DÉCISIONS ROMAINES
muniquer cette réponse à la connaissance de sa province et des provinces voisines.
En janvier 386, se tint à Rome un synode comprenant plus de quatre-vingts évêques. Il porta les canons suivants :
Un clerc ne doit pas épouser une veuve.
Celui qui, étant laïque, s'est marié avec une veuve ne peut devenir clerc.
Comme il est digne, pudique et honnête, nous engageons les prêtres et les lévites à ne pas vivre avec leurs femmes, parce qu'ils sont occupés comme ministres dans les nécessités quotidiennes du ministère.
Entre ces canons et la lettre à Himerius, il y a une différence de ton. Et il y en a une plus grande encore entre la lettre à Himerius et celle par laquelle Sirice communiqua les canons de son concile aux évoques d'Afrique. L'abbé Vacandard en glose ainsi :
Se défiait- il de l'accueil qu'allaient lui faire ses « frères» africains? Il prend, du moins, avec eux un ton insinuant et presque suppliant : « Que les prêtres et les lévites, dit-il, n'aient pas de commerce avec leurs femmes; nous le conseillons parce que cela est digne, pudique et honnête. Qu'on nous épargne cet opprobre, je vous en prie : qua de re hortor, moneo, rogo ». Vers la fin de sa lettre cependant, il parle avec le sentiment de son autorité et adresse aux contrevenants une menace d'excommunication \
Les maigres documents dont nous disposons ne permettent point de discuter utilement ces décisions.
4 Vacandard, Dict. thêol. cathol., p. 2080,