‹ Courte histoire du célibat ecclésiastique [microform]Chapitre 76 sur 94 · La Vaquerie, I · texte numérisé non relu

La Vaquerie, I

et d'une petite chambre avec une chapelle garnie de tous ses ornements. Ses fenêtres s'ouvraient sur les calmes ombrages d'un jardin grand de six arpents... C'est là que désormais le prélat va travailler et se reposer volontiers auprès de son amie et de sa nièce •"• ». Comme la plupart de ses collègues, Boisgelin passait huit mois de l'année à Paris ou à Versailles. Mais les affaires le ramenaient périodiquement dans son diocèse. Alors s'échangeait entre les deux amis une abondante correspondance. L'archevêque écrivait régulièrement à la comtesse. Il lui disait : « Je fais des mandements que j'appellerais volontiers des Feneloniana, à condition que personne hors du diocèse n'en lira rien. » Il les envoyait cependant à M^^ de Gramont; mais il ajoutait : « à condition que vous ne les laisserez pas sur votre petite table et qu'on ne viendra pas lire chez vous les mandements de M. l'Archevêque... ce serait un ridicule ^. » Il lui disait encore : « Vous avez cru aimer la littérature parce que vous aimez Jean- Jacques et moi. C'étaient les idées de Jean- Jacques et moi que vous aimiez ^ »

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