INTRODUCTION XLV
mon intelligence. C'était le temps des nobles projets, des belles inspirations, peut-être aussi des bonnes actions1. »
C'est dans ce commerce de hautes pensées et de généreux sentiments, en même temps que dans leurs fortes études et dans de dures épreuves, que se trempèrent ces deux âmes. Pour savoir ce qu'elles valaient, il suffit d'écouter quelques-uns des accents qu'elles exhalent. En moins de deux années, Dubois a perdu sa femme et un fils, son père, un frère. Il va retrouver Damiron ; il lui écrit : « Oh ! mon cher Damiron, comme j'appelle ces jours où nous allons nous revoir!... Vous me reviendrez fortifié par vos nobles études ; moi je vous retournerai grandi de quinze mois de douleur... Vous pleurerez en me voyant tout seul ; je vous serrerai sur mon cœur, et je serai consolé2. »
Nous voyons là, dès sa jeunesse, Damiron exercer autour de lui cette bienfaisante auto-