XXXVI INTRODUCTION
Quel admirable portrait! et quelle beauté morale il révèle chez celui dont il retrace l'image ! On saisit là, sur le vif, l'autorité que, dès cette époque, Joufïïoy exerçait sur ses jeunes camarades, du double droit de la science et de la verlu ; et sa mémoire serait encore grandie, si elle pouvait l'être, par cet éclatant témoignage rendu aux pures aspirations de son esprit et à la hauteur désintéressée de son caractère !
Aux vacances de 1820, Dubois se rendit aux Pontets. Joufïïoy fut heureux de l'introduire au foyer de sa famille, de montrer le pays qu'il adorait à un ami si bien fait pour le goûter; et, de son côté, Dubois ressentit vivement le charme de cette hospitalité montagnarde, la beauté de ces vallons du Jura, couronnés de grands bois, couverts de riantes prairies et parés « de fleurs sur lesquelles les abeilles bourdonnent aux rayons d'un soleil étincelant1 ». Puis, les deux amis parcoururent une partie de la Suisse. Ils allèrent
] . Joufïïoy.