‹ Cousin Jouffroy, DamironChapitre 44 sur 68 · XLVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVIII INTRODUCTION

son ami. Indigné des polémiques qu'on avait soulevées sur sa tombe, il voulait aussi apporter son témoignage et rétablir la vérité. Une lettre qu'il écrivait à celte époque nous explique son dessein : « Accuse-t-on Joufïroy de n'être pas mort en chrétien? Cela est entre Dieu et lui. Veut-on dire qu'il est mort sceptique? Cela est faux. Il a cru à Dieu, à l'immortalité de Famé. Il a vingt fois répété que la philosophie comprise et cachée sous les symboles du christianisme ne sera pas dépassée ; il aimait et peignait avec amour les pompes du culte chrétien. Il avait un invincible éloignement pour le panthéisme et le matérialisme. Ses derniers travaux à l'Académie des Sciences Morales et Politiques ont tous roulé sur le spiritualisme le plus pur... Hue demande-t-on à ses amis? Qu'ils viennent affirmer le oui ou le non sur sa croyance aux dogmes positifs et aux mystères religieux ? Qui pourrait avoir cette imprudence et donner cet odieux plaisir aux malheureux qui n'ont pas craint, soit à droite, soit à gauche,

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