‹ Cousin Jouffroy, DamironChapitre 41 sur 68 · XLIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLIV INTRODUCTION

à la longue l'imagination, réveillé la raison assoupie; et. si vous n'avez pas eu assez de pouvoir pour me défendre le rêve, l'avez-vous du moins fixé de temps en temps sur d'abstraites méditations... C'est vous qui m'avez donné la force de raison à la place de la force d'enthousiasme, et complété mon caractère. C'est par vos conversations que mon esprit est rentré peu à peu dans les habitudes normales ; que le travail a, d'abord, perdu ce qu'il avait d'austère et d'effrayant aux yeux de ma faiblesse, et qu'il est enfin devenu la plus douce occupation de ma vie et le plus efficace consolateur de mes afflictions1. »

Aussi, quand Damiron a quitté Falaise, et que ses lettres manquent, Dubois se sent aussitôt faiblir, « Pour moi, mon ami, je le confesse, je valais mieux, huit jours durant, après une de vos lettres. Je me sentais ranimé au travail, exalté dans l'amour de la science. Les sentiments dont vous aviez fait battre mon cœur donnaient aussi une secousse à

Page 1