IV. Le clergé de Milan
Sur la condition du clergé à Milan, LanduHe, prêtre de cette ville dans la seconde moitié du xi® siècle, nous donne le renseignement suivant {Historia mediolanensïs, II, 35, Patr. lai, 147, 894) : ^
Chaque prêtre gardait son épouse, sauf le cas d'adultère. Ce faisant, il n'était pas moins aimé et vénéré que s'il eût été sans épouse. Ceux qui, engagés dans le sacerdoce, semblaient observer le célibat, étaient toujours suspects aux hommes mariés des deux ordres de mener une vie déréglée. Voici quel était l'usage depuis longtemps en vigueur dans l'Église latine aussi bien que dans l'Église grecque : Quand les fidèles voyaient qu'un prêtre, marié une seule fois, était bon père de famille, ils le choisissaient pour l'épiscopat avec de profonds sentiments de vénération et de joie.