres ^.

Le Concile de Nicée, comme ceux d'Antioche et d'Elvire, s'éleva contre l'habitation chez les clercs de femmes qu'ils gardaient sous divers prétextes de piété ou de nécessité. Cela prouve que cet abus persistait, en Orient comme en Occident. Le canon 3 défend à tous, depuis l'évêque jusqu'aux clercs inférieurs, d'avoir chez eux aucune femme étrangère ^, excepté leur mère,

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