Hist., I, n
2. Ceux qui veulent à tout prix faire remonter jusqu'aux origines chrétiennes l'obligation absolue de la continence cléricale, sont fort gênés par l'histoire de Paphnuce. Aussi prennent-ils le parti de dénier ici toute autorité à Socrate et à Sozomène. Leurs avocasseries sont sans valeur. L'abbé Vacandard et dom Leclercq les ont réfutées suffisamment et je ne crois pas devoir insister.
3. Le concile de Nicée n'a certainement pas interdit aux clercs inférieurs le mariage qui a toujours été licite pour eux. Cette observation prouve péremptoirement que ledit canon n'entend pas légiférer sur les épouses mais uniquement sur d'autres femmes qu'il appelle « étrangères ». Les clercs,
leur sœur, leur tante, ou quelque autre qui ne puisse causer aucun soupçon.
Le concile de Nicée n'abolit pas plus les sous-introduites qu'il n'abolit l'auto-castration. Les deux délits se retrouvent même dans l'histoire du célèbre évêque Léonce, d'Antioche, mort vers la fin de l'année 357.
Peu de temps après le concile, Léonce, prêtre de l'Église apostolique d'Antioche, se châtra afin de pouvoir conserver chez lui sans soupçon son amie Eustolie. Conformément au canon du concile qui condamnait la mutilation, l'évêque le déposa de sa charge presbytérale. Léonce n'en devint pas moins évêque dans la suite.
y compris les évêques, peuvent garder leurs épouses. Cequîleurestinterdit, c'est d'avoir près d'eux des femmes « étrangères » sauf celles qui ne peuvent éveiller aucun soupçon comme la mère, la sœur et la tante. {Note de l'édit,).