‹ Courte histoire du célibat ecclésiastique [microform]Chapitre 62 sur 94 · ÊJV ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

ÊJV ALLEMAGNE

En 1131,1e pape Innocent II, appuyé par le roi de Germanie Lothaire, tint à Liège un concile où l'on défendit aux fidèles d'assister à la messe des prêtres concuhinaires, Or, quelques années plus tard, l'évêque de Liège, Albéron, autorisait les prêtres à se marier. Et la Chronique de l'église de Liège de cette époque dit [Gallia christiana, III, 371) :

La corruption des mœurs était extrême non seulement dans le peuple, mais aussi dans le clergé y compris son chef... la plupart des habitants préféraient donner leurs filles à des prêtres, plutôt qu'à dés laïques, civium plerique viris eclero non minus imoeîlibenlius quant e populo filias suas dare non erubescebanl.

Vers 1130, l'archevêque de Trêves, Meinhard, voulut imposer à son clergé la loi du célibat. Voici ce que le chroniqueur dit à son sujet {Gallia christiana, XIII, 419, eccl, trevir. 59) : •

Emporté par un zèle indiscret il sévit avec rigueur contre i'incontinence des clercs; mais il se fit grandement détester.

Meinhard dut quitter sa ville épiscopale et s'exiler.

En 1170 l'archidiacre de l'église de Salzbourg dit des prêtres de son église [Hist. calamit. eccl salzburge 9, Pat, lat, 196, 1551) :

Tous les prêtres menant la même vie et chacun protégeant chez son voisin les crimes qu'il commet lui-même, les prêtres ne sont pas accusés... Les choses en sont arrivées à ce point que le prêtre qui n'a qu'une îemme, comme les laïques, passe pour un saint, parce qu'il respecte les autres femmes et qu'il respecte la couche d'autrui.

Pendant tout le siècle qui suivit la mort de Grégoire VII, la Pologne, la Silésie et la Bohême étaient restées fermées à sa législation. Enfîn,en 1197, un légat pontifical tint à Lenczig un concile, dans lequel on obligea les clercs à quitter leurs femmes ou leurs concubines. Cette décision causa du trouble dans la Bohême. La Pologne parut l'accepter docilement. Mais il n'y eut rien de changé, pas plus dans la Pologne que dans la Bohême (Héfélé-Leclercq, V, 1178).

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