M, ibid., VI
plus savant, le plus vertueux, le plus grand ecclésiastique d'Orient (f 254).
L'opinion épiscopale finit par rejoindre, sur l'article de la castration, la législation impériale. Le concile de Nicée, réuni en 325 par l'empereur Constantin, défendit, par son premier Canon, d'admettre dans le clergé les eunuques volontaires et commanda de déposer ceux qui y étaient.
Ce règlement fut souvent répété, dans les autres conciles, preuve qu'il était souvent enfreint. Au v^ siècle, saint Jean Chrysostome, saiiit Jérôme et saint Eucher se montrent très préoccupés de la question; ledeuxième concile d'Arles, vers 452, ainsi que le concile d'Angers tenu en 453, défendent encore de se faire eunuque ^
1. Voir la note de dom Leclercq dans sa traduction de l'Histoire du Conciles d'Héfélé, I, 530.
Le sens du canon du concile d'Angers est douteux; voir Héîélé-Leclercq, Histoire des Conciles, II, 884. [Note de l'édii.].